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TOP : les 50 plus grands joueurs du FC Metz (de 20 à 10)

Suite de notre classement des 50 joueurs du FC Metz qui ont fait l’histoire du club. De la place 20 à 10.

> Les joueurs 50 à 41
> Les joueurs 40 à 31
> Les joueurs 30 à 21

Numéro 20

Fernando Zappia (1983-1987 – 173 matchs, 2 buts)

Né à Buenos Aires (Argentine) en 1955, Fernando Zappia se fait remarquer en Europe lors de son passage en Autriche, au Wacker Innsbruck, après un passage plus discret dans son pays, entre River Plate et Lanùs. Et c’est le voisin lorrain, l’AS Nancy-Lorraine qui repère en premier le défenseur argentin. De 1980 à 1983, il cumule 98 matches de D1 et 10 rencontres de coupe de France et encadre les jeunes dont un certain Albert Cartier… En 1983, le rugueux défenseur argentin signe chez l’ennemi intime, le FC Metz, et remporte, dès sa première saison, la Coupe de France contre Monaco. Aux côtés de Sonor, Barraja ou Thys, Zappia dirige la défense de Metz d’une main de fer et participe au succès des Grenats à Barcelone. Après 4 ans en Moselle et 160 matchs, le défenseur central argentin quitte Metz pour Lille avant de retourner finir sa carrière française à Nancy, entre 1989 et 1990, permettant aux Nancéiens de remonter en Division 1, arrachant par la même, le titre de champion de France de D2. Une dernière pige au pays, à Atlanta, et Zappia raccroche les crampons à 37 ans, en 1992. Aujourd’hui âgé de 59 ans, Fernando Zappia gère un complexe sportif de foot en salle du côté de Buenos Aires (Argentine).

Numéro 19

Robert Szczepaniak (1967-1970 – 88 matchs, 15 buts)

Né en 1942, le milieu de terrain offensif Robert Szczepaniak a fait les beaux jours du FC Metz. Passé par l’AS Saint-Étienne et vainqueur de la Coupe de France lors de la saison 1965-1966 avec le RC Strasbourg, le joueur originaire de Cransac dans l’Aveyron, arrive au FC Metz en 1967. Passeur décisif et souvent déterminant, Robert « savait tout faire. Sa maîtrise du ballon était tout à fait exceptionnelle », souligne Joël Muller. Sélectionné en équipe de France quatre mois après son arrivée en Lorraine en novembre de la même année lors d’un France-Luxembourg qualificatif pour le championnat d’Europe de 1968, sa carrière en bleu s’arrête net un an plus tard au lendemain d’une défaite face à la Norvège qui élimine la France de la Coupe du Monde 1970 au Mexique. Victime de graves blessures, sa carrière n’a pas été à la hauteur de son immense talent. Robert Szczepaniak poursuivit sa carrière footballistique en tant qu’entraîneur. « Quand il était joueur, il avait déjà le souci constant du collectif. Il cherchait constamment à s’améliorer mais aussi à améliorer l’équipe. Son cheval de bataille ? La technique qu’il a notamment mis à profit lorsqu’il a été à la tête du SO Merlebach ou du FC Thionville, deux équipes qu’il contribua à faire remonter à leur plus haut niveau. »

Numéro 18

Carmelo Micciche (1983-1985 – 211 matchs, 50 buts)

Carmelo ou la grande histoire de ce génie qui s’est vite perdu. Grand espoir de la formation messine, Carmelo Micciche est lancé dans le grand bain de la Division 1 en août 1984, à Strasbourg, lors de la 2e journée du championnat de France. Metz s’incline 4-1 et c’est le jeune Carmelo, 21 ans, qui inscrit l’unique but messin en fin de match. Cette saison-là, Micciche inscrit trois buts en 31 matchs (dont 16 titularisations) mais est déjà observé par bon nombre de clubs. Joueur au profil d’ailier, le natif d’Uckange explose littéralement en 1986-1987 avec pas moins de 19 buts en 33 matchs. Il découvre, cette année-là, sa première sélection en équipe de France, contre l’Islande, en avril 1987, et fait des débuts de feu en marquant un but lors de son premier match au Parc des Princes. Une première sélection pour Micciche et la dernière pour Platini. Des débuts en fanfare qui n’auront pas de suite pour le jeune prodige. Cette première sélection sera son avant-dernière. Il fera partie des joueurs écartés suite à la cuisante défaite en Norvège et à l’incapacité de la France à se qualifier pour l’Euro 88. Et le sujet est encore sensible pour l’Uckangeois. « Le sujet revenait chaque fois que je revoyais quelqu’un, a-t-il expliqué à l’Est Républicain. Mais avec l’équipe de France, je ne suis pas non plus tombé dans une bonne période. Entre l’échec dans les éliminatoires de l’Euro 88, cette rupture des ligaments croisés au Parc des Princes et les cinq mois et demi d’arrêt qui ont suivi… Aujourd’hui, quand vous êtes nul pendant six mois, on parle encore de vous. À l’époque, il y avait quand même plus de bons joueurs sur le marché. Si vous étiez blessé aussi longtemps, c’était fini ! Mais finalement, j’ai quand même eu pas mal de chance dans ma vie. » Parti à Marseille, il n’arrive pas à se faire une place entre les Francescoli, Papin, Waddle et autres Vercruysse. La suite de sa carrière ne sera pas à la hauteur du talent précoce du facétieux Carmelo Micciche. Une mauvaise passe à Metz, un transfert dantesque à Marseille où il ne restera finalement que 3 mois, avant un come-back à Metz. Viennent ensuite un passage par Cannes, deux saisons à Nancy, un transfert étonnant dans un obscur club israélien (Hapoël Petah-Tikvah) avant une fin de carrière tout en douceur : Luxembourg, Belgique, Forbach, Talange, Florange et l’ESAP Metz…

Numéro 17

Frédéric Meyrieu (1997-2002 – 182 matchs, 28 buts)

Que ce soit à Marseille où le jeune milieu de terrain du haut de ses 19 ans a glané ses premiers titres – doublé championnat et coupe de France en 1989 – à Lens, à Sion en Suisse – également auteur d’un doublé coupe-championnat en 1997 juste avant de rejoindre Metz – et enfin en Moselle, Frédéric Meyrieu n’a laissé que des bons souvenirs. Avec sa patte gauche délicieuse, le numéro 10 messin a marqué les supporters messins. Un joueur qui a aussi marqué les esprits par son tempérament de feu. « Je ne me suis jamais laissé marcher dessus parce que c’est arrivé à plusieurs reprises qu’il y ait des équipes qui me mettent un marquage individuel. C’est-à-dire que pendant une saison entière, j’avais un joueur sur le dos qui ne s’occupait pas du jeu mais que d’une cible. » Arrivé en Moselle en 1997, Meyrieu a tout de suite été l’un des hommes forts de Joël Muller, et un grand artisan du titre de vice-champion de France obtenu en 1998. En cinq saisons, Meyrieu a joué 172 matchs. En 2002, à 34 ans, il raccroche. Non sans mal. « J’ai arrêté ma carrière un peu prématurément à 34 ans. Je pense que j’aurais pu encore continuer pendant 2-3 ans parce que j’avais une hygiène de vie presque irréprochable. » À 46 ans, Frédéric Meyrieu a coupé avec le foot et est élu à Revest-les-Eaux, un petit village de 3 800 habitants dans le Var.

Numéro 16

Lionel Letizi (1996-2000 – 169 matches)

Homme de grande qualité, Lionel Letizi arrive à Metz en 1996. « Je quittais Nice sur une bonne note puisque le club remontait en Ligue 1 et mon choix s’est très vite orienté vers Metz qui jouait les premiers rôles et la Coupe de l’UEFA à cette époque. » Lionel Letizi rejoint alors une équipe en pleine possession de ses moyens, composée des vieux « briscards » Kastendeuch, Pierre ou Gaillot. « Il y avait, dans cette équipe, tous les ingrédients pour réussir. Des joueurs d’expériences, des guerriers et des talents à l’état brut comme Robert (Pirès, NDLR) qui était au-dessus du lot dans cette équipe. Mais la grande force de cette équipe était le collectif. Et c’est ce collectif qui nous a emmené au sommet. » Les sommets, Letizi va légitimement les connaître en connaissant sa première sélection en Bleus, le 11 octobre 1997 face à l’Afrique du Sud. Quatre années à Metz qui ont permis à Letizi de terminer vice-champion de France. S’en suivront six années au PSG avant une première aventure à l’étranger, au Glasgow Rangers. « Si je devais revenir en arrière, je ne repartirai pas aux Rangers. Je n’avais pas tous les tenants et les aboutissants lors de ma signature et je me suis légèrement fait avoir. » Six mois et puis s’en va. Pour boucler la boucle, Lionel Letizi retourne dans son club formateur, à Nice, pour les dernières trois années et demi de carrière.

Numéro 15

Eric Black (1986-1991 – 103 matchs, 34 buts)

Rares sont les attaquants écossais qui ont réussi à marquer le championnat de France. Eric Black est donc un OVNI dans le football hexagonal. Arrivé en Moselle en 1986, Eric Black  séduit rapidement par sa gentillesse et son flegme so British. Sa première saison en grenat est une réussite : 12 buts en 19 matchs dont 8 en championnat. Malgré des statistiques pas révolutionnaires non plus (28 buts en 95 matchs soit 0,3 but par match), Black a marqué les esprits des supporters et de notre jury. Summum du passage du natif d’Alness (Écosse), la victoire des Grenats en Coupe de France 1988 face à Sochaux (1-1, 5-4 t.a.b) et de grands souvenirs pour Eric Black : « Mon premier souvenir, c’est le but que je marque et l’ambiance exceptionnel du Parc des Princes. Moi, qui ne suis pas Français, la nuit suivant la finale dans les lieux mythiques de Paris, les Champs Élysées, le Lido… ce fut exceptionnel. C’est le trophée qui me tient le plus à cœur dans mon palmarès. » Souvent gêné par des blessures tout au long de sa carrière, Éric Black cesse de jouer au football en 1991, après une ultime saison en Moselle. Il devient ensuite adjoint dans de nombreux clubs britanniques comme le Celtic Glasgow, Motherwell, Coventry puis à Birmingham, Wigan ou Blackburn Rovers. Aujourd’hui, il fait partie du staff de Malky Mackay à Wigan (D2 anglaise).

Numéro 14

Philippe Gaillot (1984-1992 puis 1993-2002 – 502 matchs, 31 buts)

Formé à Metz, Philippe Gaillot a fait (quasi) toute sa carrière au FC Metz. Prêté une saison à Valenciennes entre 1992 et 1993, l’arrière gauche vit les plus belles heures du club : vainqueur de la Coupe de France 1988 contre Sochaux, vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1996 contre Lyon au Parc des Princes, vice-champion de France en 1998. « J’ai été formé comme attaquant jusqu’à 18 ans avant que Marcel Husson me place en défense et j’ai pu apprendre au contact de grands défenseurs à mes débuts. » Et c’est le titre de vice-champion de France en 1998 après un mano a mano incroyable avec le RC Lens qui reste dans sa mémoire. « Mon souvenir le plus fort sera la dernière journée de la saison 1997-1998. On est vice-champion de France, performance historique, mais on est déçu. C’est le public qui nous a rappelé sur le terrain et être acclamé malgré la déception d’avoir manqué le titre restera gravé dans ma mémoire. » Été 2002, l’emblématique numéro 3 du FC Metz met un terme à sa carrière à l’âge de 37 ans après 17 ans passés sous les couleurs grenats. Gaillot revient au FC Metz, répondant à l’appel de son président de toujours, Carlo Molinari, en intégrant la cellule de recrutement du FC Metz en 2004. Il est nommé directeur général adjoint en mai 2012, au moment de la descente du FC Metz en National.

Numéro 13

Nestor Combin (1971-1973 – 61 matchs, 34 buts)

Formé à Colon Rosario (Argentine), Combin décide de quitter son pays à 18 ans pour tenter l’aventure en France. Et c’est Lyon qui hérite du joyau. C’est la victoire de l’OL en finale de la Coupe de France 1964 qui fera basculer le destin de Combin. « Gagner ce titre m’a permis de me faire connaître au niveau international, d’acquérir la reconnaissance, grâce à ce doublé en finale. » En 1964, la Juventus Turin s’offre l’imposant attaquant. Cette première saison à Turin sera la dernière. Combin participe tout de même au Mondial 1966 en Angleterre, mais paye sa saison mitigée et ne participe qu’au premier match des Bleus. Après deux ans au Torino, Nestor Combin arrive au Milan AC en 1967, et remporte la coupe Intercontinentale en 1969 dans des conditions tragiques (attentats, coups volontaires, Combin sort du match en sang, nez cassé et mâchoire fracturée, avec la police aux trousses). Carlo Molinari obtient la signature de l’attaquant en 1971. Auteur d’un triplé dès son premier match, lors de la 2e journée contre Lille (4-0), Combin sera auteur de 16 buts en 27 matchs puis 18 buts en 34 matchs la seconde année. « Les gens ont été très gentils avec moi à Metz. Je suis fier de mon passage à Metz car je crois avoir donné satisfaction au public. » Après deux ans à Metz, Combin partira au Red Star avant de raccrocher les crampons définitivement en 1975.

Numéro 12

Tadeusz « Thadée » Cisowski (1947-1952 – 127 matchs, 74 buts)

En 1941, à 14 ans, le jeune Cisowski descend tous les jours dans les mines de Meurthe-et-Moselle avec son père et ses frères pour travailler. Un dur labeur pour un gamin qui voit ses seules distractions arriver le dimanche lorsqu’il inscrit but sur but avec son club de l’US Piennes aux côtés de Roger Piantoni. Le FC Metz le repère et le fait signer un contrat en 1947. Issu d’une famille originaire de Pologne, Tadeusz Cisowski connaît une ascension fulgurante sous les couleurs du FC Metz et marque la bagatelle de 75 buts en 128 matchs en cinq saisons en Moselle. Naturalisé Français et appelé « Thadée », Cisowski inscrira 23 buts au cours de la saison 1950-1951 et terminera meilleur buteur de deuxième division avec les Grenats. « Ciso » signe au RC Paris et termine meilleur buteur du championnat à trois reprises (1956, 1957 et 1959) et obtient logiquement ses premiers matchs avec l’équipe de France (13 sélections… 11 buts !). Il inscrira un quintuplé avec les Bleus contre la Belgique, en 1956 (6-3) mais sera gêné dans sa progression avec sa sélection par de nombreuses blessures. Blessé, il ne pourra participer au Mondial 1958. Il est aujourd’hui classé au 5e rang des meilleurs buteurs du championnat de France de D1, avec 206 buts entre 1947 et 1962. Il termine sa carrière au FC Nantes en 1962. « Thadée » Cisowski est décédé en 2005, à l’âge de 78 ans.

Numéro 11

Joël Muller (1966-1978 – 201 matchs, 4 buts)

Indéfectible de l’histoire du FC Metz, Joël Muller y a occupé tous les postes ou presque. Surtout connu en tant qu’entraîneur de l’équipe professionnelle, le natif de Donchery (Ardennes) a aussi été un joueur emblématique du Club à la Croix de Lorraine à partir de 1966. Il intègre l’équipe première au début des années soixante-dix et effectue son premier match professionnel à Bastia à seulement 18 ans et demi. Sous l’égide de René Vernier puis de Georges Huart
(ce dernier installera Joël dans l’axe central), il s’impose peu à peu dans le onze messin jusqu’à en devenir le capitaine, à seulement 24 ans, de 1976 à 1978. Parti à Nice lors de la saison 1978-1979, il passera également par Lyon avant de terminer sa carrière à Dunkerque. Il prendra les rênes de l’équipe première en 1989 à la place d’Henri Dupireux. La suite, on la connaît : vainqueur de la Coupe de la Ligue 1996 et vice-champion de France 1998, il rejoint le RC Lens à qui il offre un titre honorifique de vice-champion de France 2002. De retour au FC Metz en 2005, il effectue une dernière saison en tant qu’entraîneur, devient directeur sportif, conseiller du président, s’accorde une parenthèse sur le terrain en 2010 en remplaçant Yvon Pouliquen avant de quitter définitivement le FC Metz en 2012. Aujourd’hui, Joël Muller est président de l’Unecatef et membre du Bureau de la Fédération française de football.

La fin du classement bientôt sur mosellesport.fr

Photo : Moselle Sport, DR - Article publié le 24 novembre 2015

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