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TOP : les 50 plus grands joueurs du FC Metz (de 40 à 30)

Suite de notre classement des 50 joueurs du FC Metz qui ont fait l’histoire du club. De la place 40 à 30.

> Les joueurs 50 à 40

Numéro 40

Jocelyn Blanchard (1995-1998 – 139 matchs, 14 buts)

Milieu défensif travailleur et excellent artilleur sur longue distance, Jocelyn Blanchard découvre la Ligue 1 au FC Metz après une formation complète à Dunkerque, en Ligue 2. L’élégant et efficace milieu récupérateur dans les années fastes du club à la Croix de Lorraine, alors sous les ordres de Joël Muller, de 1995 à 1998, aura sans doute vécu en Moselle ses plus belles années de footballeur avant de quitter Metz pour la Juventus en 1998. Trois saisons qui ont vu lui et ses copains de l’époque, Pires, Rodriguez et autres Meyrieu, offrir sans doute ce dont rêvaient depuis longtemps, voire depuis toujours, les amoureux du FC Metz : une place parmi le top 5 du championnat de France et la quête d’un titre de champion de France. Manqué de peu en 1998, au profit du RC Lens, au profit d’une différence de buts légèrement favorables aux Nordistes. D’autant plus que pour le Nordiste d’origine, l’histoire se répétera quatre ans plus tard, avec… Lens. À 31 ans, Blanchard quitte la France pour l’Autriche afin d’y finir sa carrière. Ce sera l’Austria Vienne puis l’Austria Karnten. Il raccroche les crampons en 2010, à 38 ans. Aujourd’hui, Jocelyn Blanchard a retrouvé son Nord natal et est actuellement directeur sportif du Racing Club de Lens.

Numéro 39

Jacques Songo’o (1993-1996 puis 2001-2003, 149 matchs)

Arrivé du Canon de Yaoundé (Cameroun) en France en 1989, recruté par Rolland Courbis au SC Toulon, où il restera trois saisons, Jacques Songo’o signe au FC Metz en 1993 pour devancer Philippe Flucklinger dans la hiérarchie des gardiens. Titulaire indiscutable durant ses trois premières saisons messines (120 matchs joués), l’international camerounais (46 sélections) remporte la Coupe de la Ligue en avril 1996. Le 18 mai 1996, après un ultime match au stade Saint-Symphorien face à Gueugnon (perdu 2-1), Jacques Songo’o prend son envol et quitte la Moselle pour la Liga espagnole. Le Deportivo La Corogne, vice-champion d’Espagne et vainqueur de la Coupe du Roi un an plus tôt, recrute le gardien camerounais. Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne face à l’Espanyol Barcelone en 2000, Jacques Songo’o quittera la Galice en 2001 et revient à Metz. Auteur de 28 matchs en 2001-2002, il sera supplanté par la doublette Butelle-Agassa la saison suivante en Ligue 2. Une dernière année à La Corogne en 2003-2004 et l’inusable gardien camerounais, double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations (1988 et 2002), et participant à quatre phases finales de Coupe du Monde (1990 et 2002 en tant que remplaçant, et 1994 et 1998 sur le terrain), est aujourd’hui entraîneur des gardiens pour la sélection des Lions indomptables du Cameroun.

Numéro 38

Cyrille Pouget (1992-1996 puis 2003-2004 – 103 matchs, 31 buts)

L’un des deux « PP Flingueurs » avec Robert Pirès. Pouget fait ses grands débuts en Ligue 1 en février 1994 au Havre. Deux petites entrées lors de la saison 1993-1994 avant l’explosion la saison suivante avec 36 matches joués et 14 buts marqués. La seconde saison titulaire de Cyrille Pouget sera celle de l’avènement du numéro 9 grenat puisqu’elle coïncidera avec ses trois sélections en équipe de France. À un an de la fin de son contrat, Pouget décide de quitter Metz en plein succès, pour une destination qui, aujourd’hui encore, pose un certain nombre de questions. « Fin 1996, je n’ai pas réussi à me mettre d’accord avec le président Molinari pour une prolongation de contrat et il ne souhaitait pas renforcer un concurrent français alors que je ne voulais absolument pas quitter ce championnat. La solution qui s’offrait à moi était de partir six mois au Servette Genève pour pouvoir revenir en France rapidement, comme ce fut le cas lors de mon retour à Paris en décembre 1996. » Paris puis Le Havre, Marseille, Saint-Étienne avant un retour à Metz, en décembre 2002. 14 matchs et deux buts plus tard, Cyrille Pouget quitte la Moselle pour son voisin luxembourgeois pour finir sa carrière en douceur à la Jeunesse d’Esch. Il est aujourd’hui consultant sur Mirabelle TV pour les matchs du FC Metz à domicile.

Numéro 37

Faryd Mondragon (2000-2001 – 31 matchs)

Été 2000. Carlo Molinari recrute un gardien colombien en provenance d’Argentine pour succéder à Lionel Letizi. Idée lumineuse à plus d’un titre puisque Faryd Mondragon sera l’un des grands artisans du maintien du FC Metz lors de la saison 2000-2001. Interdit de territoire français à la suite d’une sombre affaire de faux passeports, l’international colombien n’aura donc porté qu’une seule saison le maillot grenat. Impérial au Mondial 98, Mondragon avait fait l’unanimité en Argentine, dans son club d’Independiente. À Metz, tous les supporters succombent à la « Mondragon-mania ». Élu joueur du mois, en septembre (le premier pour cette saison), par un jury de 50 journalistes sportifs, Faryd marque des débuts tonitruants dans le championnat français. La suite ne sera que la copie conforme de ce début de saison réussi. Metz maintenu, Faryd suspendu pour de sombres histoires de faux passeport, l’histoire avec Metz s’arrête dès la première saison. Mondragon s’envole six ans à Galatasaray (Turquie), puis découvre la Bundesliga (Cologne) avant d’effectuer une dernière pige à Philadelphie, en Major League Soccer et de retourner dans le club de ses débuts, au Deportivo Cali. Il participe à la dernière compétition de sa carrière cet été, au Mondial brésilien, devenu le joueur le plus âgé à participer à une Coupe du Monde (43 ans et 3 jours).

Numéro 36

Danny Boffin (1997-2001 – 141 matchs, 12 buts)

C’est à Saint-Trond que le milieu de terrain de petit gabarit (1,72m) débute sa carrière. Danny Boffin rejoint le RFC Liège, période au cours de laquelle il acquiert sa place en sélection nationale. « Mon passage avec les Diables Rouges m’a permis de disputer quatre Coupes du monde, ce qui n’est pas arrivé à tout le monde. 53 sélections, c’est quand même pas mal non ? » Il tape alors dans l’œil de l’ogre belge, le RSC Anderlecht, qui recrute l’ailier gauche en 1991. Après six ans passés au stade Constant Van den Stock et trois titres de champion plus tard, c’est le FC Metz qui profite de l’aubaine et recrute le joueur alors âgé de 32 ans. Surnommé « la Mobylette », le milieu de terrain belge fait lever les foules à Saint-Symphorien et participe aux côtés de Rigobert Song, de Robert Pirès et de Lionel Letizi entre autres, du fameux titre de vice-champion de France de Ligue 1 en 1998. Durant trois saisons et demies, Danny Boffin brille sous le maillot grenat, jouant la bagatelle de 113 matches de Ligue 1 avant de partir, lors du mercato hivernal, dans son club de cœur, à Saint-Trond, en janvier 2001. Après quelques déboires judiciaires, Danny Boffin qui a raccroché les crampons en 2002, s’est rapproché un temps du staff technique de Saint-Trond est aujourd’hui éloigné du football professionnel.

Numéro 35

André Rey (1974-1980 – 233 matchs)

Alors que le RC Strasbourg – son club formateur – ne voulait plus de lui, André Rey se relance en Moselle après la blessure du titulaire d’alors : Patrick Barth. Gardien doté de réflexes aussi prompts qu’époustouflants, pratiquement imbattable sur les balles aériennes, « Dédé » Rey sera même appelé pour la première fois de sa carrière, à 28 ans, par le sélectionneur de l’équipe de France, Michel Hidalgo, en 1977, face à la Roumanie puis face à l’Allemagne. Ses prestations de haute volée sous le maillot bleu et avec son club lui permettent de devenir indéboulonnable en équipe de France à l’aube du Mondial 78 qui se déroulera en Argentine. Mais un mois avant, « Dédé » Rey se fracture le poignet à l’entraînement et doit dire adieu à la Coupe du Monde… aux dépens de Jean-Paul Bertrand-Demanes. Il retrouve une place de titulaire chez les Bleus pour les éliminatoires de l’Euro 80 auquel la France ne participera pas après un ultime match nul face à la Suède (2-2). Il perd sa place au profit de Dominique Dropsy et connaîtra sa dernière sélection en mai 1979 face aux États-Unis. Un an plus tard, André Rey quitte la Moselle pour l’OGC Nice où il reste deux ans. Avant de rejoindre Mulhouse puis La Roche-sur-Yon et de raccrocher définitivement les gants en 1984. Par la suite, il tournera complètement le dos au football en créant une société spécialisée dans la fabrication de fermetures, portes et vitres.

Numéro 34

Rigobert Song Bahanag (1994-1998 – 147 matchs, 4 buts)

« Alors qu’il s’apprête à disputer sa première Coupe du Monde à 17 ans et demi seulement avec le Cameroun, son oncle envoie une lettre au FC Metz. Ce courrier a suscité ma curiosité », raconte Joël Muller, à l’origine directe de sa venue en Moselle. C’est donc comme ça que l’arrivée du jeune Rigobert Song Bahanag s’est faite en 1994. Un jeune joueur bourré de talent qui ne tardera pas à gagner sa place dans le onze type de l’entraîneur grenat. Dès la saison suivante, en 1995-1996, après la retraite sportive d’Albert Cartier, Rigobert Song s’installe définitivement au poste de défenseur central aux côtés de Sylvain Kastendeuch. En quatre ans, le Lion indomptable participe à la meilleure période de l’histoire du club, cumulant pas moins de 146 matches officiels sous le maillot messin (4 buts), et obtenant une coupe de la Ligue en 1996 et un titre de vice-champion de France en 1998. La saison suivante, « Rigo » rejoint la Salernitana en série A, signe ensuite chez les Reds à Liverpool où l’adaptation sera difficile. Il découvre l’Allemagne (Cologne), revient en France à Lens à la demande de Joël Muller, et termine sa carrière à Trabzonspor en 2011. Avec les Lions Indomptables du Cameroun, avec lesquels il est le recordman de sélections (137), il remporte deux coupes d’Afrique des Nations, participe à quatre coupes du monde et sera même Team Manager de la sélection camerounaise de janvier 2012 à août 2014.

Numéro 33

Vincent Bracigliano (1976-1985 – 306 matchs, 20 buts)

Natif de Marange, en Moselle, Vincent Bracigliano est le symbole de cette génération 1984 pétrie de talent, tout juste sortie du centre de formation et insolente de réussite lors de la victoire du FC Metz en finale de la Coupe de France face à Monaco, et de l’exploit face au FC Barcelone en Coupe d’Europe des Vainqueurs de coupe. Arrivé tout jeune à Metz, le milieu de terrain débute avec le groupe professionnel un beau soir de juin 1977, sur la pelouse du Racing Club de Lens, lors de la 36e journée de Ligue 1, à 18 ans. Aux côtés de Christian Synaeghel, José Souto ou Jean-Philippe Dehon, Bracigliano participe à la belle saison du FC Metz, qui terminera cinquième du championnat, manquant la Coupe de l’UEFA suite à un goal average négatif vis-à-vis de Monaco. L’oncle de l’ancien gardien nancéien, Gennaro, jouera presque 300 matchs sous le maillot grenat et effectuera la quasi totalité de sa carrière à Metz. Parti en 1985 à Nantes avec qui il sera vice-champion un an plus tard, Vincent Bracigliano jouera ensuite à Nîmes et à Luçon avant de quitter les terrains en 1994, à l’âge de 36 ans. En 2000, il intègre le staff du Football Club de Nantes et devient responsable du recrutement, puis devient l’adjoint de Jean-Marc Furlan en 2009. Depuis, il a ouvert son restaurant près de l’ancien antre des Canaris, le stade Marcel-Saupin.

Numéro 32

Aljosa Asanovic (1990-1991 – 38 matchs, 13 buts)

Aljosa Asanovic signe un protocole d’accord avec le FC Metz en 1989, pendant son service militaire qu’il effectue dans l’armée de l’air. « C’était un garçon particulier en marge du groupe, qui ne faisait aucun effort pour s’intégrer mais dont les qualités de joueur étaient indéniables », se souvient Carlo Molinari. Son début de saison est prometteur puisque « Aliosha » marque de son empreinte la 1re journée de championnat en offrant l’égalisation à son équipe face à Lille (2-2). Pourtant, il ne restera qu’un an en Moselle. « Très influençable, Asanovic avait un conseiller qui lui avait proposé de quitter le club dès le mois de décembre. Il est resté jusqu’en juin mais je n’ai pas pu le retenir et il est parti à Cannes, souffle Carlo Molinari. Cannes lui a fait un pont d’or, mais il a vite déchanté car son fameux conseiller est parti avec la caisse quelques mois après son arrivée sur la Côte d’Azur. Ce fut pour lui un terrible échec. » Après un an à Cannes, Asanovic se relance à Montpellier avant de retourner à l’Hajduk Split, en 1994. Il continue ensuite son tour de l’Europe, passant par Valladolid, Naples, Derby County, l’Austria Vienne, Panathinaïkos, avant de finir sa carrière en 2002, dans son club formateur de l’Hajduk (avec une parenthèse à Sydney). Entre-temps, Aljosa Asanovic brille avec sa sélection croate en finissant troisième de la Coupe du Monde 1998. Adjoint de Slaven Bilic en sélection et au Lokomotiv Moscou, Asanovic cherche aujourd’hui un défi en tant que numéro 1.

Numéro 31

Jean-Philippe Rohr (1979-1985 – 138 matchs, 14 buts)

Découvert à l’ASPTT Metz, Jean-Philippe Rohr est issu du centre de formation du FC Metz duquel il sort en 1980 et effectue ses premières apparitions en 1980 sous les ordres de Henry Kasperczak. Joueur de devoir et excellent balle au pied, Rohr s’imposera définitivement lors de la saison 1982. Vainqueur de la Coupe de France en 1984 face à l’AS Monaco, Rohr s’envole ensuite pour les États-Unis et les Jeux olympiques. Avec les Bleuets d’Henri Michel, il remporte la médaille d’or – la seule de l’histoire de la France dans ce sport – en battant le Brésil en finale. Auréolé de ce double titre en deux mois, Rohr revient à Metz en homme fort (38 matchs) pour sa dernière saison en Moselle. Il quitte Metz en 1985 pour Nice puis Monaco – avec qui il obtiendra le titre de champion de France en 1988 – avant de terminer sa carrière en 1991, à Nice. Il ne portera qu’une seule fois la tunique bleue des séniors contre l’URSS en septembre 1987. Aujourd’hui, Jean-Philippe Rohr s’est fait remarquer en devenant un redoutable joueur de backgammon (deux fois champion de France et champion d’Europe en double) et de poker. Outre ses activités de jeu, Rohr, 52 ans, est également marchand de biens immobiliers.

La suite du classement

Photo : DR - Article publié le 21 octobre 2015

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