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TFOC : le soulèvement de Lican ?

Nouvelle venue au sein de Terville-Florange Volley, Ludmilla Lican, nouvelle internationale française, appelée dans la sélection tricolore pour le match de barrage France-Slovénie qualificatif à l’Euro 2015, a remplacé Matea Magdic au poste de pointue. Pour l’ex joueuse du Hainaut, c’est un nouveau défi qui s’offre à elle.

Son départ du Hainaut n’était pas prévu. Il a fallu que le club nordiste soit rétrogradé pour que Ludmilla Lican daigne quitter sa région adoptive. Non sans regret. « Je pensais sincèrement rester au Hainaut car je m’y sentais bien. J’ai connu ma première sélection en équipe de France grâce à ce club et humainement, les personnes du club étaient très attachantes. Mais la rétrogradation a facilité mon départ. Forcément. » Pour le TFOC et la Moselle. Un choix réfléchi pour la joueuse de 25 ans. « J’avais quelques propositions de clubs de Ligue A mais j’ai eu un bon feeling avec Terville-Florange. J’avais eu vent des qualités de l’entraîneur, Puiu Dascalu, qui peut me faire progresser et je connaissais quelques filles de l’effectif comme Mariam Sidibé, Ramata Sangaré ou Caroline Clément. C’est bien pour une adaptation rapide. » Arrivée en tant que pointue en lieu et place de la Croate Matea Magdic, Ludmilla Lican est consciente qu’elle sera attendue au tournant, en tant qu’internationale. Mais sans pression. « Je sors d’une bonne saison au Hainaut et j’ai découvert le maillot bleu. J’ai envie de me concentrer avec mon club et de confirmer ma saison précédente. C’est l’unique ambition. L’équipe de France, ce n’est pas l’objectif ultime. D’abord le club. » Suivie depuis quelque temps par la cellule de recrutement du TFOC, Ludmilla Lican est une recrue de premier ordre pour son coach, Pompiliu Dascalu. « Elle possède un profil très intéressant, explique l’entraîneur roumain. Elle maîtrise pas mal de choses et j’espère qu’elle parviendra à se maintenir à un niveau constant. Elle a encore pas mal de domaines à améliorer pour être très performante mais sa marge de progression est grande. Je crois en son potentiel. »

« Bien réussir avec mon club avant de penser à la sélection »

Originaire de Rognac, dans les Bouches-du-Rhône, Ludmilla Lican a découvert – comme souvent d’ailleurs – le volley-ball par hasard, en suivant « les copines ». Première licence à Vitrolles « pour m’amuser » et « sans connaître les règles » mais avec un plaisir non dissimulé. « Je sautais haut et je tapais fort donc on s’est appuyé sur moi. J’ai ensuite intégré un cursus de formation qui m’a emmené jusque-là aujourd’hui. » Le CREPS PACA basé à Saint-Raphaël Boulouris pour commencer avant d’aller à Toulouse puis à Tulles (Corrèze) en Division Élite Féminine. « J’étais contente de vivre de ma passion à vrai dire. J’adore la compétition et ma carrière s’est faite dans une certaine continuité. » Origine de la Martinique, Ludmilla Lican est lucide sur l’importance du poste qu’elle occupe, celui de pointue. « Pour être une pointue performante, il faut avant tout avoir un gros mental car il faut être présent pour inscrire les points décisifs et terminer le set. Ce n’est pas de tout repos (rires). » Visant les playoffs avec le TFOC, la joueuse, qui culmine à 1,78 m, se souvient parfaitement de la double confrontation face à son nouveau club la saison dernière. « Au match aller, nous avions vécu un match compliqué avec le Hainaut. Les joueuses tervilloises avaient montré une grosse combativité. Mais on avait pris une petite revanche au match retour (sourire). » En signant un contra d’un an, Ludmilla Lican pense-t-elle à tenter sa chance à l’étranger rapidement ? « Pas tout de suite non. J’ai encore envie de jouer en France, où les entraîneurs vous font confiance. Ici, Puiu Dascalu donne envie de repousser ses limites. Il est très humain voire même paternaliste et c’est agréable pour une joueuse. » Suffisant pour réussir une grande saison ?

Photo : DR - Article publié le 27 novembre 2015

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