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ASPTT Grand Nancy Handball : l’année de transition

Dans un championnat de Pro D2 extrêmement acharné, l’ASPTT Grand Nancy Handball n’a pas su tirer son épingle du jeu. Alors qu’il visait les cinq premières places et un accès aux play-offs, le club nancéien a dû se résoudre à assurer son maintien en fin de saison. La faute notamment à une incapacité de gagner ses matches à la maison. Retour.

En début de saison, l’espoir était permis. « L’objectif du club était de viser le plus haut possible, précise d’emblée le chargé de développement du club, Peter Becquet. C’était une saison de transition qui a vu les départs de Benoît Henry et de Nikola Malesevic, en fin de contrat, et nous estimions malgré cela possible de finir dans les cinq premiers et ainsi accéder aux play-offs. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. » En difficulté à domicile (seulement 5 victoires au Palais des sports de Vandœuvre), souvent battu d’un petit but, l’ASPTT n’a pas su tirer profit d’un remarquable parcours à l’extérieur et de leurs hommes forts que sont Kader Rahim, Senjin Kratovic et Stéphane Chardon. « Les joueurs ont parfois eu du mal à se libérer, ce qui explique ces courtes défaites. Et puis, quand nos gardiens, Nicolas Potteau en tête, faisaient des grands matches, c’est l’attaque qui n’était pas en réussite. L’inverse est aussi vrai. C’est sûrement ce qui nous a coûté notre classement de fin de tableau cette saison. » Champion de Lorraine en 1997, l’ASPTT Grand Nancy Handball a successivement terminé sixième et huitième lors des deux dernières saisons et espérait faire mieux cette année.

Sans Kader Rahim l’an prochain

À la tête de l’équipe, un jeune entraîneur, Thierry Thoni, dont le mot d’ordre est le plaisir : « Le Grand Nancy Handball a effectué sa dixième saison consécutive parmi la Pro D2. Cette saison était pour les joueurs, les dirigeants, le staff médical et technique synonyme de plaisir pour chacun d’entre nous. La réussite du club passe par beaucoup d’efforts communs pour assurer la pérennité du GNHB dans ce championnat qui assurément est de plus en plus relevé. » Quelque peu malmené par ses joueurs l’an dernier mais rapidement confirmé par le président Philippe Fabris, le coach nancéien savait que cette place en play-offs coûtait cher. « Si l’emblématique club de Nîmes et Istres apparaissaient comme les grands favoris de ce championnat grâce à leur récent passé en LNH, les clubs de Chartres, Mulhouse, Vernon, Dijon et Angers étaient également de véritables prétendants aux play-offs. Toutefois, chaque saison de Pro D2, nous révèle son lot de surprises… » En effet, si Nîmes a su confirmer les attentes du public, Istres végète à la surprise générale en fin de classement et Nancy n’a pas su en profiter. « Nous tenterons de rebondir la saison suivante car nous avons une jeune génération très intéressante qui vient s’ajouter à un effectif aguerri de Pro D2, ajoute Peter Becquet, au club depuis 2009. De plus, nous avons un public fidèle, jusqu’à 1 800 personnes parfois, qui aide nos joueurs à se surpasser. Monter en Division 1 dans les trois-quatre prochaines années n’est pas une utopie. À condition de continuer à bien se structurer et de se renforcer intelligemment. » Un effectif qui devra se passer, l’an prochain, de l’international algérien, Abdelkader Rahim, futur joueur de l’USAM Nîmes Gard, leader de Pro D2 et futur pensionnaire de la LNH, et de Benoît Lepinoux qui devrait retourner dans son Sud-Ouest natal. « Le club possède un budget actuel de 150 000 euros et nous comptons l’augmenter l’an prochain pour pouvoir devenir de plus en plus compétitifs. » Et ainsi éviter de rééditer les déconvenues connues cette saison…

Photo : DR - Article publié le 28 juin 2013

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