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Simone Jatoba, un rayon de soleil dans la grisaille

Arrivée cet été au FC Metz-Algrange avec le statut de star, Simone Gomes Jatoba tente de transmettre son expérience du haut niveau à ses coéquipières en manque de repères en Division 1. L’internationale brésilienne (57 sélections), quadruple champion de France avec l’Olypique Lyonnais, se sent bien à Metz et s’y voit bien rester, malgré un contrat qui se termine en juin prochain. Rencontre.

Actuellement en très mauvaise posture en championnat de Division 1 avec Metz (10e sur 12 équipes), comment analysez-vous ce championnat ?

Simone Jatoba : Nous avons eu des débuts compliqués car l’équipe possède une équipe jeune et qui ne connaît pas ou peu la Division 1. Nous n’avons pas eu, non plus, un calendrier très favorable en affrontant Lyon et le Paris Saint-Germain lors des deuxième et troisième journées. Après, nous avons eu l’occasion de prendre des points intéressants, notamment à Rodez (victoire 1-2), mais aussi d’en laisser en route et c’est en cela que nous devons progresser.

Le fait d’avoir joué Lyon puis Paris au stade Saint-Symphorien vous a-t-il desservi ?

S. J. : Je pense oui. Donner l’opportunité à des équipes de ce calibre de jouer sur un si beau et grand terrain que celui de Saint-Symphorien ne nous a clairement pas aidé. Il aurait fallu les jouer à Algrange et je suis sûre que l’écart aurait été moins important (Lyon est venu s’imposer 15-0 et Paris 9-0 à Metz, NDLR). Et peut-être que jouer des équipes à notre portée sur la belle pelouse du stade du FC Metz nous aurait, au contraire, aidés. Mais on ne va pas réécrire l’histoire.

Vous qui avez connu de nombreux titres avec l’Olympique Lyonnais entre 2005 et 2010, comment aidez-vous vos coéquipières au quotidien ?

S. J. : J’essaie, d’une part, de canaliser leur énergie débordante qui, parfois, nous pose problème contre certains adversaires. Elles essayent de bien faire mais, en courant dans tous les sens, cela désorganise aussi le schéma de jeu. J’essaie de leur expliquer qu’il ne faut pas avoir peur d’essayer, quitte à mal faire aussi, et d’avoir davantage de rigueur. Les filles accumulent de l’expérience chaque semaine et cela ne peut que nous permettre de progresser collectivement. Il y a de l’envie, de la qualité et de la jeunesse.

Pour quelles raisons avez-vous décidé de quitter le Brésil pour revenir en France, quatre ans plus tard ?

S. J. : Mon aventure avec Lyon s’est mal finie (Simone Jatoba et l’OL s’affrontent aux prud’hommes cette année, NDLR) et je pensais ne jamais revenir en France après ça. Après Lyon, je suis partie au Brésil avec une parenthèse russe. J’ai eu des propositions en Europe et j’ai choisi Metz car le projet autour du développement du football féminin au club m’intéressait beaucoup. J’ai bientôt 34 ans et il faut que je pense aussi à mon après carrière. Rester dans le monde du foot est pour moi primordial et j’espère pouvoir peut-être le faire à Metz en passant mes diplômes d’entraîneur. Je suis en fin de contrat en juin prochain et ma priorité est Metz. Nous verrons bien ce que les discussions avec la direction donneront. J’espère rester ici.

Photo : DR - Article publié le 10 avril 2015

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