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William Guenfissi s’envole en Angleterre

William Guenfissi qui s’était investi dans un projet à long terme au club handisport de Jarny, est finalement parti en Grande-Bretagne à la fin de l’année 2014. Une opportunité qu’il ne pouvait laisser passer. Interview.

Vous voilà parti à Leicester. Comment le contact a-t-il été établi avec la Grande-Bretagne ? Officiez-vous également en tant qu’entraîneur-joueur comme vous le faisiez à Jarny Handisport ?

Oui, me voila engagé avec le Club des cobras de Leicester (GB). J’avais contacté cette équipe en début d’année 2014 (mars) car je souhaitais me rendre en Angleterre durant l’été et j’avais besoin d’un club pour m’entraîner. J’ai donc contacté Ian Trott, l’ex-team manager du club et je lui ai demandé s’ils s’entraînaient durant l’été et le cas échéant, si je pouvais me joindre à eux. Il m’a répondu positivement et qu’il serait ravi de me compter parmi eux durant cette période. Au moment de mon départ, à la fin de l’été, ils auraient voulu me garder et me compter dans leur effectif pour la saison 2014/2015 mais j’avais déjà d’autres engagements en France (travail, études et le club de Jarny). À l’heure actuelle, j’officie uniquement en tant que joueur. Je pourrais entraîner car mes diplômes français me donnent l’équivalent de leur niveau 2 de coaching mais il y a déjà une coach en place : Fran Ray, ancienne joueuse de l’équipe nationale Grande-Bretagne. Mais je donne quelques conseils à mes co-équipiers de temps en temps sur le terrain.

La séparation avec Jarny s’est-elle bien passée ? Suivez-vous toujours tes coéquipiers ? Vous aviez monté un projet d’envergure sur trois ans. N’est-ce pas les « lâcher » d’une certaine façon ?

Une séparation n’est jamais évidente. Un entraîneur et son équipe, c’est un peu comme un couple. Quand il y a séparation, c’est toujours avec pertes et fracas. Mais je dirais que dans l’ensemble la séparation avec Jarny s’est plutôt bien passée. Les 2 parties ont réglé les choses intelligemment mais il est vrai que cela a jeté un froid notamment dans mes relations avec le président, Jonathan Ignazi. Avec le reste des joueurs, mes relations n’ont quasiment pas changé. Je pense que le plus dur pour le club, est que mon départ a entraîné celui de Jonathan Maucourt. De plus, il faut déplorer la blessure de Lionel Baldin lors de la rencontre Jarny-Chalons. Cela fait 3 absents du 5 majeur de cette équipe. Le bilan est lourd.

Pourriez-vous nous parler brièvement de votre vie anglaise (ambiance au club, premiers matchs, entente avec les dirigeants, coéquipiers) ?

Au niveau de ma vie anglaise, je dirai qu’elle démarre sur les chapeaux de roues. Tous mes coéquipiers étaient impatients que je fasse mon « come-back » après mon bref retour en France en cette fin d’année 2014 et que je vienne grossir les rangs. Un grand joueur (1m90) et avec le handicap minimum donc 4.5pts, c’est toujours un plus. Les dirigeants et joueurs m’ont très bien accueilli, aidé pour trouver un logement, une salle de musculation… Je suis arrivé à Leicester le 7 janvier et commençais dès le lendemain mon 1er entraînement. 3 jours après, je jouais mon 1er match officiel et dans le 5 majeur. Sinon l’ambiance avec mes coéquipiers est vraiment très bonne et je me sens soutenu.

Photo : DR - Article publié le 29 janvier 2015

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