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TFOC : Les ambitions du président

De retour en Ligue A féminine après une année au purgatoire, Terville-Florange entame cette nouvelle saison nourrie de belles ambitions et avec de nouveaux visages au sein de l’effectif. Avec deux victoires et trois défaites, le TFOC est actuellement 8e en Ligue A féminine. La remontée, les objectifs, les départs de Vanessa Bonacossi et d’Anne Neu, le président Daniel Mroczkowski n’élude aucun sujet et s’est confié à l’aube d’une saison importante pour le TFOC. Entretien.

Président, comment avez-vous vécu la saison dernière passée en Division Excellence féminine ?

Daniel Mroczkowski : Ca s’est très bien passé puisque nous finissons par remonter en Ligue A féminine. Mais c’est en faisant des saisons comme celle-ci que l’on se regonfle le moral et que l’on se rend compte que l’on est à la charnière entre la 1re et la 2e division. Car nos précédentes rétrogradations sportives ont été suivies de remontées immédiates, mais faire l’ascenseur aussi souvent montre aussi les limites financières de notre club.

Le départ d’Anne Neu a surpris. Quelles sont les raisons de son départ ?

D. M. : Nous avons été surpris également par la décision d’Anne de quitter le TFOC. La Ligue de volley féminine nous oblige à avoir 10 joueuses à temps complet dans l’effectif. Anne, qui souhaitait garder son travail à la Ville de Terville, était donc à mi-temps au TFOC. Il nous fallait donc trouver une 10e joueuse à temps complet au club. On a réfléchi sur le poste de cette fameuse 10e joueuse. Après une longue réflexion, nous avons décidé de recruter une libéro, le poste d’Anne Neu, car nous n’avions pas de doublure à ce poste, contrairement aux autres. On a donc recruté une Canadienne à ce poste, Jeannie Guimond. Et lorsque j’en ai informé Anne, elle a décidé d’arrêter avec le TFOC et je le regrette profondément. Elle m’a expliqué qu’elle ne se sentait pas de soutenir la comparaison avec une joueuse qui va s’entraîner à temps complet. Je pensais pouvoir lui faire changer d’avis. En vain.

Nous avons annoncé, dans nos colonnes, le mois dernier, le départ de Vanessa Bonacossi. Et dans l’article, nous avions évoqué le fait que son départ pouvait être lié à la volonté du club de faire plus de place à Natalja Bratuhhina, par l’insistance de sa sœur Polina. Une allusion que vous réfutez vivement. Pourquoi ?

D. M. : Car les raisons du départ de Vanessa sont purement sportives et en aucun cas en raison d’un quelconque ultimatum que Polina aurait pu me poser. C’est mal connaître Polina, qui est d’une gentillesse connue de tous, ni moi qui ne me laisse pas avoir au chantage. Nous avons considéré que son niveau de jeu et son influence dans le jeu n’étaient pas aussi importants que cela aurait dû être. Elle n’était plus déterminante, loin de là. Ses statistiques étaient faibles et c’est pour cette unique raison que nous avons décidé de ne pas continuer avec elle. Votre article supposait que nous avions accédé au chantage et ce n’est pas du tout le genre du club. Je voulais que cela soit dit.

Que peut-on espérer de cette saison ?

D. M. : Le maintien, qui est l’objectif prioritaire. Nous avons un bel effectif avec une bonne entente entre les joueuses qui a une vraie volonté de bien travailler. Je me suis permis, cette saison, de leur fixer un objectif élevé : atteindre les play-offs (atteindre les 8 premières places, NDLR). Pourquoi pas ? Nous avons la possibilité de le faire mais le maintien reste le plus important.

Photo : DR - Article publié le 31 octobre 2013

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