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Marie Marchand-Arvier stoppe sa carrière

La skieuse lorraine, Marie Marchand-Arvier, arrête sa carrière ce jeudi après le super-G des finales de la Coupe du monde de Méribel. A 29 ans, la vice-championne du monde de Super-G de 2009 met fin à sa carrière après presque deux ans sans résultat marquant. La fin d’une époque.

La native de Laxou (Meurthe-et-Moselle), médaillée d’argent en super-G aux Mondiaux de Val d’Isère en 2009, n’arrive plus à surmonter sa peur. «C’est un choix qui me libère, ça fait deux ans que vous me voyez pleurer, que j’ai vécu dans la souffrance, a-t-elle déclaré aux médias lors de son annonce. J’ai été accompagnée par une belle équipe, j’ai eu une discussion avec Tony à Garmisch (Anthony Séchaud, le patron de l’équipe féminine, NDLR) qui m’a ouvert les yeux et fait réaliser que j’avais encore peur. Quand on a peur en descente, ce n’est pas efficace. Je n’étais pas forcément très honnête avec moi-même. Mon corps veut aller plus vite que ma tête. Je vois que je ne peux plus lutter. Il y a des Fenninger, Vonn ou Maze. Je suis à des années-lumière d’elles. Sauf demain où je vais les pourrir…»

 

Le fait marquant de la carrière de Marie Marchand-Arvier reste donc cette médaille d’argent obtenue à Val d’Isère en 2009, lors des Mondiaux. « J’étais consciente que je ne faisais pas partie des favorites du Super-G mais j’étais venue à Val-d’Isère avec un objectif clair de médaille, avoue la skieuse en revenant sur l’événement. J’avais fait deux podiums deux saisons avant, en descente, – Cortina d’Ampezzo (Italie) en janvier 2007 et à Lenzerheide (Suisse) en mars 2007 – et je me plaçais en tant qu’outsider.  Faire cette performance, à domicile qui plus est, est quelque chose de fantastique. Le public français était acquis à ma cause et j’ai dû attendre une éternité avant de valider cette deuxième place car je suis partie dans les premières.  J’ai vécu une situation unique. J’étais dans un état second, c’est difficile à décrire comme état d’esprit. J’étais dans un bulle, je tremblais. Mais ce n’était pas de la peur mais de l’excitation. » 

 

Aujourd’hui, c’est la peur qui a mis fin à la jolie carrière de notre Lorraine.

Photo : DR - Article publié le 19 mars 2015

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