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La boue, la boue, la boue !

Le 5 juillet dernier, Amnéville et son parcours dantesque ont accueilli la deuxième édition du désormais mythique Mud Day. Véritable parcours du combattant, le challenge mosellan se compose d’un parcours de 13 km ponctué de 22 obstacles, entre boues, souterrains et température extrême. Une occasion unique pour mettre ses capacités physiques et mentales à rude épreuve, le tout dans une ambiance conviviale et une organisation réglée au millimètre. Une aventure à ne pas laisser passer !

Dimanche 5 juillet 2015. Amnéville. Lieu reconnu dans le département pour ses lieux relaxants et ses bains bouillonnants, Amnéville-lès-Thermes – de son nom complet – a enfilé son costume militaire le temps d’un week-end. Un véritable parcours du combattant pour des aventuriers en herbe. Pour la seconde année consécutive, le Mud Day a posé ses valises en Moselle, après le succès de sa première édition en 2013 qui avait rassemblé pas moins de 7 000 participants de tout âge et de tous horizons. Cette année, nous étions pas moins de 9 000 courageux à s’être donnés rendez-vous les 4 & 5 juillet pour découvrir une épreuve unique du Mud Day : de la neige en été. En effet, la particularité d’Amnéville est d’être le lieu d’accueil du « Snowhall »… la plus longue piste de ski indoor au monde (620 mètres de long, 35 m de large, 90 m de dénivelé). De la neige au mois de juillet, il n’en fallait pas plus pour faire rêver les créateurs des parcours du Mud Day, organisé par le groupe Amaury, ASO Challenges. Première des 22 épreuves d’un parcours long de 13 kilomètres, le « Snow Crawling » consiste à grimper la moitié de la piste enneigée et à la redescendre aussi vite, le tout sous une température ambiante de 3°C. On est tout de suite dans le bain… En équipes ou en mode solo, le Mud Day se savoure comme une immense farce qui mettra vos muscles à rude épreuve. Déraisonnable dérision. « Courir et encore courir, ça ne fonctionne pas pour tout le monde, explique le directeur du Mud Day, Pascal Quatrehomme. On voulait donc apporter quelque chose en plus, où il serait possible de courir avec une bande de potes, plus ou moins sportifs afin qu’ils puissent partager un sport en commun, en équipe, sans que celui-ci ne soit trop dur et où l’entraide et le dépassement de soi sont les fers-de-lance. On avait aussi l’idée que ce nouveau type de courses soit familial, que les papas puissent y être présents avec leurs enfants ou en couple, c’est sympa, c’est ludique. »

Les « Mud Guy » pas épargnés

Ramper sous un tunnel sombre jonché de cailloux inhospitaliers, survoler un bac d’eau boueuse en passant de cordes en cordes, tester votre équilibre sur une poutre ou encore passer un obstacle boueux tellement profond que certains concurrents en ont perdu le sourire… et parfois même leurs chaussures… testant au passage les aptitudes morales des inscrits. Le premier tiers du parcours nous offre autant de sensations fortes que de fous rires incontrôlables. « Le Mud day est un évènement hors du commun, poursuit Pascal Quatrehomme. Ce n’est pas un marathon ! Il y a une prise en compte du participant bien avant l’événement. Sur l’événement, le matin, les gars ont la banane ! Tout au long du parcours, il y a de la joie. On a hâte que ça recommence, de retrouver toute cette énergie alors que sur un marathon, les gens font un peu la tête à la fin car très fatigués et vidés par leurs efforts. » Machine parfaitement bien huilée, le Mud Day ne laisse rien au hasard et le « Mud Guy » – nom donné au participant – se sent comme chez lui, la boue, la poussière et la sueur en plus. L’enfer est pavé de bonnes intentions : échauffement avant le départ, discours d’ambiance rappelant au passage les mesures de sécurité, trois points de ravitaillement et des encadrants souriants malgré la chaleur et des concurrents parfois trop excentriques. Une performance impressionnante pour un événement qui n’a seulement que deux ans d’existence. L’ « Adrenaline Shots » (ramper sous des barbelés au milieu de filaments électrifiés) et le « Master Freeze » (traverser un bac glacé), successivement épreuves 10 et 11 du parcours, sont les plus déjantées et font le bonheur de concurrents toujours plus souriants. Tantôt en petites foulées, tantôt en marchant, le parcours de 13 km couvre le bois de Coulange, le golf d’Amnéville, les abords du « Snowhall » et le lac d’Amnéville. « En plus d’être une compétition avec des obstacles aussi dingues qu’amusants, le parcours est très agréable, ajoute Yann, Mud Guy de 30 ans, venu de Marbache (Meurthe-et-Moselle) pour l’occasion. C’est sûr, je reviens l’an prochain. » Le tracé n’épargne pas les muscles puisque les 5 derniers kilomètres offrent à tous les concurrents un tunnel étroit, un retour dans la boue chargé de lourds sacs de sable, de tractions au-dessus d’un bassin ou encore un parcours dans la boue pouvant révéler quelques surprises. Une concurrente y laissera d’ailleurs sa cheville en route… Accueilli par des membres du « Mud Staff » au bout de 2h30 d’effort, nous recevons une médaille, un t-shirt et une bière fraiche. La conclusion d’une organisation sans failles, réglée au millimètre et qui donne envie de se réessayer dès l’année prochaine, pour l’édition 2016. Une condition, tout de même : être un minimum entraîné (13 km de parcours), apprécier la boue, l’eau glacée et se traîner par terre et… avoir 18 ans. Sinon, il faudra être patient et pour les plus jeunes (entre 7 et 12 ans), il y a toujours le « Mud Kids » avec 7 obstacles sur 500 mètres. Pour les autres, du courage, il vous faudra…

Photo : DR - Article publié le 31 août 2015

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