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Renault Kadjar : outil de (re)conquête

Après l’Espace V et avant les remplaçantes des Laguna et Mégane, Kadjar fait partie du vaste programme de renouvellement de la gamme Renault entamé en 2015. Le SUV inédit qui s’intercale entre Captur et Koleos, sera un outil de conquête. Moselle Sport a eu l’opportunité de prendre son volant lors des essais régionaux organisés par le constructeur dans les Vosges.

« KADJAR est un nom masculin construit autour de KAD- et –JAR. KAD- s’inspire directement de « quad », véhicule à quatre roues tout-chemin alors que –JAR rappelle à la fois les mots « agile » et « jaillir ». La sonorité et l’orthographe de KADJAR sont teintées d’exotisme, invitant ainsi l’aventure et la découverte de nouveaux horizons. Avec une attaque en « K » qui évoque la robustesse, KADJAR s’inscrit de manière naturelle dans l’univers des crossovers de la marque Renault, aux côtés de Captur et de Koleos. » Au-delà de l’explication très alambiquée du nom de Kadjar qui peut, à juste titre, étonner voire interpeller, force est de reconnaître que Renault a su innover en 2015. Avec l’arrivée de cet SUV, il intègre le très juteux marché des Nissan Qashqai, Peugeot 3008, Volkswagen Tiguan et autres Kia Sportage et Hyundai Tucson. Pour se faire une place au soleil, Renault n’a pas seulement doté son SUV d’un nom original mais surtout d’un physique avenant. Entre le losange surdimensionné caractéristique des dernières productions de la marque, la signature lumineuse en led, les feux arrière à effet 3D et sa garde au sol rehaussée de 200 mm, Kadjar se démarque de ses concurrents. Tout en étant très athlétiques, les lignes sont fluides et agréables à l’œil. Bien évidemment, si tout ceci est purement subjectif, force est de reconnaître les efforts louables de Renault en matière de style qui coïncident avec l’arrivée du Néerlandais Laurens Van den Acker, chef du design. Pour nous, simples journalistes locaux, le résultat est à la hauteur des espérances.

Animation sonore et visuelle

À l’intérieur, le constat est identique. À l’ouverture de la portière, une animation visuelle et sonore accueille le conducteur invité à s’asseoir derrière le poste de pilotage. La planche de bord est esthétiquement très réussie avec une orientation vers le conducteur, un peu à la manière des BMW. D’autres artifices participent à la valorisation de l’habitacle comme les surpiqûres sur la sellerie, la poignée de maintien (comme sur un 3008) ou le volant à méplat du plus bel effet. C’est beau, propre, bien agencé et fini assez correctement. Pourquoi assez ? Parce que justement, on en aurait souhaité un peu plus. Quelques plastiques durs sur le dessus de la planche de bord viennent entacher la belle impression d’ensemble. Mais là encore, les efforts sont louables. Pour son Crossover, Renault a également repris les dernières innovations qui font ou feront le succès d’autres modèles de la marque : le système R-Link 2, tablette tactile au centre du tableau de bord qui regroupe les applications GPS et média du véhicule, le système Easy Break qui permet de rabattre les sièges automatiquement (comme sur le nouvel Espace), le plancher de coffre amovible ou le siège avant rabattable (à l’image du Scénic) pour le transport d’objets encombrants. L’habitabilité est très correcte et le coffre géant (527 litres) pour la catégorie. Quant à la version qui nous a été donnée d’essayer, il s’agissait du 3e niveau de finition dénommé Intens doté d’un équipement pléthorique avec, entre autres, les jantes alliage 19″, les projecteurs Full Led Pure Vision, le système R­Link 2, l’Easy Park Assist, le détecteur d’angle mort, la caméra de recul ou encore le freinage actif d’urgence.

Tarifs bien placés

Dès les premiers tours de roue, Kadjar se situe à des années lumière de son aîné le Koleos en termes d’efficacité. Sur les routes vosgiennes qui serpentent un peu (beaucoup ?), le Kadjar enroule les virages avec une facilité déconcertante. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les grosses jantes de 19″ ne nuisent pas au confort. Les ingénieurs français ont effectué un travail remarquable sur les suspensions et les 650 000 km parcourus par les prototypes n’auront donc pas été vains. Si le freinage est puissant, le moteur l’est un peu moins. Faisant tout de même preuve de bonne volonté, le TCE 130 ch ne convient pas tout à fait au gabarit et à l’idée qu’on se fait d’un tel véhicule. À notre sens, il faudrait 30 chevaux de plus pour profiter pleinement des qualités du châssis. D’après les intervenants Renault présents aux essais, l’éventualité d’installer un moteur plus costaud est à l’étude. L’avenir nous le dira. Au contraire de la majorité de ses concurrents, le Renault propose la possibilité de passer en transmission intégrale grâce au système All Mode 4×4-i, issu de son partenaire Nissan qui l’utilise sur le X-Trail. Nous avons eu l’occasion de le tester sur les chemins forestiers vosgiens. Outre de belles aptitudes sur ce type de terrain, Kadjar se signale une nouvelle fois pour son confort. Nous avons aussi préféré le moteur dCi 130 en lieu et place du TCE qui correspond mieux à la personnalité du SUV. Très coupleux, il bénéficie de meilleures reprises que l’essence. Un bon choix assurément.

 

Enfin, côté budget, Kadjar est plutôt bien placé. La gamme débute à 22 990 € et se termine à 33 800 €. Les deux modèles que nous avons eu l’occasion d’essayer, le TCE 130 Intens à 28 100 € et le dCi 130 Edition One (série spéciale pour la sortie basée sur la finition Zen) dCi 130 à 32 800 €, en donnent pour leur argent. Kadjar ? Une réussite.

Photo : Renault - Article publié le 12 août 2015

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