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Porsche Macan S : un président pour dompter le tigre

Lorsque le célébrissime constructeur allemand sort un nouveau modèle, c’est toujours un événement. À côté de l’icône 911, Porsche s’est construit une vraie gamme, du Cayenne à Boxster en passant par le Cayman. Place aujourd’hui au Macan – dérivé du mot tigre en indonésien – le nouveau SUV sportif de la marque. Pour l’essayer, nous avons fait appel à une autre icône : Carlo Molinari, l’emblématique président du FC Metz et grand passionné de l’auto.

Essayer une Porsche, c’est une première pour Moselle Sport. Jusqu’ici, si nous avons eu l’opportunité d’essayer nombre de véhicules à tendance sportive, voire très sportives (Audi R8 ou Nissan GT-R), jamais Porsche ne nous avait ouvert ses portes. Après quelques semaines de tractations, c’est Olivier Vagneur, directeur de Porsche Lorraine a accepté de nous donner les clés, le temps d’une après-midi, d’un Porsche Macan S rutilant. Pour nous prêter main-forte et juger au mieux des prestations de la Macan, Carlo Molinari s’est naturellement imposé. L’ancien président du FC Metz et passionné d’auto, est aussi l’heureux propriétaire d’un Macan depuis peu. « J’ai toujours roulé en berline mais je me suis laissé convaincre de mettre à ce qu’on appelle aujourd’hui un SUV* », indique-t-il d’emblée. Les SUV, un nouveau genre qui cartonne en France et en Europe. Un effet de mode qui a eu le bon goût de ne pas trahir les fondamentaux Porsche. Car, une fois passé le seuil de la porte, aucun doute ne subsiste, on est à bord d’une vraie Porsche. Assis plus bas qu’un SUV traditionnel, on trouve immédiatement une bonne position de conduite, derrière le volant rond à trois branches. Lorsqu’on actionne la clé de contact située à gauche, le 6 en ligne de la Macan s’ébroue. La sonorité, bien qu’aseptisée quand on est à bord, est très agréable à l’oreille. Carlo Molinari enclenche la position D de la boîte double embrayage PDK à 7 rapports. C’est parti !

À l’aise partout

« Si on s’adapte au SUV, c’est une voiture assez exceptionnelle je dois dire », assure Carlo Molinari qui vient de prendre livraison de la sienne. En une dizaine de jours, il a effectué 2 500 km. Suffisant pour se faire une idée précise des prestations de (haut vol) du nouveau Porsche. « J’ai été, tout d’abord, bluffé par le confort. Avec sa suspension pneumatique, le Macan s’avère à l’aise sur tous les types de parcours. » Une suspension qui permet d’augmenter la garde au sol car contrairement à ses concurrents, le Macan est un véritable 4×4. Aussi à l’aise sur autoroute, routes serpentées de montagne qu’en « off road », c’est-à-dire capable de faire du franchissement, le Macan ne trahit pas, là encore, les fondamentaux Porsche. Être capable de polyvalence mais aussi d’excellence. « Sur la mienne, le moteur qui affiche une puissance de 258 ch en diesel, fait montre d’un sacré couple. En clair, pas besoin de tirer dessus pour en tirer la quintessence. Tout en consommant relativement peu, 7,2 litres au 100 km, si bien sûr, on n’a pas le pied lourd ! ». Relativement habitable à l’arrière, le Macan manque, en revanche, d’un peu de coffre en dépit du double fond et d’aspects pratiques pour un SUV. Cependant, ça reste une Porsche. Donc un véhicule unique que l’on peut agrémenter d’options nombreuses (trop ?) qui font grimper le prix déjà élevé du bolide (à partir de 61 715 €) mais qui reste sans concurrentes sur route. Car le plaisir de conduite est bel et bien signé Porsche. Et ce n’est pas Carlo Molinari qui nous contredira.

*Sport Utility Vehicle mêle le concept du monospace, du break et du 4×4 sous une allure sportive.

Les voitures qui l’ont marqué

Il y a tout d’abord la Jaguar MKII. « Avec son 6 cylindres en ligne, son overdrive et sa ligne magnifique, elle correspondait tout à fait à l’idée que je me fais de la voiture. Elle n’avait qu’un seul défaut : le freinage. Munie de tambours et non de disques, on ne savait pas trop comment elle allait s’arrêter. Néanmoins, je lui dois la vie sauve. Car c’est grâce à elle que je peux vous parler encore aujourd’hui. Il y a pas mal d’années, je rentrais du Salon de Francfort et je me suis retrouvé malencontreusement sur une portion d’autoroute fermée à la circulation. J’ai failli percuter à 160 km/h une baraque de chantier plantée au milieu de la file de gauche. J’ai réussi à contrôler la Jaguar et terminer sans aucune égratignure pour l’ensemble des occupants du véhicule : l’un de mes amis est même allé jusqu’à embrasser la calandre de la Jag’ ! »

La seconde est la Dino, une Ferrari déguisée en Fiat. « Elle avait les performances d’une voiture de Maranello, une boîte de vitesses très rigide munie d’une grille et une direction extra précise : avec 3 mm de volant, on faisait demi-tour ! »

Son record personnel

Carlo nous a évoqué « un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ». « Il y a quelques années, je roulais en BMW Série 6. Au sortir d’un match PSG-FC Metz, je suis parti du Parc des Princes à 23 heures et je suis arrivé Place d’Armes à Metz à… 0h55. » Moins de deux heures… Je vous laisse juge de la performance et de la vitesse maximale d’une série 6 de l’époque, au vu de la distance séparant Paris de Metz.

Son acte manqué

« Avec mon ami Roger Carpi avec qui j’ai fait une grande partie de ma carrière, nous avions décidé de nous lancer en compétition automobile. Pour ce faire, nous avions acquis deux Sunbeam pour nous engager en rallye. Mais la raison a fini par l’emporter. Tant et si bien que je n’ai jamais tâté de la compétition. Sauf en moto où j’ai été sacré champion de France en 1952, 1954 et 1955. Ça ne me rajeunit pas tout ça ! »

Photo : DR - Article publié le 18 juin 2015

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