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L’essai de la Peugeot 508 Allure par Joël Muller

Présentée à l’occasion du dernier Mondial de Paris qui s’est déroulé du 4 au 19 octobre dernier, la grande routière de chez Peugeot a énormément gagné en prestance. Outre les modifications esthétiques et des équipements High Tech, la 508 inaugure de nouvelles motorisations dont le 2.0 HDi 180 doté de l’EAT6, une boîte automatique inédite. Pour prendre le volant du vaisseau amiral sochalien, nous avons convié Joël Muller, l’ancien entraîneur emblématique du FC Metz et du RC Lens.

Joël Muller joint l’utile à l’agréable

L’ancien coach de Ligue 1, aujourd’hui président du Syndicat des entraîneurs et membre de la Fédération française de football, est devenu, au fil du temps, un amateur de voiture. La vision utilitaire du véhicule a cédé peu à peu la place à celle d’un épicurien.

« Pour moi, la qualité première d’une voiture, c’est la fiabilité. Je ne m’y connais pas du tout en mécanique. Il ne faut pas qu’une voiture me laisse sur le bord de la route », annonce d’emblée Joël Muller que l’on associe instantanément au FC Metz où il a officié en tant que joueur dans les années soixante-dix, entraîneur de 1989 à 2000 puis de 2005 à 2006 avant de terminer directeur sportif au sein de la maison Grenat. Mais revenons à nos moutons : un conducteur, nous disions, très attaché à la fiabilité de ses voitures. Avec Peugeot, motoriste reconnu et pionnier du Diesel, on est donc déjà dans le bon ton ! D’autant plus que la 508 qui nous a été aimablement prêtée par Aurélie Denizanne-Gicquel, attachée de presse au siège de Peugeot à Paris avec le concours en région de Fayçal Hemia, responsable opérations commerciales et marketing, est dotée du nouveau 2.0 HDi 180, qui a pour vocation de concilier économie (6 litres au 100 km de moyenne), performances (vitesse de pointe de 230 km/h) et écologie (seulement 111 g de CO2/km). Le tout associé à l’EAT6, la boîte de vitesses automatique de dernière génération du groupe PSA. Une boîte qui a fait d’énormes progrès par rapport à la BMP6. « Elle répond instantanément mais il faut une certaine habitude à l’étagement qui n’est pas aussi intuitif que sur mon véhicule », note Joël Muller qui s’est mis à la transmission auto depuis deux ans avec son Volvo XC60. « Il fut une époque où je trouvais les Volvo horribles. Mais les temps ont changé et j’ai eu un coup de cœur. Mais nous sommes là pour parler de Peugeot ! »

Du talent sur la route

Le coup de cœur. Une notion qui fait partie des critères de Joël Muller. « Lorsque j’achète une voiture, il faut qu’elle me plaise esthétiquement. C’est pour cette raison que j’ai eu une 406 Coupé V6 à la fin des années quatre-vingt dix. Une voiture très élégante. La 508 est aussi une véritable réussite sur ce plan. Elle a la prestance d’une Audi ou d’une Mercedes. » Une remarque qui tombe plutôt bien dans la mesure où la 508 vient très clairement marcher sur les plates-bandes du trio premium allemand constitué par Audi, Mercedes et BMW. D’ailleurs, nos confrères d’Auto Plus ne s’y sont pas trompés et ont confronté dernièrement la 508 à la Mercedes Classe C. C’est dire… « Les matériaux employés sur la planche de bord sont de belle facture, poursuit Joël Muller. C’est épuré, bien dessiné et les sièges maintiennent bien. » Sur la route, la 508 fait montre de tout son talent. Le parcours en région parisienne est idéal : urbain (avec embouteillages), autoroutes et surtout petites routes. Dernier domaine où la grande Peugeot excelle. « Elle est très souple à conduire. On se fait facilement aux commandes et elle est accrochée à la route. En montagne, ça doit être un régal. Là, je vois la différence entre une berline et un SUV. Quelle efficacité ! On peut vraiment se faire plaisir. D’autant plus que le moteur répond bien. Les reprises sont de très bon aloi, la boîte auto est assez réactive. J’aurai aimé avoir le même répondant sur ma vitesse quand j’étais joueur (sourire) ! »

Un équipement à l’avenant

La grande Peugeot donne le choix à son conducteur. Si vous avez un tempérament sportif comme notre hôte du jour, vous avez la possibilité d’utiliser la boîte en mode manuelle avec les palettes au volant. Là encore, les progrès sont flagrants. Elles sont réactives et s’accordent parfaitement avec le tempérament incisif de la 508. Côté équipement, le service Presse Peugeot nous avait prêté une finition Allure déjà fort bien pourvue : de l’incontournable à ce niveau (climatisation quadrizone, vitres avant et arrière électriques, radar arrière et avant de stationnement, etc.) mais aussi jantes alliage 17″ diamantées, accès et démarrage mains-libres, affichage tête haute couleur, navigation incorporée à l’écran tactile et Peugeot Connect SOS*. « Une bonne idée ce dernier dispositif. Puis la caméra de recul (en option sur notre véhicule d’essai, NDLR), c’est sympa aussi. Tout comme les projecteurs Full Led**. Tout est parfait sauf cet accoudoir central qui ne peut qu’être ouvert que par le conducteur. Un peu dommage. Mais ça n’enlève rien à la 508 qui pourrait vraiment figurer dans mes choix potentiels pour mon futur véhicule. Car au-delà de cette vision utile de la voiture, j’ai appris, au fil du temps, à établir une relation différente. À apprécier une voiture pour la beauté de ses lignes, de ses équipements et de ses performances. » Une vision, en somme, très épicurienne de l’auto !

* En cas d’accident, de malaise, d’agression ou de toute autre situation nécessitant une intervention urgente, Peugeot Connect SOS veille sur vous et votre mobilité, en permettant l’envoi des secours les plus adaptés.
**Sur les versions haut de gamme, l’avant du véhicule est caractérisé par un ensemble de feux –projecteurs avant, feux de jou, indicateurs de direction, antibrouillards – 100 % LED hautement technologique.

L’avis de Moselle Sport sur la 508

Dans sa première définition en 2011, la 508 était déjà une très bonne voiture. Depuis le restylage, elle a gagné en prestance, en élégance et accueille des motorisations au top avec notamment ce 2.0 HDi 180. Pour 36 700 €, tarif de la version essayée, on en a pour son argent.

Photo : DR - Article publié le 15 janvier 2015

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