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Essai : le grand tourisme selon Peugeot

GT pour Grand Tourisme. Ces deux lettres synonymes de luxe et de puissance chez la plupart des constructeurs automobiles, se conjuguent désormais chez Peugeot à la mode 308.

Lorsqu’on évoque Peugeot, on ne pense pas GT. On pense GTi. Ces trois lettres magiques, apanage de la marque au Lion depuis la sortie de la 205 du même nom en 1984, ont énormément fait pour l’image de la marque. Décliné en deux motorisations distinctes et en trois niveaux de puissance, la 205 GTi est aujourd’hui l’objet de toutes les spéculations. Une voiture devenue un mythe en l’espace de 30 ans et qui a su redynamiser la marque sochalienne. Tombée en désuétude, la patte « GTi » a vainement tenté un retour dans la gamme mais sans éclat : souvenons-nous notamment de la 308 Opus 1. Une voiture rapide, sûre mais dénuée de l’esprit joueur qui animait son aïeule. Constat identique pour la 208, très réussie au demeurant mais qui ne proposait pas la désinvolture propre à la 205. Depuis, Peugeot s’est ressaisi. Et a retrouvé l’âme qui manquait à ses modèles à connotation sportive. La 208 GTi 30Th, sortie en novembre 2014, en est la parfaite illustration. La nouvelle ligne GT participe, elle aussi, à ce supplément d’âme. Lancée simultanément sur les 508 et RCZ, cette définition inédite a bien évidemment été appliquée à la 308, le modèle à succès de la gamme Peugeot.

L’attaque dans les gènes

Depuis son lancement, la voiture de l’année 2014 est un vrai succès commercial. Première de son segment en France, la compacte sochalienne est au-dessus de la mêlée. Au niveau de la Golf en termes de qualité perçue et de finition, elle survole ses rivales en tenue de route, confort, efficacité et fait nouveau, apporte du plaisir à son conducteur comme aucune autre compacte ne peut le procurer. Un plaisir exacerbé au volant de cette GT. Sur les routes serpentées de Cascais, ville côtière située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Lisbonne où se déroulaient les essais presse Peugeot les 14 et 15 janvier dernier, nous avons pu vérifier le travail effectué par les ingénieurs maison. Les trains roulants offrent des réglages spécifiques, en adéquation avec ces motorisations et l’esprit de la voiture. Le typage est sportif, avec un excellent maintien de la caisse, tout en préservant un haut niveau de confort. Les ingénieurs ont aussi réglé l’ensemble des paramètres pour assurer une conduite précise sur tous les profils de route, avec un comportement sûr sans sous ou survirage intempestif. L’attaque fait donc partie de l’ADN de la voiture. Nous nous sommes faits tout de même un peu peur à la sortie d’une épingle élargie : la voiture a légèrement sous-viré* mais il faut dire que le terrain était un peu gras…

Parfum de compétition

Pour ne rien gâcher, les motorisations sont à la hauteur. Entre le Diesel BlueHDi de 180 ch au couple dantesque (400 Nm) et le Turbo essence de 205 ch au caractère rageur, il y a de quoi faire. Mais – car il y a toujours un « mais » – nous avons noté une certaine nonchalance de la motorisation essence au-dessous des 2 000 tr/min et la déception de ne pas trouver de boîte mécanique pour le Diesel, bien que fort bien desservi – il est vrai – par la boîte EAT6 avec palettes au volant. Un choix délibéré par rapport aux caractères diamétralement opposés des deux motorisations.

Toujours côté plaisir, Peugeot a repris la recette qu’il avait concoctée pour les autres 308 avec le Driver Sport Pack. Un équipement qui réjouit les sens de l’amateur d’automobile sportive en agissant notamment sur la sonorité du moteur, la direction (plus ferme et réactive), la cartographie de la pédale d’accélérateur ou la réactivité de la boîte EAT. Une somme d’ingrédients propices à l’attaque ! D’autant plus que l’ambiance instituée par la ligne GT confirme la tendance. Dans l’habitacle, elle repose sur les fondamentaux de la sportivité avec un ciel de toit et des ébénisteries hautes de couleur anthracite tandis que des surpiqûres rouges ponctuent les garnissages, la planche de bord, les panneaux de porte, le soufflet du levier de vitesses et les surtapis haut de gamme. À l’extérieur, la 308 GT, à la face avant spécifique (le Lion s’inscrit dans la calandre aux trois griffes horizontales) repose sur des roues diamantées de 18’’ chaussées de Michelin Pilot Sport 3. Elle se reconnaît à ses rétroviseurs laqués noirs, à ses diffuseurs et à sa double canule d’échappement. Enfin, nous ne pouvons que vous conseiller d’opter pour la teinte exclusive Bleu Magnetic, évoquant la couleur historiquement réservée aux voitures de compétition françaises.
Pour terminer, le rapport prix/prestations est tout à fait correct pour la catégorie : pour un peu plus de 30 000 € en Essence et 33 000 € en Diesel, la voiture offre tous les raffinements propres à cette catégorie de véhicules et y ajoute quelques originalités comme le Driver Assistant Pack avec le régulateur adaptatif, l’alerte risque collision et le freinage automatique d’urgence. Bref, vous l’aurez compris, cette 308 est un sacré numéro !

*La voiture sous-vire lorsque son train avant a tendance à glisser en virage.

Photo : DR - Article publié le 21 avril 2015

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