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Et si le vrai luxe, c’était l’Espace ?

L’Espace est mort, vive l’Espace ! Douze ans après avoir sorti le 4e opus, le grand monospace de Renault fait sa mue pour cette 5e génération. (Re)devenu unique en son genre, il nous revient doté d’un costume de SUV de luxe, un créneau jusqu’alors inexploré par le constructeur français. Un Renault à l’assaut des premiums. Pari légitime ou coup d’épée dans l’eau ? Premiers éléments de réponse.

L’Alsace. Un bien joli cadre pour découvrir le nouveau rejeton de la gamme Renault. Le constructeur français très en verve avec pas moins de quatre nouveautés prévues cette année 2015 (Espace, Kadjar, futures Laguna et Mégane), avait choisi Strasbourg pour présenter la 5e génération de l’un de ses modèles emblématiques, l’Espace. Révolutionnaire à sa sortie en 1984, le monospace phare a créé un concept inédit, celui des monospaces. Peu à peu tombé dans l’oubli avec l’avènement des monospaces compacts (C4 Picasso par exemple) puis avec la déferlante des crossovers du type Peugeot 3008, l’Espace a donc été totalement repensé. Pour ce 5e opus, Renault s’est engouffré dans la brèche de l’innovation. Ce qui lui réussit le plus souvent comme l’a fait en son temps la Twingo ou plus récemment le Captur. Le véhicule du jour qui est présenté comme le nouveau vaisseau amiral de la marque, a donc pris le parti de l’originalité. Aujourd’hui, l’Espace n’est plus un grand monospace. C’est un véhicule à mi chemin entre un monospace et un crossover. Monospace forcément pour l’espace intérieur et SUV (Sport Utility Vehicle) pour le style. Sur ce point, ce numéro 5 en jette : campé sur de grosses roues, l’Espace n’a pas totalement abandonné l’identité de son aïeule qui a fait son succès. Il adopte les proportions, la prestance ainsi que les traits fluides et robustes d’un grand crossover. Statutaire, sans démesure, le nouveau crossover de Renault exprime à la fois le dynamisme, par sa face avant et ses épaulements généreux ; le caractère, par ses grandes jantes de 17 à 20 pouces et ses passages de roues marqués ; l’accueil, par son aménagement intérieur, son pare-brise panoramique lumière en quatre parties et la luminosité diffusée à bord.

Inspiration aéronautique

Le premier contact avec l’habitacle est plutôt agréable. Le nouvel Espace affiche son inspiration aéronautique et high-tech. La console centrale, à l’image des productions Volvo, semble en sustentation entre le conducteur et le passager. À noter aussi les guides de lumière autour de la console centrale et sur les pieds au milieu de l’habitacle. Au volant, l’affichage tête haute ainsi que l’écran R-Link 2 trouvent leur place dans ce qu’il convient d’appeler le cockpit de l’Espace. Le tout avec une belle sensation de qualité. Notre version d’essai, l’Initiale Paris, la plus haute version disponible, y ajoute le cuir Nappa pleine fleur, le tableau de bord gainé avec surpiqûres, le marquage intérieur Initiale Paris (seuils de porte, insert volant, embossage sur le haut du dossier des sièges avant, baguettes sur l’arrière des appuis-tête avant) sans oublier la débauche d’équipements : modularité One-Touch (sièges qui se rabattent à la demande, individuellement ou tous ensemble, en un clic, quelle que soit la position de l’appui-tête), système audio premium BOSE, pack Visio System avec notamment l’alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux de signalisation, Pack Advanced Safety qui inclut l’alerte distance de sécurité et système de freinage actif d’urgence. De la haute technologie certes mais les vraies innovations sont ailleurs.

Multi-Sense pour un plaisir décuplé

Dès les premiers tours de roue, l’Espace étonne. Malgré son gabarit respectable (4,86 m de long, 1,89 m de large et 1 700 kg), le SUV est extrêmement agile, que ce soit en agglomération ou sur routes sinueuses dont l’Alsace est coutumière. Et c’est en haussant le rythme que l’on découvre une des innovations majeures de l’Espace : le Multi-Sense. Dispositif inédit qui pilote et coordonne les technologies présentes sur la voiture, il agit sur le système 4Control (4 roues directrices), l’amortissement piloté, la direction, le moteur et la boîte EDC à 7 rapports, mais aussi sur les instruments de bord ainsi que la sonorité moteur et l’ambiance lumineuse de l’habitacle. Le nouvel Espace donne accès aux sensations souhaitées via quatre modes préprogrammés : éco, confort, neutre, sport et un mode perso entièrement paramétrable. Chaque mode crée une émotion de conduite spécifique. Dans le même temps, l’ambiance s’harmonise en jouant sur la tonalité de l’éclairage intérieur, le style ou la sonorité du moteur. Bref, très sympa tout ça. Pour ne rien gâcher, le TCE 200 épaulé par la boîte EDC à 7 rapports répond plutôt bien aux sollicitations du conducteur, d’autant plus que le freinage, la tenue de route et le confort sont à l’avenant.

 

Mais à Moselle Sport, on ne veut toujours plus. Pour un véhicule aussi réussi soit-il que ce nouveau Renault Espace, le vaisseau amiral Initiale Paris avec sa couleur unique noir améthyste (aux reflets violets), mériterait un moteur encore plus puissant. Car lorsqu’on veut aller chatouiller les premiums allemands ou suédois – cibles désignées par Renault – il faut des chevaux. Et le châssis de l’Espace associé aux 4 roues directrices peut en supporter bien plus. Beaucoup plus. Alors, au final, ceux qui souhaiteront rouler différent, trouveront une réponse adéquate avec le nouveau grand Renault. Mais les acheteurs potentiels d’Audi, BMW, Mercedes, Volvo et consorts, resteront (peut-être) sur leur faim niveau puissance et prestige au vu du tarif de cette version Initiale (44 800 €).

Photo : DR - Article publié le 18 mai 2015

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