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Essai : Imaad Hallay au volant de la Subaru BRZ

À 30 ans, Imaad Hallay, le jeune retraité des pistes messin, se définit comme un grand amateur de voitures, plus qu’un passionné. Néanmoins, il n’a pas fallu longtemps pour le convaincre de prendre le volant de la BRZ.

« Je n’ai pas une connaissance accrue de l’automobile comme les journalistes spécialisés peuvent l’avoir. Mais Subaru, ça me parle », annonce d’emblée Imaad Hallay. « J’ai découvert la marque en suivant Carlos Sainz, le mythique pilote espagnol qui courait en WRC avec l’Impreza dans les années quatre-vingt dix. » En voyant le petit coupé japonais, Imaad a un premier a priori positif. « L’esthétique est un critère prédominant. J’y suis très sensible. Mais élégance ne doit pas rimer avec ostentatoire. Inutile d’acheter une voiture si on ne peut pas l’utiliser au quotidien. L’élégance peut être discrète et doit s’exprimer sur toutes les composantes du véhicule. » Celui qui roule au quotidien en BMW Série 1 mais qui se verrait bien en Audi A5 – « coupé de couleur noire, le comble de l’élégance » – n’est pas du tout un fan de vitesse. Bien qu’il ne dispose plus de beaucoup de points sur son permis de conduire… « Essentiellement dû à l’usage du téléphone portable. » Un paradoxe, la vitesse, surtout lorsqu’Imaad nous avoue que les marques qu’il affectionne le plus particulièrement, sont Aston Martin, Porsche ou Pagani, un constructeur italien dont l’une des productions emblématiques, la Zonda est loin d’être un veau. « Toutes les voitures de ces marques ont en commun l’élégance et la performance. Finalement, ça ressemble beaucoup à la manière dont j’appréhendais la course : courir vite, courir bien et être beau dans sa technique de course. »

« Les françaises ne m’attirent pas »

Quid de la Subaru du jour ? « Je suis agréablement surpris par la beauté des lignes de la BRZ. L’intérieur est plutôt sympathique avec ses baquets parfaits, ce tableau de bord dédié au pilotage. Puis, ce moteur disponible à tous les régimes… Très appréciable ! » Si le fameux moteur Boxer de la « Sub » (4 cylindres à plat, 200 chevaux) sied parfaitement au léger petit coupé (à peine 1 200 kg), il faut pouvoir s’habituer aux suspensions très sèches de la japonaise. « Très honnêtement, cela ne me dérange pas dans la mesure où ma BMW est tout aussi raide. Une histoire d’habitude… Autre fait notable, je n’avais jamais conduit de voiture aussi basse ! » Je serai tenté d’ajouter bruyante mais notre essayeur du jour ne l’a pas noté. « Je pourrai être tenté par l’achat d’un tel véhicule bien qu’il n’entre pas dans mes critères. Je suis plutôt attiré par les compactes premium comme la nouvelle Mercedes Classe A ou la Volvo V40. Leurs lignes sont sympas. Au contraire de l’Audi A3 que je trouve très froide comme les voitures françaises qui ne m’attirent pas. » Qualificatif qui ne sied décidément pas à cette BRZ. Allez Imaad, il est temps de me rendre les clés maintenant…

 

L’avis de Moselle Sport sur la Subaru BRZ

La BRZ, c’est un peu la MG des temps modernes. Une propulsion légère à la cavalerie respectable avec laquelle on peut vraiment se faire plaisir. Si les montées en régime peuvent sembler lentes – absence de turbo oblige – le comportement routier est ahurissant. La BRZ est un kart. Relativement bien dotée et plutôt économe en carburant (8,5 litres de moyenne), la BRZ s’affiche au tarif raisonnable de 29 950 € assorti tout de même d’un malus de 3 600 €… Au rang des déceptions, citons un « confort » absent, un bruit assourdissant et un autoradio d’un autre âge. Indigne d’une auto de 2014. La nostalgie n’a pas que du bon. Mais vous le savez bien, « le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas ».

Photo : Moselle Sport, DR - Article publié le 14 novembre 2014

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