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Tamara Horacek, touchée en plein vol

Fille de l’illustre joueuse de Metz Handball, Vesna Horacek, Tamara n’a pas eu besoin des réseaux et du CV de sa mère pour percer dans le monde du handball féminin. Douée et travailleuse, la jeune Franco-Croate s’est faite une place au sein du groupe sans l’aide de personne, à force de persévérance, et s’affirme comme la future grande étoile de Metz Handball. Blessée gravement le 27 octobre dernier aux ligaments croisés, la jeune Tamara Horacek a vu sa progression freinée.

Septembre 2013. Metz Handball reçoit Besançon pour l’ouverture du championnat de LFH et Sandor Rac, alors entraîneur, décide de propulser trois jeunes joueuses sur le terrain. L’une d’elles est Tamara Horacek, pas encore 18 ans. « Je ne garde pas un bon souvenir de mes débuts avec Metz, se souvient l’arrière droite. J’étais stressée, je ne me suis pas assez lâchée et cela m’a desservi. La suite de la saison a été mieux, heureusement (sourire). » Née à Požega en Croatie en 1995, Tamara Horacek suit sa mère en Slovénie – Vesna Horacek joue alors à Krim de 1999 à 2002 – et s’intéresse plutôt au volley-ball. « Je n’ai essayé le handball qu’à l’âge de 6 ans quand nous avons déménagé en Autriche, à Vienne. J’ai adoré le handball et son apprentissage en Autriche. J’ai continué ce sport à ce moment-là. » Très (trop) souvent comparée à sa maman et son palmarès impressionnant (une Ligue des Champions, cinq titres de champion de France, trois titres de champion de Slovénie et deux titres de champion d’Autriche), Tamara Horacek réfute l’idée de marcher dans ses pas. « On me parle tout le temps de ça, sourit-elle. Et je trouve ça navrant car je ne veux pas être comparée. Je me suis débrouillée toute seule, ma mère ne m’a pas poussée à faire du hand et à part quelques conseils propres à une mère, elle n’a pas eu d’autres actions dans ma jeune carrière. Je veux m’en détacher et me construire ma propre histoire. » Hormis son parcours géographique entre Croatie, Slovénie, Autriche et France et le sport pratiqué, rien ne doit mêler Vesna et Tamara. Arrivée dans les équipes de jeunes de Metz Handball comme bon nombre de filles passionnées de handball, en 2004, à l’âge de 9 ans, celle que ses coéquipières appellent affectueusement « Tamy » ou « Tam » est vite surclassée au vu de son niveau de jeu, et passe de U10 à U12 en quelques jours. L’apprentissage dans les rues de Vienne paie. « Il y a une grosse différence entre les méthodes d’entraînement en Autriche et en France. On apprend plus de choses en Autriche. Et cela m’a servi en arrivant en France. »

Entre la Croatie et la France, elle a fait son choix

Très souvent appelée dans les sélections de jeunes de l’équipe de France, Tamara a la possibilité de jouer sous la bannière tricolore ou à damier de la Croatie. Le choix est déjà fait. « Je jouerais pour l’équipe de France. Je refuserais toute sélection en équipe de Croatie car la France est mon pays, je m’y sens bien et c’est ma maison. J’aimerais avoir le bonheur de découvrir cela bientôt. » Avant cela, il faudra se faire une place d’indiscutable au sein de l’effectif de Metz Handball dans lequel Ana Gros prend de plus en plus d’importance au poste d’arrière droit et bouger Claudine Mendy au poste d’arrière gauche. Blessée gravement aux ligaments croisés du genou le 27 octobre dernier, elle devra attendre 5 mois pour retrouver les terrains. Celle qui peut jouer également demi-centre est soigneusement couvée par Katia Andryushina et Kristina Liscevic. « Katia m’apporte beaucoup dans le quotidien. Elle me conseille dans la vision du jeu, comment percevoir les choses et ralentir le jeu quand il le faut. Kiki aussi m’aide beaucoup. Elles me transmettent leur rage de réussir. » Championne de France 2014 et vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Metz, Tamara a des envies d’ailleurs, une fois sa route avec Metz terminée. « Je rêve de partir à l’étranger et découvrir de grands clubs si j’ai le niveau pour y arriver. Remporter la Ligue des Champions et découvrir des régions d’Europe. » Et ainsi écrire sa propre histoire.

Photo : Moselle Sport - Article publié le 3 décembre 2014

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