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Marion Maubon saisit sa chance

À l’instar de sa coéquipière Alice Lévêque, Marion Maubon est arrivée cet été à Metz Handball en provenance de Mios-Biganos/Bègles après avoir passé l’essentiel de sa carrière en Aquitaine. L’ailière gauche de 26 ans a décidé de sortir de son confort bordelais pour tenter sa chance chez les Dragonnes. Portrait.

L’affaire s’est conclue rapidement. Un premier contact en février et Marion Maubon était Messine pour la saison 2015-2016. Une transaction rondement menée par le président Thierry Weizman. « À mon avis, elle a un niveau qui lui permet presque de frapper aux portes de l’équipe de France. À Metz, nous allons l’aider à franchir ce cap. » Pour Marion Maubon, il n’était pas question d’hésiter bien longtemps. « Tout s’est passé assez vite, concède la joueuse de 26 ans. Ce qui a été compliqué, c’est lorsque mes coéquipières de l’UMBB l’ont su avant que je leur annonce la nouvelle. Elles ont compris mon choix de partir à Metz, ça ne se refuse pas, mais la façon de l’apprendre aurait dû être différente. » Une signature intervenue juste avant la Coupe de la Ligue, et qui n’a pas perturbé la Girondine. « Cela n’a rien changé dans ma manière de jouer ou de me comporter avec les filles et le coach. Ma saison était loin d’être terminée. » L’UMBB, finaliste de cette Coupe de la Ligue, peut en attester. Maintenue en LFH, Mios-Biganos/Bègles a permis à son ex-capitaine de partir de son Aquitaine natale avec un trophée européen, la Challenge Cup 2015. « Humainement, l’UMBB fut une belle expérience, tant avec les joueuses qu’avec le staff. Nous avions le même état d’esprit et la même combattivité. Nous avons vécu une année difficile en championnat mais cela a renforcé les liens. » Celle qui a connu toutes les étapes de l’UMBB – Marion Maubon a joué un an à Mios, un an à Biganos… puis deux ans à la fusion des deux clubs avec Bègles, l’Union Mios-Biganos/Bègles – est heureuse de porter les couleurs de Metz cette saison. « On entre dans un autre monde à Metz Handball. La dimension du club dans la ville, les infrastructures impressionnantes avec les Arènes, la façon de travailler avec Jérémy Roussel et nos obligations vis-à-vis des partenaires, c’est un nouvel univers pour moi. C’est plaisant. »

« L’équipe de France n’est pas une fin en soi »

Danseuse durant dix années, Marion Maubon a découvert le handball à l’âge de 11 ans en suivant les traces de son grand frère, du côté de Cestas. D’abord en équipe mixte puis chez les filles, le hand a tout de suite séduit l’ailière gauche messine. « J’ai immédiatement aimé ce sport. J’ai continué à l’école, au lycée, avant de signer mon premier contrat professionnel à Mios. Aujourd’hui encore, je suis amusée de gagner de l’argent en jouant au handball. C’est une chance incroyable de vivre d’un sport. Je ne sais pas si les sportifs de haut niveau se rendent bien compte de cette chance exceptionnelle. Je suis arrivée tard dans le milieu professionnel et je profite de chaque instant. » Sans oublier l’après-carrière. « J’ai déjà fait 3 des 5 années que je dois faire à l’école pour devenir ostéopathe. Je profite de mes années de hand avant de poursuivre mon cursus professionnel. C’est important. »

 

Mise en avant avec le club multi champion de France, Marion Maubon va forcément être épiée par le staff de l’équipe de France, elle qui n’a jamais porté le maillot bleu. « J’avance au jour le jour. J’ai envie d’être performante ici et si ça doit se faire, ça se fera. Ce n’est pas une fin en soi. » En concurrence directe avec Camille Aoustin – autre recrue – Marion Maubon sait qu’elle aura fort à faire pour devenir indéboulonnable. « Cela ne m’effraie pas. J’avais envie de me mettre en danger et sortir de mon confort. » Depuis le début de l’hiver, Marion Maubon a retrouvé un entraîneur qu’elle connaît bien en la personne d’Emmanuel Mayonnade, son ex coach de l’UMBB.

 

« C’est bien pour nous, Manu est un bon entraîneur qui saura s’adapter à cette situation particulière. Le projet de jeu est là, on joue bien ensemble. Il est intelligent, il sait qu’il n’a pas intérêt à tout remettre en question. Il a d’ailleurs rassuré les filles à ce sujet. Il peut néanmoins apporter d’autres solutions sur des enclenchements. C’est aussi à nous d’être assez flexibles et d’être suffisamment ouvertes. Quantitativement, on va peut-être s’entraîner un peu plus… Et puis les cartes seront probablement redistribuées. C’est vrai qu’avec Jérémy, on avait l’habitude de partager le temps de jeu. Là, je ne sais pas. Lui a peut-être envie de ne pas être exactement le même entraîneur. » Avant de conclure : « Il ne sera pas le même entraîneur qu’à Bordeaux. »

Photo : DR - Article publié le 30 décembre 2015

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