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Jean Pietrala : « Quelque chose s’est cassé avec Metz Handball »

Entraîneur des gardiens de Metz Handball durant 9 ans, Jean Pietrala est à l’origine de l’éclosion de grandes gardiennes hexagonales comme Amandine Leynaud, Cléopâtre Darleux ou dernièrement Laura Glauser. Cet été a marqué la fin de l’aventure de l’homme de 69 ans avec les Dragonnes pour des raisons obscures qu’il a acceptées de nous confier à bâtons rompus. Rencontre.

À la simple évocation de Metz Handball, le regard de Jean Pietrala s’assombrit. Les yeux fixés vers l’horizon, l’homme de bientôt 70 ans n’a pas tourné la page de ces adieux manqués avec le club de sa vie, de toute une carrière, commencée en tant que joueur puis capitaine. Avant d’intégrer le staff à plusieurs reprises avant d’être chargé des gardiennes à partir de 2006. Adieux manqués en eaux troubles. « J’ai pris la décision de partir après avoir discuté avec le nouveau staff organisé autour du coach Jérémy Roussel qui venait d’arriver au club lors de l’été 2014, explique Jean Pietrala. Une décision mûrement réfléchie après un ensemble de faits qui m’empêchait d’avancer sereinement. » Une décision poussée notamment par le remplacement de son acolyte et préparateur physique Jean-Jacques Jessel par Bertrand Barbier lors de l’été 2014 et l’arrivée de Roussel. Mais pas que. « Je ne connaissais pas Bertrand Barbier et je n’avais rien contre Jérémy Roussel mais il y a avait quelque chose de cassé après ces enchaînements de décision et à vrai dire, ils n’ont pas essayé de me retenir. J’étais chagriné après autant d’années passées au sein du club. » Une cassure débutée lors de l’anniversaire des 50 ans de Metz Handball. « J’avoue avoir été très déçu de ne pas avoir eu droit à une attention après 22 ans à Metz avec les garçons, 13 ans comme capitaine et gardien, puis entraîneur et enfin 9 ans aux côtés des filles. Je pense avoir participé à ce qu’est devenu ce club. Pas un mot durant la soirée hormis Nina (Kanto, NDLR) qui a parlé très gentiment de moi durant son discours. Cela a choqué les gens qui m’en ont beaucoup parlé. Je n’ai eu aucun contact avec Thierry Weizman pour cet anniversaire. » Comme aujourd’hui d’ailleurs. « Plus rien du tout depuis mon départ. La pilule est difficile à avaler. Je ne vais plus voir les matchs car je suis trop marqué par mon départ. Je vais à Yutz Handball pour voir notamment Gégé (Gervaise Pierson, NDLR). Je m’y sens mieux. »

« La page n’est pas complètement tournée »

Aujourd’hui très actif, Jean Pietrala multiplie les séances d’entraînement pour des clubs de handball… et de football. À Woippy avec les U13 – où joue sa petite-fille Emma –, à Amanvillers – où joue son gendre – avec les séniors, à Pagny-sur-Moselle avec les U18 garçons et filles. Mais aussi au football, avec les U11 de Pagny-sur-Moselle – où joue son petit-fils – et également les U9, les U13 et les U15. « Je me plais beaucoup dans ces différentes tâches, explique Jean Pietrala. Les enfants sont très attentifs et les parents sont très contents. J’ai aussi quelques missions ponctuelles auprès du Comité de Moselle pour la sélection de Moselle des filles nées en 2002. » Sans oublier Metz Handball, forcément… « La page n’est pas complètement tournée et je suis évidemment leur résultat. Je suis en contact avec Nina Kanto relativement souvent. Et parmi les joueuses parties, j’échange beaucoup avec ma « fille », Amandine Leynaud, mais aussi Paule Baudouin. » Les histoires d’amour ne s’effacent jamais…

Photo : Moselle Sport - Article publié le 2 janvier 2016

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