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PSG – FC Metz : sans surprise

Il n’y a pas eu de surprise. Si le FC Metz n’a pas démérité, Paris a clairement montré qu’il allait bien survoler la L1 cette saison en dominant sèchement les Grenats (3-0). Résumé de deux mi-temps qui se sont essentiellement résumées à de l’attaque défense.

Première mi-temps : le roseau plie mais ne rompt pas

« On fait le dos rond, c’est difficile. On espère avoir quelques moments de liberté. On va essayer d’avoir de la possession et pourquoi pas mettre un but. » Gilles Bourges, l’adjoint de Philippe Hinschberger a parfaitement résumé la première mi-temps du match opposant le PSG au FC Metz. 45 premières minutes d’un match à sens unique. Ou plutôt l’histoire du roseau qui plie mais ne rompt pas. Car force est de reconnaître que le FC Metz pour son retour au Parc, a su contenir les assauts répétés de l’ogre parisien. Entre les gestes de grande classe de Pastore (5e, 20e) et de Di Maria (15e, 24e) sans oublier la grande maîtrise d’Aurier, on se demande encore comment le PSG n’a pu marquer contre Metz. La faute à un seul homme : Edinson Cavani qui a joué certes de malchance mais aussi et surtout de maladresse. S’il s’est souvent heurté à un Didillon impeccable, l’Uruguayen a dû composer avec les bonnes surprises côté messin : le défenseur central Simon Falette, sauveur d’une balle de but (39e) ainsi que Opa Nguette, auteur de deux frappes intéressantes toujours en première mi-temps (12e, 18e). L’ex Valenciennois qui a aussi eu le mérite d’inquiéter sérieusement Aurier poussé à la faute, récoltant du coup le premier carton jaune du match.

Seconde mi-temps : David n’a pas eu raison de Goliath

Et ce qui devait arriver, arriva. Si les Messins étaient clairement dans de meilleures dispositions offensives dès l’entame de la seconde mi-temps, Lucas a mis un sérieux coup de froid en allant mettre le ballon au fond des filets messins (51e, 1-0). Loin de s’en laisser compter, les Grenats sont repartis à l’attaque avec notamment une formidable séquence amorcée par un superbe tête de Falette (56e) et ponctuée par les incursions conjuguées dans le camp parisien de Cohade (59e) et Erding (62e). Jusqu’à ce que les espoirs messins soient définitivement douchés par le froid réalisme de Kursawa (67e, 2-0)). « On a essayé d’être en place mais on s’en est pris deux. C’est un peu compliqué avec ce qu’il y a en face », a souligné Opa Nguette au micro de Laurent Paganelli. Les changements opérés par Philippe Hinschberger – Diallo à la place de Doukouré, sortie de Nguette pour Sarr et entrée de Mollet à la place de Jouffre – ne changeront pas la donne. Une seule constante dans ce match : Edinson Cavani généreux dans l’effort, a fait preuve d’une rare maladresse. Maladresse partagée par Jonathan Rivierez, tout aussi constant dans l’effort mais auteur d’un CSC malheureux en toute fin de match (3-0). Thomas Didillon, fataliste ne pouvait que constater que le FC Metz avait bien « tout donné. Mais il y a une telle maîtrise collective en face… On peut néanmoins partir la tête haute. On a eu quelques situations mais il n’y a pas de regrets. » 

Photo : DR - Article publié le 21 août 2016

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