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Portrait de Noël : Cyrille Pouget

Membre du duo mythique des « PP Flingueurs » qu’il composait avec Robert Pirès, Cyrille Pouget a marqué l’histoire du FC Metz avec lequel il a remporté la Coupe de la Ligue en 1996 et a connu ses première sélections en équipe de France. Retour sur un parcours pas comme les autres.

On l’a peut-être vite oublié, mais Cyrille Pouget a porté les maillots de Paris et de Marseille, celui de l’équipe de France d’Aimé Jacquet et a tout de même formé avec Robert Pirès, à Metz puis à Marseille, un redoutable duo d’attaquant de Ligue 1. On l’a peut-être oublié, mais Cyrille Pouget, c’est ce qui s’est fait de mieux en attaque, à Metz, depuis vingt ans. « J’ai débuté à Metz quand le club commençait à se faire connaître en Ligue 1 avec des résultats probants, se souvient Cyrille Pouget. J’avais fait toutes mes gammes à Metz et je me suis retrouvé dans le groupe pro derrière une ribambelle d’attaquants tels que Philippe Chanlot, Samba N’Diaye, David Zitelli puis, la saison suivante Zlatko Arambasic. » Pouget fait ses grands débuts en Ligue 1 en février 1994 au Havre. Deux petites entrées lors de la saison 1993-1994 avant l’explosion la saison suivante avec 36 matches joués et 14 buts marqués. « Nous étions très mal partis cette année-là, rappelle le Messin âgé aujourd’hui de 38 ans, et l’arrivée de Philippe Vercruysse nous a permis de sortir la tête de l’eau et de finir en trombe. »

Metz, acte II en 2003

Son duo avec Robert Pirès (« le joueur le plus impressionnant que j’ai eu à mes côtés ») fera des étincelles au point de voir poindre le surnom de « PP Flingueurs » en hommage au film de Georges Lautner. « Ce surnom, c’est Pierre Ménès, à l’époque au journal L’Équipe, qui nous l’a donné. Après, on a beaucoup joué avec ça Robert et moi en faisant semblant de sortir des pistolets dès que l’on marquait des buts. » La seconde saison titulaire de Cyrille Pouget sera celle de l’avènement du numéro 9 grenat puisqu’elle coïncidera avec ses trois sélections en équipe de France contre le Portugal (janvier 1996), la Grèce (février 1996) et la Belgique (mars 1996) qui ne suffiront pourtant pas à l’emmener à l’Euro en Angleterre lors de l’été de la même année. « Je garde d’excellents souvenirs de ma période en Bleu. J’ai peut-être été en équipe de France un peu tôt. On a dit de moi, au moment de la sélection pour l’Euro que j’étais le 23e homme*. Mickaël Madar m’avait été alors préféré. » À un an de la fin de son contrat, Pouget décide de quitter Metz en plein succès, pour une destination qui, aujourd’hui encore, pose un certain nombre de questions. « Fin 1996, je n’ai pas réussi à me mettre d’accord avec le président Molinari pour une prolongation de contrat et il ne souhaitait pas renforcer un concurrent français alors que je ne voulais absolument pas quitter ce championnat. La solution qui s’offrait à moi était de partir six mois au Servette Genève pour pouvoir revenir en France rapidement, comme ce fut le cas lors de mon retour à Paris en décembre 1996. » Paris puis Le Havre, Marseille, Saint-Étienne (Ligue 2) avant un retour à Metz, en décembre 2002. « Je n’avais plus de contrat à cette époque après la fin de mon aventure marseillaise et mon prêt dans le Forez, et j’étais revenu dans ma ville pour m’entretenir afin de trouver un club. Metz était en Ligue 2 et Jean Fernandez m’a proposé de signer six mois. Je n’ai qu’un regret… ne pas avoir continué au club par la suite. » Une suite qui l’enverra finir sa carrière au Luxembourg… Carrière qui n’aura pas eu le prestige qu’elle méritait, à n’en pas douter…

* Les sélections nationales se composaient de 22 joueurs lors des compétitions internationales contre 23 aujourd’hui.

Photo : DR - Article publié le 28 décembre 2012

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