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FC Metz – OGC Nice : c’est cruel…

Invaincu avant le match contre le FC Metz, l’OGC Nice l’est resté après son passage à Saint-Symphorien. Si l’animation offensive a clairement penché du côté azuréen, la prestation des Grenats a été plutôt aboutie. D’où cette désagréable sensation de gâchis. Explications.

Comme en 2002-2003, Nice occupe le fauteuil de leader après 10 journées en Ligue 1. Un coïncidence qui n’est pas sans rappeler la situation du FC Metz en 1997-1998.  Mais les comparaisons entre les deux équipes s’arrêtent là aujourd’hui. À 17 heures, 10 points séparaient les deux formations. Nice fort de 23 points toisait donc son adversaire du jour. Il est vrai que les Azuréens avec leur recrutement intelligent (Balotelli absent à Metz, Belhanda, Dante, Dalbert) n’ont pas perdu une seule fois en championnat depuis le début de la saison. La cohésion de l’équipe et la justesse technique qui caractérisent le groupe ont une nouvelle fois conduit les Niçois à sortir de Saint-Symphorien avec les trois points. Mais très clairement, la manière n’y était pas. En effet, dès l’entame, les Grenats ont su défendre crânement leurs chances. Cependant, Plea a tôt fait de remettre les pendules à l’heure (12e) : après une action combinée de Dante et Seri, Plea trompe Didillon d’une frappe croisée du gauche. 0-1 presque contre le cours du jeu. Les Messins ne s’en laissaient pas compter et au terme de deux corners (19e et 22e), Metz revenait à la marque par l’entremise de Mandjeck qui reprenait le tir d’Erding repoussé par Cardinale. Le rythme s’élevait encore d’un cran avec Belhanda qui réussissait à transpercer la défense messine jusqu’à obtenir un penalty généreusement accordé par François Letexier, le plus jeune arbitre officiant en Ligue 1 cette saison. Plea se chargeant de la transformer bien que Didillon parte du bon côté (1-2).

23 secondes, nouveau record pour Diallo

La seconde mi-temps démarrait quasiment de la même façon que la première. Si les premières alertes étaient messines (Nguette, 47e et Erdinç, 50e), l’intensité ne cessait pourtant de baisser jusqu’à l’heure de jeu où on commençait à s’ennuyer ferme. À la 65e, les choses s’accélèraient avec une faute côté messin (carton jaune pour un pied haut de Ismaiala Sarr sur Ricardo, 65e) tandis que Mandjeck restait au sol une deuxième fois après un duel aérien avec Plea. Philippe Hinschberger effectuait alors un changement et lançait Diallo. 23 secondes plus tard, Erding déviait en profondeur pour le nouvel entrant qui trompait Cardinale ! (2-2). Dès lors, Metz se montrait pressant et hargneux dans tous les compartiments du jeu. Cependant, Plea parfaitement lancé par Belhanda dans la profondeur, venait tromper une nouvelle fois Didillon (2-3) et en profitait pour revenir à seulement une longueur de Balotelli (4 réalisations contre 5 pour l’international italien). Les Messins prenaient alors un sérieux coup sur la tête et finissaient par céder, encore une fois, en toute fin de match (Cyprien, 90e +2). Dommage, mille fois dommage. Tant la copie des messins était propre. Avec une mention particulière pour le tandem Cohade-Jouffre, parfaits en chefs d’orchestre du jeu grenat et les belles prestations de Sarr, Diallo et Nguette. Les Niçois ont, certes, étaient offensivement au-dessus de leurs adversaires du jour mais n’ont pas été flamboyants. Mais ils ont su exploiter au mieux les carences défensives de l’arrière-garde et privilégié quasi exclusivement le même côté pour investir le camp adverse : Rivierez, souvent débordé, peut en témoigner. Enfin, mention très passable pour le jeune arbitre qui a distribué les cartons côté messin sans oublier l’attitude très moyenne de Cardinale avec les supporters messins… Metz est désormais 12e juste derrière l’OM auteur d’un bon match nul au Parc.

Photo : Moselle Sport - Article publié le 23 octobre 2016

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