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FC Metz – HAC : l’avant-match

Prétendant à la montée, le HAC est un peu décroché dans la course en ce début d’année. Un prétendant qui se présentera ce samedi à 14 heures au stade Saint-Symphorien avec la ferme intention de se rapprocher du podium. État des lieux.

Le mois de février n’est, pour l’instant, pas prolifique au Havre Athletic Club (HAC). Le club normand qui pointe à la 7e place de la Ligue 2, a connu deux terribles déconvenues face à des concurrents directs pour la montée. Défait à l’extérieur par l’équipe surprise de la L2, le Red Star (2-1) et par le leader Dijon au Stade Océane, le HAC est dans le creux de la vague. « Si on prétend jouer la montée face à ces concurrents directs et si on ne prend pas un point, c’est compliqué. Psychologiquement, on leur donne confiance », résumait le milieu de terrain, Thomas Ayasse, à nos confrères de France Bleu Normandie à l’issue du match perdu face au leader. En effet, sur les quatre derniers matchs, le HAC n’a pris que 3 points sur les 12 possibles. Et à chaque fois face à des concurrents directs (Clermont, Red Star et Dijon). La situation n’est pas alarmante mais commence doucement à inquiéter jusque dans le vestiaire havrais. Certaines voix se sont faites entendre comme celle de Mathieu Duhamel (notre photo), l’attaquant passé par Metz. Interviewé par Benoît Donckele Paris-Normandie.fr, il livrait sa façon de voir les choses. À la question de savoir si le message de l’entraîneur Bob Bradley (ex sélectionneur des États-Unis et de l’Égypte, NDLR) passait toujours, il a répondu que la « barrière de la langue était un frein. Des fois, on a envie de parler au coach, mais la communication est réellement compliquée. C’est la même chose lorsqu’il a quelque chose à nous dire. Il faut toujours attendre que quelqu’un vienne traduire. On ne se comprend pas toujours, on perd du temps. Ce ne sont que des détails, mais à ce niveau, les détails font la différence. » Interrogé sur son incapacité actuelle à faire trembler les filets, il a souligné que c’était « difficile. Peut-être qu’il faut plus de communication, plus d’automatismes aussi. À une période, on les avait trouvés et là, on a changé notre façon de jouer. À l’entraînement, on a parfois l’impression que ça prend forme mais en match, on n’y arrive plus. »

Plus de doutes

Côté statistiques à l’extérieur, le HAC n’est qu’à quelques encablures du FC Metz. 6e avec 17 points contre 24 points et 4e pour les Mosellans. Il tombe surtout sur un adversaire très en forme qui n’a perdu qu’une fois en championnat depuis le début de l’année (face à Valenciennes). La dynamique de groupe enclenchée par l’arrivée de Philippe Hinschberger ne fait désormais plus de doutes. Quant à l’apport de Bekamenga, inutile non plus de le démontrer tant l’attaquant qui n’y arrivait pas au RCL, est en réussite sur les bords de la Moselle (4 buts en 3 matchs). Également au rang des satisfactions, Yeni Ngbakoto toujours aussi tranchant. Celui qui en est à sa 6e passe décisive de l’exercice en cours, la première en déplacement depuis septembre face à un certain HAC lors de la 8e journée, sera un atout précieux pour conserver la place du FC Metz sur le podium. Mais les Normands restent des concurrents directs à l’accession en L1. Il ne faut pas oublier que le président Vincent Volpe a fait venir Bob Bradley pour remonter en L1. Il ne faut pas oublier non plus que les joueurs auront à cœur de se racheter de leurs déconvenues, en particulier Mathieu Duhamel, ancien messin et aussi meilleur buteur du club à l’extérieur (5 buts). « Pour récompenser tous les efforts qu’on fait tous les jours aux entraînements, on se doit de sortir le gros match samedi et montrer qu’on est capable de rivaliser avec les meilleurs », dixit Thomas Ayasse. Car, ne boudons pas notre plaisir, le FC Metz fait vraiment partie des meilleures équipes de ce début 2016.

Photo : DR - Article publié le 11 février 2016

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