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Choplin : pas l’ombre d’un doute

Il formait l’an dernier la charnière centrale du Sporting aux côtés de Sylvain Marchal. Et c’est le hasard qui a amené, cette saison, Jérémy Choplin à reformer le duo bastiais au FC Metz. Formé au Mans, après avoir goûté aux joutes de la Ligue 1 l’an passé, le Manceau tentera de retrouver l’élite avec les Grenats. Un exploit qu’il avait réussi avec Bastia l’an dernier. Portrait.

Lorsque Jérémy Choplin a signé au FC Metz, il en a tout de suite informé Sylvain Marchal. Comme une évidence après une saison passée à ses côtés sur les vertes pelouses de Ligue 1. « Contrairement à ce qui a été parfois été dit dans la presse, mon arrivée n’est pas liée à Sylvain. C’est plus le hasard qui a voulu que l’on reforme la charnière du Sporting à Metz. » Le hasard… et la volonté du Manceau de naissance de quitter Bastia, sentant le vent tourner quelques jours après une prolongation de contrat signée avec le club corse. « Lorsque j’ai signé mon nouveau contrat avec Bastia, j’ai senti, petit à petit, que cela serait compliqué pour moi de jouer. Car le club se renforçait à mon poste et que mon temps de jeu serait sensiblement plus faible que l’an dernier. » Les arrivées conjuguées de Sébastien Squillaci (Arsenal) et de François Modesto (Olympiakos) étayent cette version. Et c’est Metz qui en a profité. « Il a connu trois niveaux de championnat différents : le National, la Ligue 2 et la Ligue 1. Et à chaque fois il n’a pas connu de difficultés à s’adapter, précise Albert Cartier. C’est le profil de joueurs que nous souhaitions pour renforcer l’équipe et avec une adaptation rapide. Comme avec Romain (Rocchi) et Sylvain (Marchal). » Une arrivée qui a surpris tout le monde. « Moi y compris, ajoute Choplin. Sans l’offre messine, je serais resté à Bastia. Metz est un club avec une histoire forte dans le football français. Et je n’ai pas hésité à redescendre d’une division pour signer ici. » Il l’avait déjà fait quelques années auparavant, de Ligue 2 au National.

Auteur d’un doublé contre le Paris Saint-Germain

Formé au Mans, Jérémy Choplin est un enfant du club. Né dans la capitale sarthoise, arrivé au MUC72* à l’âge de 16 ans, Jérémy Choplin fait toutes ses gammes au Mans mais ne parvient pas à se faire une petite place au milieu de l’effectif pléthorique de Frédéric Hantz. « À l’époque, j’étais milieu défensif et le club avait de grands joueurs à ce poste : Stéphane Sessegnon, Yohan Hautcœur ou encore l’Ivoirien Romaric. J’ai donc logiquement demandé à être prêté pour pouvoir gagner en expérience et en temps de jeu. » Jérémy part donc en prêt en National à Bayonne puis à l’Entente Sannois-Saint-Gratien la saison suivante avant de définitivement quitter son club formateur, faute de place sur le terrain, pour Beauvais. « Le Mans souhaitait me garder mais je ne voyais pas l’ombre d’une chance d’avoir ma chance dans la peau d’un titulaire. J’ai alors rejoint Beauvais, puis Rodez. » À Rodez, Choplin découvre Franck Rizzetto, lui-même ancien Messin, qui sera celui qui le placera pour la première fois au poste de défenseur central. « Rizzetto m’a dit que si je voulais toucher le haut niveau, il fallait que je joue défenseur central. Il a eu raison. » Avec Rodez, Jérémy Choplin élimine le PSG en Coupe de France, auteur d’un doublé retentissant face à Mickaël Landreau lors des 1/8e de finale en 2009. « C’est génial comme histoire. D’autant plus que j’avais marqué deux buts à « Mika » que j’ai côtoyé l’an passé à Bastia. » Après deux saisons réussies sur les bords de l’Aveyron, le Manceau signe à Bastia, alors en National, et rejoint son ex-entraîneur, Frédéric Hantz. « C’est lui qui est venu me chercher à Rodez et qui m’a recruté pour être titulaire en défense. Avec lui, j’ai vécu trois superbes saisons ponctuées de deux montées successives et d’un maintien parmi l’élite. C’était incroyable. » L’an passé, installé en défense centrale aux côtés de Sylvain Marchal, arrivé de Saint-Étienne, Jérémy Choplin découvre la Ligue 1 pour la première fois, se frotte aux plus grands joueurs de l’élite, Zlatan Ibrahimovic en tête, et assure le maintien d’un club presque mort à son arrivée, trois ans plus tôt. « Le Sporting était mal en point quand j’ai signé. Toute la Corse était derrière nous et il fallait que l’on rendre ses lettres de noblesse à ce club phare de l’histoire du football français. Avec des joueurs talentueux et une bonne ambiance, nous avons réussi un exploit. » Un exploit rééditable à Metz ? « Moi, j’y crois. Je pense que nous avons l’effectif pour être dans les cinq premiers du classement. Si on se met à l’abri rapidement et avec la jeunesse talentueuse présente au club, on peut se permettre de rêver. » Et pourquoi ne pas refaire le coup de Bastia ?

* Le club du Mans s’est appelé MUC72 jusqu’en 2010 avant de prendre le nom de Le Mans FC.

Photo : FC Metz - Article publié le 30 octobre 2013

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