Tournoi Open AVS Santé : montée en puissance

Date : 3 août 2016 - Auteur : Moselle Sport - Photo : DR

L’année dernière, le tournoi de tennis handisport de Sarreguemines se relançait sous la bannière d’AVS Santé. Aidé par de nombreux partenaires dont le Conseil Départemental de la Moselle, AVS Santé a récidivé en 2016 en accédant au niveau ITF3.

Vous connaissez le phœnix ? L’oiseau légendaire doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître. C’est peu ou prou l’histoire du tournoi de tennis handisport de Sarreguemines. Un événement qui fête en 2016 sa 23e année d’existence et la 2e sous le « naming » AVS Santé. L’entreprise a su, dès 2015, redonner du souffle à une manifestation sportive clairement en perte de notoriété. Pour retrouver sa vitesse de croisière, le tournoi avait pris le parti de repartir en catégorie Circuit France Open (CFO). Un pied à l’étrier salvateur dans la mesure où l’événement avait repris de l’ampleur. Pour ce faire, AVS Santé aidé de ses partenaires avec en tête le Conseil Départemental de la Moselle, avait mis les petits plats dans les grands en professionnalisant considérablement le tournoi. En juin 2015, l’organisation avait pu s’enorgueillir de disposer de deux têtes d’affiche de niveau mondial, le Belge Joachim Gérard et le Nicolas Peifer, le régional de l’étape, compté sur le comité départemental handisport et le conseil départemental des jeunes pour promouvoir les activités handi et assurer l’animation sans oublier l’apport des PME locales au succès de la manifestation. Mais le tournoi de tennis handisport a également été le prétexte à une conférence sur le sport, l’éthique et la santé avec quelques invités de marque comme le journaliste de France Télévisions, Patrick Montel. Le fer de lance de l’handisport avait d’ailleurs rappelé que la valorisation des disciplines handi « fait partie des missions du service public. Tout comme celles de France Télévisions qui tente depuis quelques années à mettre en lumière l’handisport. » Car comme le rappelait si justement Marc Massing, l’un des dirigeants d’AVS Santé, « le handicap, on ne s’y intéresse que lorsqu’on est concerné alors que potentiellement, nous le sommes tous. »

+ de partenaires, + de budget

Cette année, on a pris les mêmes ou presque. Mais en mieux. Nicolas Peifer, évidemment, est toujours de la partie. Lui aussi s’est bonifié, en passant de la 8e à la 3e place mondiale. Une montée en puissance à mettre au crédit du dispositif Moselle Sport Académie et à l’intervention du Groupe AVS Santé qui lui offre les conditions optimales pour progresser. D’ores et déjà qualifié pour les JO de Rio, Nicolas Peifer n’est pas le seul athlète mosellan soutenu par AVS Santé. « Nous suivons également le coureur Michel Munsch dont le talent est en train d’éclore ainsi qu’Anita Fatis qui joue sa qualification aux JO aux championnats d’Europe qui se dérouleront sur l’île de Funchal à Madère », commente Éric Petermann, responsable de l’Open AVS Santé. Comme l’année dernière, le tournoi misera sur une conférence. Cette fois-ci, elle sera consacrée à la préparation des athlètes aux Jeux olympiques. Avec comme en 2015, des intervenants de marque : le trio de sportifs AVS (Anita Fatis, Nicolas Peifer et Nicolas Munsch) mais aussi Stéphane Molliens qui en sera à sa 4e olympiade et la jeune Caroline Jacquart qui ambitionne pour sa part, d’aller aux jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

Autre nouveauté : la constitution d’un village partenaires. « Nous nous sommes inspirés de ce qui se fait de mieux en région, notamment de Moselle Open qui nous a ouvert la voie en la matière », rappelle Éric Petermann. Un chapiteau de 450 m2 érigé par un partenaire actif (l’entreprise Chapiteau Services, NDLR) et qui a abrité pas moins de neuf stands. « Les PME locales, à l’image de Cora Sarreguemines, constituent un soutien sans faille depuis le départ au même titre que les institutionnels qui n’ont pas minoré leur intervention en dépit de la baisse des dotations. » Des partenaires dont l’effectif s’est accru, passant d’une trentaine à une cinquantaine d’entités. « Le budget est en hausse de 20 000 €. Le Crédit Agricole de Lorraine s’est d’ailleurs engagé sur deux ans. » Du coup, le Prize Money a aussi été revu à la hausse passant de 2 000 € à 12 000 € pour le vainqueur.

60 athlètes inscrits

Sportivement parlant, le passage de CFO au niveau supérieur, en ITF3 a également occasionné quelques changements. D’abord au niveau calendrier dans la mesure où « il a fallu trouver un créneau à la fois dans le programme des joueurs et avant les JO. De plus, les joueurs internationaux n’ont le droit qu’à faire 2 ITF3 dans une saison, d’où l’importance de le placer idéalement par rapport à la saison. » En 2016, le tournoi a aussi gagné une journée. « Donc 24 heures supplémentaires pour accueillir les 60 athlètes inscrits. Ce qui, en terme logistique, est une gageure. » Comme les 180 repas servis au cours de l’événement. Le tournoi a clairement changé de braquet. Mais comme en 2015, c’est toujours Nicolas Peifer qui gagne à la fin !



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