SUZANNE Yannick

Sport : Football

Club : CSO Amnéville

Date de naissance : 24 octobre 1983

Lieu de naissance : Metz

Biographie


De la finale de Coupe Gambardella gagnée en mai 2001 par les jeunes du FC Metz face au Stade Malherbe de Caen (2-0), ils ne sont finalement que cinq à avoir poursuivi leur carrière à haut niveau : Ludovic Obraniak (Werder Brême), Franck Béria (Lille), Ismaël Bouzid (Kilmarnock, Écosse), Laurent Agouazi (Caen) et Ludovic Butelle (Arles-Avignon). Cinq sur les seize joueurs qui apparaissaient alors sur la feuille de match. Dans l’ombre du gardien titulaire, Ludovic Butelle, se trouvait Yannick Suzanne. Un sacre sauce aigre-douce. Forcément. « Je garde un bon souvenir de ce 26 mai 2001, avoue Yannick Suzanne. Même si je n’ai pas participé à la finale, j’avais quand même participé au parcours en jouant quelques matchs. Mais forcément, c’est différent quand on est sur le banc. » Enfant du FC Metz qu’il a rejoint en débutants après un court passage à Metz-Devant-les-Ponts, Yannick Suzanne n’a bizarrement jamais eu complètement les faveurs du club, une fois arrivé aux portes du groupe professionnel. Sans l’avouer et sans émettre aucune amertume, le Messin n’a jamais eu vraiment la chance de prouver qu’il pouvait garder les cages messines. « À 17 ans, je jouais un match sur deux avec la CFA, en alternance avec Ludovic Butelle. Ce n’était pas forcément facile de ne pas enchaîner les matchs mais on s’entendait bien avec Ludo. Donc, ce n’était pas un problème. » Une finale au Stade de France avec autant d’observateurs présents qui jettent alors leur dévolu sur le titulaire du jour. Destin manqué. « Ludovic Butelle était plus grande gueule que moi, plus du genre à se mettre en avant. C’est peut-être le regret que j’ai en regardant en arrière. Si je m’étais plus affirmé, cela aurait peut-être changé quelque chose. » On ne saura jamais la suite.

Intégré au groupe professionnel, Yannick Suzanne apparaîtra même trois fois sur le banc en Ligue 2, après la blessure de Johan Liébus. Sans proposition de contrat stagiaire ou professionnel à l’été 2002, le jeune gardien fait des essais à Bastia et Nancy, sans convaincre. Sans contrat, Yannick Suzanne s’entraîne avec la réserve du FC Metz, avec l’accord de Francis De Taddeo, afin de rester en jambes. « J’ai signé une licence mais je ne pouvais pas jouer en championnat. » À l’été 2003, le gardien, alors âgé de 20 ans, décide d’aller s’essayer à Marmande (CFA), faute de mieux. « C’était la première fois que je quittais mon foyer, ma famille, mes amis. Je me suis dis que cela me ferait le plus grand bien. Outre le fait de découvrir une nouvelle vie, je voulais aussi me relancer sportivement. » Une première saison où il détrône le gardien en place, qui aboutit, pour son club, sur une descente en CFA2, avant de connaître une deuxième saison épanouissante sur le plan personnel. « Je garde un excellent souvenir de mon passage en Lot-et-Garonne. Plus pour les à-côtés que le foot d’ailleurs, mais j’ai grandit là-bas. » Retour à la maison en 2005 où, après un essai à Virton (Belgique), il signe au CSO Amnéville après un appel de David Fanzel, son entraîneur actuel. Neuf ans après, Yannick Suzanne est toujours là. Sans regret. « Je suis bien ici. J’ai acheté une maison à Amnéville, je suis papa depuis peu et je me vois bien finir ici. J’ai connu la CFA avec ce club et de jolis parcours en Coupe de France. » Battu deux fois en trois ans par son club formateur, le FC Metz, en Coupe de France, Yannick Suzanne n’était pas de la partie lors du second acte en novembre dernier, suspendu. À cause de son « petit carton rouge annuel » dixit l’intéressé qui regrette que le premier volet d’Amnéville-Metz reste, pour le public, comme un match qui avait finit en bagarre générale, et non comme une belle opposition où le CSOA n’était pas passé loin de la qualification. « C’est navrant que l’on résume ce match à cela. J’aurais préféré que l’on parle de ce derby autrement. Mais bon, jamais deux sans trois, peut-être qu’on les retrouvera en Coupe de France l’année prochaine ? » D’ici là, le CSOA tentera de retrouver sa place au soleil, en CFA, là où le club mérite d’exister.


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