SONGO’O Jacques

Sport : Football

Club : Retraite sportive

Date de naissance : 17 mars 1964

Lieu de naissance : Sakbayené (Cameroun)

Biographie


Arrivé du Canon de Yaoundé en France en 1989, recruté par Rolland Courbis au Sporting Club de Toulon, où il restera trois saisons, Jacques Songo’o se fait remarquer en France. Après une ultime saison en prêt au Mans, en Ligue 2, le portier de 29 ans signe au FC Metz pour devancer Philippe Flucklinger dans la hiérarchie des gardiens. Une aubaine pour le portier camerounais. « Le FC Metz m’a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui, confie Jacques Songo’o. Grâce à la confiance des dirigeants et du président Carlo Molinari, j’ai pu vivre de grands moments de football. Metz reste le club de mon cœur. » Titulaire indiscutable durant trois saisons (120 matchs joués), l’international camerounais (46 sélections) participe même à la victoire en Coupe de la Ligue en 1996 aux dépens de Lyon. « Je me souviens très bien de notre victoire en Coupe de la Ligue, confirme le natif de Sakbayené. C’était un match très serré puisque nous sommes allés jusqu’aux tirs au but. J’ai réussi à repousser un penalty et j’en suis très heureux. Mais c’était avant tout la victoire de toute une équipe. »

Le 18 mai 1996, après un ultime match au stade Saint-Symphorien face à Gueugnon (perdu 2-1), Jacques Songo’o prend son envol et quitte la Moselle pour la Liga espagnole. Le Deportivo La Corogne, vice-champion d’Espagne et vainqueur de la Coupe du Roi un an plus tôt, demi-finaliste de la Coupe des Coupes perdue face au Paris Saint-Germain, futur vainqueur de la compétition, recrute le gardien camerounais. « Je n’ai que des grands souvenirs d’Espagne, explique-t-il. J’ai vécu des grands moments et j’ai pu côtoyer le haut niveau, en évoluant dans l’un des meilleurs championnats du monde. J’ai aussi eu la possibilité de disputer la Ligue des Champions et j’ai été élu à deux reprises meilleur gardien de la Liga. Pour moi, ce n’était que du bonheur. »

Champion d’Espagne en 2000, à une époque où le Barça et le Real ne trustaient pas encore les titres de champion, La Corogne profite de son portier camerounais pour faire des étincelles en Liga, porté par les Brésiliens Rivaldo, Djalminha ou encore Mauro Silva. Vainqueur de la Supercoupe d’Espagne face à l’Espanyol Barcelone en 2000, Jacques Songo’o quittera la Galice en 2001, en fin de contrat. « J’avais des propositions de clubs étrangers. Mais le discours de monsieur Molinari m’a séduit. Je me suis dit que cela pouvait être très fort de revenir à Metz. Et j’ai voulu essayer une nouvelle aventure. C’était aussi une façon de remercier Carlo Molinari et le club, avec lesquels j’avais fait de belles choses. » À son retour, Songo’o découvre une équipe de jeunes talents. Mais encore novice. Son expérience du haut niveau va faire de lui le grand frère auprès des ces jeunes (Johan Liébus et Ludovic Butelle), rôle qu’il assume parfaitement. « C’était mon devoir, affirme l’ancien joueur du Canon de Yaoundé. Je me devais de conseiller, d’aider les plus jeunes et de leur apporter du soutien quand ça va mal. » Auteur de 28 matchs en 2001-2002, il sera supplanté par la doublette Butelle-Agassa la saison suivante en Ligue 2. « Je pense à l’équipe avant tout, précise-t-il à l’époque. Et puis, un seul joueur ne fait pas tout. Ça ne me dérange donc pas du tout. Au contraire, ça ne m’apporte que du bonheur car je ferai partie des joueurs qui auront fait monter les Grenats en L1. »

Une dernière année à La Corogne en 2003-2004 et l’inusable gardien camerounais, double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations (1988 et 2002), et participant à quatre phases finales de Coupe du Monde (1990 et 2002 en tant que remplaçant, et 1994 et 1998 sur le terrain), devient entraîneur des gardiens pour sa sélection.


Articles