SECHET Jean-Philippe

Sport : Football

Club : Retraite sportive

Date de naissance : 16 juillet 1965

Lieu de naissance : La Tronche

Biographie


A 14 ans, Jean-Philippe Séchet est repéré par Claude Le Roy (ancien sélectionneur du Cameroun, NDLR), et rejoint le centre de formation du FC Grenoble (devenu GF38 en 1997, NDLR) en 1982 non sans quelques sacrifices… « En acceptant de rejoindre le centre de formation grenoblois, j’ai divisé mon salaire que je touchais alors à l’usine par deux ! Les moyens offerts aux jeunes apprentis étaient inférieurs à ce que je gagnais à l’usine. Mais on m’offrait surtout la possibilité de faire de ma passion un métier. Je n’ai pas hésité une seule seconde. » Il ne faudra pas longtemps à l’enfant du pays pour trouver sa place dans le groupe professionnel, alors en Division 2, et côtoyer des joueurs comme Youri Djorkaeff ou encore Plamen Markov (ex-FC Metz). « Après sept ans passés à Grenoble, j’avais envie de changer d’air et c’est suite à une rencontre avec Marcel Husson lors d’un tennis ballon que je l’ai rejoint à Gueugnon, en D2, puis suivi à Nancy un an plus tard. »

Jean-Philippe Séchet découvre la Division 1 à 26 ans et débute sous le maillot nancéien comme stoppeur avant de retrouver son vrai poste sous l’ère Olivier Rouyer à partir d’octobre 1991. « J’étais bien à Nancy, mais malheureusement, on descend lors de l’ultime journée et je signe à Metz lors de l’été 1992. Un choix bénéfique pour ma carrière. » En partance pour Valenciennes, Séchet décide au dernier moment de privilégier son amour de la région et de récompenser la persévérance de Carlo Molinari. Séchet signe trois ans et réalise, avec Metz, les meilleures saisons de sa carrière professionnelle. « La première saison se passe si bien que Jean-Michel Aulas me propose de signer à Lyon lors de l’été 1993. Mais j’avais donné ma parole à Carlo Molinari et je suis resté à Metz. » Sa seconde saison est une réussite (39 matches toutes compétitions confondues et 8 buts) et les cadors de la Division 1 se pressent autour de l’Isérois. « Fin 1994, Lyon, Bordeaux et Paris se sont manifestés. J’ai opté pour le champion en titre, Paris, qui souhaitait me prendre pour remplacer Raï qui sortait d’une année pénible. » Mais Raï reste et Luis Fernandez utilise Séchet comme solution de rechange. L’aventure parisienne tourne court (seulement 12 matches titulaire, NDLR). « J’ai énormément appris aux côtés des Brésiliens et des internationaux. Et puis j’ai joué une demi-finale de Ligue des Champions contre Milan et remporté deux coupes nationales cette année-là. » Un moindre mal.

Sa carrière prend fin en 2001 à Sarrebruck, en Allemagne, après un passage intéressant à Saint-Étienne et un come-back à Nancy. Installé près de Saint-Julien-lès-Metz où il a monté une agence de publicité avec son épouse et a entraîné, entre 2012 et 2015, Raon L’Etape (CFA).


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