PJANIC Miralem

Sport : Football

Club : AS Roma (Italie)

Date de naissance : 2 avril 1990

Lieu de naissance : Tuzla (Bosnie-Herzégovine)

Biographie


C’est en 2003 que Miralem Pjanic signe son premier contrat au FC Metz. Il n’a que 13 ans. Accompagné du secrétaire général de la Fédération luxembourgeoise de football et du sélectionneur national de l’époque, et ancien Messin, Guy Hellers, « Miré » signe sa première licence à Metz alors que de grands clubs étrangers le courtisaient ardemment (Ajax Amsterdam, Inter Milan, Juventus Turin…). « Je ne regretterai jamais ce choix. Metz est un club familial, formateur, proche du Luxembourg. »

Miralem Pjanic est né le 2 avril 1990 – quelques mois après l’avènement de Slobodan Milosevic, à l’origine de l’embrasement de l’ex-Yougoslavie – à Rainci Gornji (Bosnie-Herzégovine). Quelques mois après sa venue au monde, la guerre en ex-Yougoslavie dévaste le pays voisin, la Croatie, et à l’automne 1991, le conflit menace la Bosnie. Farhudin, le papa de Miralem, ancien attaquant de deuxième division en Bosnie, s’exile en éclaireur à Schifflange au Luxembourg, où un copain footballeur l’aide à trouver une licence semi-professionelle, des papiers et un emploi dans le bâtiment. Farhudin Pjanic n’est pas étranger à la passion dévorante pour le football de son jeune garçon. « Il m’emmenait avec lui lorsqu’il allait s’entraîner, se souvient Miralem. Je prenais plaisir à le regarder jouer. »

De son enfance au Luxembourg, Pjanic ne garde que de bons souvenirs. Le Grand-Duché a très rapidement adopté la famille Pjanic, en quête d’une vie meilleure. « Grâce au foot, mon père a réussi à avoir des papiers, ce qui nous a permis de rester vivre au Luxembourg et d’échapper au conflit en Bosnie. » Et le retrouver à Metz, à quelques dizaines de kilomètres de la nouvelle vie des Pjanic n’est pas un hasard. Très précoce, il signe son premier contrat professionnel à 16 ans – une rareté au FC Metz – et découvre la Ligue 1 un beau jour d’août 2007, contre le Paris Saint-Germain. Affublé d’un numéro 33, Pjanic impressionne déjà.

Après 38 matchs avec le FC Metz (et 4 buts), Miralem Pjanic quitte son club, relégué en Ligue 2, pour l’Olympique Lyonnais et 7,5 millions d’euros. « Quand Lyon m’a sollicité, je n’ai pas hésite une seconde. C’est le club référence en France. Déjà à Metz, je suivais leurs performances, j’étais devenu supporter de cette équipe lyonnaise avec les Essien, Diarra… » Nous sommes en 2008 et Pjanic a une autre décision importante à prendre : le choix de sa sélection nationale. Courtisé par le Luxembourg, la Bosnie et même la France, Miralem opte pour la Bosnie, « le pays où je suis né. C’est un choix de cœur ». Une première année difficile (la perte de vitesse de l’OL et la première grosse blessure de sa carrière) avant de devenir un élément important de la formation de Claude Puel lors de la deuxième année, ponctuée par un but important contre le Real Madrid en Ligue des Champions. En 2010, Yoann Gourcuff signe à l’OL. « Je ne pense pas que les dirigeants l’ont recruté parce qu’ils étaient déçus par mes performances », expliquait-il à l’époque.

En 2011, après trois ans passés en Rhône et Saône, Pjanic franchit les Alpes et rejoint l’AS Roma. Il confirme aujourd’hui tous les espoirs placés en lui. « La Roma, c’est un club mythique et un stade exceptionnel. Je ne pouvais pas refuser cette offre. Je suis épanoui ici et je compte bien marquer l’histoire du club. » Et il n’a pas encore fini de faire parler de lui.


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