PIRES Robert

Sport : Football

Club : Sans club

Date de naissance : 29 octobre 1973

Lieu de naissance : Reims

Biographie


Champenois de naissance, Robert Pirès arrive à Metz à l’âge de 19 ans en provenance du Stade de Reims. « Je m’imaginais davantage signer un contrat pro au Stade de Reims et faire une carrière honnête dans mon club formateur. Ma carrière, je la dois à deux clubs : le Stade de Reims forcément et le FC Metz qui m’a fait signer mon premier contrat professionnel. » Il débute sous les couleurs messines face à Lyon en 1993 et épate vite les observateurs par son talent inné balle au pied. Rapidement incontournable aux yeux de Joël Muller, Robert Pirès détonne aux côtés de Cyrille Pouget – devenant rapidement les « PP Flingueurs » – et offre un premier trophée au FC Metz en 1996 avec la Coupe de la Ligue. Pour Robert Pirès, un joueur a été déterminant dans la réussite du club à cette époque. « Philippe Vercruysse. Son arrivée lors de la saison 1994-1995 m’a fait énormément de bien. Nous étions au fond du classement et je n’avais pas encore cette capacité à tirer l’équipe vers le haut. Il m’a alors dit : « joue comme tu sais jouer. Je m’occupe du reste. » Résultat : nous avons fini à un point d’une place qualificative en coupe d’Europe. »

En 1998, après ce titre de champion de France manqué à l’ultime journée au profit de Lens, Robert Pirès devient champion du Monde avec les Bleus et le final que l’on sait, et signe à l’Olympique de Marseille. Le début des ennuis sportifs pour le club grenat. « J’ai l’habitude de dire que tout seul, on ne peut rien faire. Mon départ a coïncidé avec d’autres : Pouget, Lang, Song… Toute une génération s’est dispersée en même temps. Ce qui a forcément fait mal au club. » Vice-champion de France et finaliste de la Coupe de l’UEFA en 1999, il est capitaine de l’OM dès sa deuxième saison au club mais décide de quitter la Canebière en 2000, tout juste auréolé d’un titre de champion d’Europe avec les Bleus.

Il rejoint l’Angleterre et Arsenal. « J’ai atteint le summum du football et ce, à tous les niveaux. J’y ai passé six années formidables : j’ai eu la chance de bénéficier d’une formation solide à la France, l’une des meilleures en Europe à mon avis. Puis, évoluer sous la houlette d’Arsène Wenger est une chance qui se mesure au quotidien. Avec un tel coach, vous ne pouvez que progresser. Il ne m’a jamais mis la pression et a toujours cru en moi. » Avec les Gunners, Pirès remplit son palmarès : deux titres de champion d’Angleterre, deux coupes d’Angleterre et une finale malheureuse de Ligue des Champions en 2006 (il est remplacé dès la 18e minute suite à l’expulsion du gardien d’Arsenal, Jens Lehmann, pour laisser place au deuxième gardien, Almunia) qui le verra quitter son club pour l’Espagne et Villarreal. Il est vice-champion d’Espagne à l’issue de la saison 2007-2008 avec le Sous-Marin Jaune puis retourne en Angleterre, à Aston Villa, en 2010. International à 79 reprises, Robert Pirès a tout gagné avec les Bleus. « Pour moi, il était impensable que je sois un jour en équipe de France. Et pourtant, j’ai porté 79 fois le maillot bleu. Puis, j’ai eu la chance d’être dans la bonne génération. » Le Rémois n’a toujours pas raccroché les crampons puisqu’il a joué récemment dans l’Indian SuperLeague, le nouveau championnat d’Inde. Il a porté les couleurs de Goa.


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