NIOMBLA Gnonsiane

Club : Siofok (Hon)

Date de naissance : 09/07/1990

Lieu de naissance : Villeurbanne

Biographie


Arrivée en juillet 2018 à Metz Handball, Gnonsiane Niombla n’a pas vécu 2018-2019 une saison comme les autres. Déjà parce qu’elle retrouvait le championnat de France après deux ans passés en Roumanie, mais aussi en devant jouer à un autre poste que le sien et enfin en étant sacrée championne d’Europe en décembre 2018, après avoir été rappelée de dernière minute par son sélectionneur.

Dimanche 9 décembre 2018. Gnonsiane Niombla profite de vacances exceptionnelles suite à sa non-sélection pour les championnats d’Europe en France. Une nouveauté pour celle qui passait ses mois de décembre avec l’équipe de France depuis cinq ans et ses premiers championnats du monde en 2013, en Serbie. « C’était forcément une déception de ne pas faire partie de la sélection pour un championnat d’Europe, explique la joueuse. D’autant plus quand c’est dans son pays. Mais je m’y étais préparée, les derniers signes n’allaient pas dans le sens d’un appel avec les Bleues. J’ai donc profité de cette période pour voir des amis que je ne vois pas souvent, pour prendre des vacances, pour profiter quoi ! (rires) »Une décision du sélectionneur, durant la compétition, change la donne. Olivier Krumholz, appelle Gnonsiane Niombla pour suppléer Kalidiatou Niakaté, l’arrière gauche de Nantes et future joueuse de Brest. « J’attendais beaucoup de Kalidiatou, mais elle n’a pas su s’adapter au temps de jeu qu’elle a eu, avec l’explosion d’Orlane (Kanor) au même poste. J’ai donc pensé que c’était le moment de changer. » Gnonsiane est appelée à la rescousse. « Les qualités de Gnonsiane complètent notamment mieux celles d’Orlane et d’Estelle (Nze Minko). Et j’espère qu’elle sera un peu revancharde, afin de prouver à son coach qu’il avait tort de ne pas la sélectionner dès le début ! » La Messine ne tergiverse pas et doit vite se fondre dans un groupe qu’elle connaît par cœur. « J’avais envie de prouver qu’il avait fait le bon choix, ajoute l’arrière de Metz Handball. Je me suis dit que si je me loupais, ça risquait d’être difficile pour moi par la suite. J’étais en forme et j’ai apporté tout ce que j’ai pu au collectif. »Pour une victoire finale face aux Russes et la quatrième médaille en quatre ans pour Gnonsiane, après le bronze aux Europe de 2016, l’argent olympique de 2016, et la médaille d’or lors des Mondiaux de 2017. « C’est juste fou ce qu’il nous est arrivé. Nous sommes montées en puissance et nous avons su bien gérer cette finale. C’était un grand moment. »

Arrivée à l’été 2018 en provenance du CSM Bucarest (Roumanie), club avec lequel elle a remporté tous les titres nationaux, Gnonsiane Niombla fait alors le choix de revenir en France après une belle expérience à l’étranger. « J’ai adoré la Roumanie ! J’avais, comme beaucoup de monde qui ne connaissent pas ce pays, pas mal d’a priori avant d’arriver. Pourtant, au moment de quitter Fleury pour l’étranger, j’avais le choix entre Bucarest et Rostov, en Russie. Et j’ai fait le bon choix. Les Roumains sont adorables, la ville est magnifique et j’ai adoré y vivre. L’étranger, c’était un rêve, je suis heureuse d’avoir pu y arriver. » Retour en France et à Metz, pour le plus grand plaisir de son coach, Emmanuel Mayonnade. « « Gnons » s’est très vite adaptée au collectif car elle connaissait une grande partie de ses nouvelles coéquipières. Elle possède de belles affinités avec Grâce Zaadi, Béatrice Edwige ou Astride N’Gouan, voire Manon Houette qu’elle a connue à Fleury. Sa copie d’ensemble est bonne, d’autant qu’elle ne joue pas à son vrai poste avec nous. Arrière droit chez nous car le poste d’arrière gauche est bouché par les grosses performances de Xenia Smits et d’Orlane Kanor. Mais elle a su faire preuve d’une belle adaptation, pour respecter la cohérence de notre effectif. » Un poste nouveau donc, pour la native de Villeurbanne, qu’elle découvre non sans mal. « Pour quelqu’un qui ne joue pas à son poste, je m’en sors pas trop mal (rires). Malgré tout, j’ai une vraie ambition de m’imposer à mon poste d’arrière gauche à Metz, même si la concurrence est rude avec Orlane et Xenia. Ce sont des grosses pointures alors on verra (sourire). » Formée à Vaulx-en-Velin et passée par Fleury, Gnonsiane Niombla a encore, à 28 ans, une belle marge de progression selon son entraîneur. « Gnonsiane est un super joueuse mais elle doit être plus tranchante, aller plus au duel encore. C’est en bonne voie. » Heureuse à Metz, la Villeurbannaise se voyait rester longtemps à Metz. « Je suis bien ici. J’ai fermé toutes les options à l’étranger car je veux rester en France, à Metz aussi évidemment. Revenir dans son pays après deux années loin des siens, ça n’a pas de prix. » Son départ surprise, lors de l’été 2019, a surpris. Sous contrat jusqu’en 2020 avec le club mosellan, elle s’est séparée d’un commun accord avec les dirigeants lorrains pour s’engager avec Siofok, troisième du championnat de Hongrie et vainqueur de la Coupe EHF la saison passée. « Je n’avais pas du tout songé à partir de Metz jusqu’au début du mois de juin. À ce moment-là, on m’a fait comprendre que je ne jouerais pas la saison prochaine, au vu du nombre de joueuses professionnelles (15 au total, pour 14 appelées en Ligue féminine). » À 28 ans, Niombla connaîtra sa deuxième expérience à l’étranger après Bucarest (2016-2018). « Avant de m’engager ici, j’ai évidemment discuté avec Estelle Nze Minko. Elle ne m’en a dit que du positif ! Je voulais un nouveau défi pour ma carrière et le championnat hongrois m’attire. » 


Articles