MARCHAND-ARVIER Marie

Sport : Ski alpin

Club : Ski Club de Méribel

Date de naissance : 8 avril 1985

Lieu de naissance : Laxou

Biographie


Avant ce fameux jour du titre de vice-championne du monde du 3 février 2009, le meilleur résultat de la skieuse des Contamines-Montjoie, en Super-G, était une 9e place obtenue à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, en Coupe du Monde. Difficile alors de placer Marie Marchand-Arvier parmi les favorites de la discipline. « J’étais consciente que je ne faisais pas partie des favorites du Super-G mais j’étais venue à Val-d’Isère avec un objectif clair de médaille, avoue la skieuse. J’avais fait deux podiums deux saisons avant, en descente, – Cortina d’Ampezzo (Italie) en janvier 2007 et à Lenzerheide (Suisse) en mars 2007 – et je me plaçais en tant qu’outsider. » Les favorites de la compétition, Lindsey Vonn, Anja Paerson, Tina Maze, Julia Mancuso, Renate Götschl ou Elisabeth Goergl ne devaient laisser que quelques miettes aux chances tricolores emmenées par la Lorraine et sa compatriote Ingrid Jacquemod. « Un mois avant la compétition, j’avais déjà eu l’occasion de descendre la piste et j’avais eu de bonnes sensations. C’est difficile à expliquer mais j’avais un bon pressentiment. »

« J’avais une boule d’énergie ce matin en me levant, cela pouvait basculer dans l’excellence comme dans le mauvais. » La native de Laxou (Meurthe-et-Moselle) savait que cette journée ne serait pas comme les autres. S’élançant avec le dossard n°2, la Française de 23 ans avait signé un temps de référence qui a résisté à toutes les favorites jusqu’au passage de Vonn, la meilleure skieuse de la saison passée. « J’ai vécu une situation unique. J’étais dans un état second, c’est difficile à décrire comme état d’esprit. J’étais dans un bulle, je tremblais. Mais ce n’était pas de la peur mais de l’excitation. » Avec un temps de 1’21″07, elle ne laisser que 34 centièmes de seconde à la championne du monde américaine. « J’ai fait une descente presque parfaite et je sais où j’ai perdu ces 34 centièmes. Une courbe prise trop large car je suis arrivée avec trop de vitesse et j’ai eu du mal à anticiper. Je pense que j’étais dans un jour où je pouvais la battre mais je ne regrette pas un seul instant cette course. » Marie Marchand-Arvier, sous le soleil de la piste de Val-d’Isère, devient alors la première Française à être médaillée aux Mondiaux depuis la deuxième place de Christel Pascal dans le slalom de Sankt-Anton, en février 2001. « Faire cette performance, à domicile qui plus est, est quelque chose de fantastique. Le public français était acquis à ma cause et j’ai dû attendre une éternité avant de valider cette deuxième place car je suis partie dans les premières. » Seule Vonn fera mieux, Andrea Fischbacher se contentera de la 3e place. « J’ai eu de la chance de vivre ça en France, conclut la descendeuse qui prépare un nouveau coup pour les prochains JO. C’est unique et cela restera gravé à jamais dans ma mémoire. » 


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