D’AMICO Patricio

Sport : Football

Club : Retraite sportive

Date de naissance : 10 février 1975

Lieu de naissance : Buenos Aires (Argentine)

Biographie


À aujourd’hui 39 ans, Patricio Martin D’Amico est un homme heureux. « Je suis content d’avoir pu prendre en main un club en Amérique du Sud, raconte le natif de Buenos Aires. Au moment de raccrocher définitivement les crampons, en 2012, à l’âge de 37 ans, je savais ce que je voulais faire. Cela n’a pas été facile pour moi de dire adieu au terrain mais j’attendais aussi ce moment de passer de l’autre côté. C’est plus facile à accepter en restant dans le milieu du football. » Après une dernière pige du côté de Voghera, club de Série D italienne (4e division nationale), Patricio D’Amico a presque immédiatement rejoint le CD Maldonado (Paraguay). Après douze ans passés en Europe, entre la France et l’Italie, l’Argentin est retourné chez lui, en Amérique du Sud, avec le sentiment du devoir accompli. « Avec le FC Metz, j’ai eu la chance de vivre une saison en Ligue 1 et une montée dans l’élite lors de ma troisième année au club. J’ai connu une finale de coupe de France avec Châteauroux, un titre de champion de Série C avec Legnano, le club de Marco Simone, une montée en Série C1 avec Pavia Calcio… je crois avoir fait une carrière honorable. J’ai toujours été généreux dans tous les clubs que j’ai joués. Je n’ai aucun regret. »

Repéré par le FC Metz en 2000 après avoir que les dirigeants aient visionné un match entre Badajoz, le club de l’Argentin et la réserve du FC Barcelone, Patricio D’Amico doit immédiatement soutenir la comparaison avec son frère jumeau Fernando, arrivé de Badajoz un an plus tôt, à Lille. « Avec mon frère, toute notre vie, on a toujours été comparé par les autres, analyse Patricio, qui a porté le même maillot que son jumeau dans leur club formateur, All Boys, en Argentine, mais aussi à Quilmes et lors de leur première expérience européenne, à Badajoz, en Espagne. Pour nous, c’est quelque chose de naturel. Nos parents nous ont fait grandir avec une forte valeur fraternelle et avec un grand état d’esprit collectif. Donc, personne n’a souffert de la comparaison. J’étais fier des réussites de mon frère et lui des miennes. » Ses premiers pas à Metz sont hésitants, dix matchs joués seulement entre 2000 et 2001 et aucune place de titulaire en championnat. Pour s’aguerrir, Metz l’envoie en prêt à Wasquehal (L2) la saison suivante. Il revient au club en 2002, alors que le club est fraichement relégué en Ligue 2. Sous les ordres de Jean Fernandez, Patricio D’Amico devient l’un des éléments majeurs de l’avant-poste messin, dans un système à trois attaquants où l’Argentin fait office d’ailier. « Mon prêt à Wasquehal m’a permis de jouer plus et de revenir plus fort au club. J’avais plus confiance en mes qualités et cela m’a aidé à m’imposer à Metz. » Résultat, 29 matchs joués dont 27 comme titulaire malgré la présence de joueurs comme Jonathan Jager, Éric Hassli puis Cyrille Pouget, Emmanuel Adebayor, Mamadou Niang – arrivé au mercato hivernal – et le jeune Sébastien Renouard. « Mes meilleurs souvenirs au FC Metz sont d’avoir réussi, avec l’aide de tout le groupe, à transmettre, sur le terrain, les vraies valeurs messines. Ces valeurs que possèdent tous les supporters grenats. L ‘abnégation, la ténacité et la foi dans le travail. Grâce à tout ça, on a réussi à monter en Ligue 1. »

Cette montée sonne aussi le glas de la carrière messine de l’ailier argentin qui décide de rester en France, à Châteauroux, pendant une saison et une finale de coupe de France face au Paris Saint-Germain (défaite 1-0). « Au moment où j’ai appris que je n’étais pas reconduit au FC Metz, je n’ai pas ressenti de déception tant ma gratitude pour ce club était grande. J’étais heureux qu’ils aient pu me faire confiance durant deux saisons. » La suite de sa carrière l’emmènera en Italie, à Legnano, Pavie et Voghera, entre Série C et Série D, jusqu’à l’arrêt définitif de sa carrière en 2012.


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