COIGNARD Jordan

Sport : Football

Club : SAS Epinal

Date de naissance : 5 mars 1993

Lieu de naissance : Saint-Avold

Biographie


Son rêve ne s’est pas (encore) réalisé. Mais, à l’instar de nombreux autres joueurs qui ont échoué aux portes du groupe professionnel, il y croit toujours. À juste titre selon lui. « Je suis quelqu’un d’ambitieux, explique Jordan Coignard, défenseur central du SAS Épinal. J’estime avoir le niveau du National et que c’est encore un peu tôt pour avoir une place de titulaire en Ligue 2. Mais une fois que j’aurais acquis plus d’expérience, je pense pouvoir réussir. » Promu au troisième échelon national après une belle saison en CFA sous la houlette de Fabien Tissot, le joueur originaire de Saint-Avold sait que le plus dur reste à venir. Pour lui et pour son club. « Le SAS doit perdurer en National, il a toute sa place dans cette division. Nous visons le maintien et malgré les saisons difficiles connues par les clubs promus de CFA, je pense que c’est jouable. Physiquement, c’est plus costaud mais on peut y arriver et on a une belle carte à jouer. Et moi aussi d’ailleurs. » Oublié par Albert Cartier il y a deux ans après avoir fait pourtant quelques matchs de préparation avec le FC Metz, le joueur passé par Hombourg-Haut, Merlebach, L’Hôpital et l’Étoile Naborienne de Saint-Avold n’a pas été conservé à l’issue de sa saison en CFA2 avec la réserve grenat. « Le premier mois après l’annonce de la fin de l’aventure avec le FC Metz, j’ai été chamboulé et je me demandais ce que j’allais faire. Il faut être fort mentalement pour ne pas craquer et tout envoyer valser. Mais ma famille m’a beaucoup aidé et moi, j’y croyais. J’ai juste trébuché à la dernière marche. Il me reste cela à franchir. »

Pas de contrat pro comme finalité malgré un intérêt qui a toujours été très assidu de la part des formateurs messins. « La première fois que les membres de la préformation ont voulus me récupérer, j’avais 6-7 ans et je jouais au SO Merlebach. Mais mon père trouvait que c’était trop jeune pour intégrer le FC Metz et je n’y suis allé qu’à l’âge de 12 ans lorsque j’évoluais sous les couleurs de l’Étoile Naborienne avec Sébastien Ferrand, avec qui j’ai énormément appris. » Un nouveau monde pour Jordan Coignard qui tente de faire son trou parmi les nombreux joueurs du centre de formation grenat à son poste de milieu défensif. Fan du club depuis la première heure, Jordan doit mettre sa passion de côté pour se concentrer à fond sur son football. De la génération 1993, peu sont ceux qui foulent fréquemment la verte pelouse de Saint-Symphorien : Michel Lê, Erwan Martin, Guillaume Cappa n’ont pas ou peu eu leur chance (ou le niveau, c’est selon)… Seul Thibaut Vion a aujourd’hui bonne place dans l’effectif messin après un aller-retour sous le soleil de Porto. « Mentalement, c’est très dur car il y a une très forte concurrence et il faut être tout le temps performant. C’est quelque chose de balaise de rester 8 ans dans un centre de formation. Et ça, j’en suis fier. » Devenu défenseur central dans les deux dernières années de sa formation, Jordan Coignard a vite rebondi, relancé par le SAS Épinal, rétrogradé en CFA. « Je dois beaucoup à Épinal qui m’a relancé après cette mésaventure. Le projet sportif du club et la confiance de Fabien Tissot, l’entraîneur, m’ont beaucoup aidé à remonter la pente. J’ai quelques regrets à propos de mon passage à Metz mais je suis aujourd’hui content de jouer à Épinal. » La marche sera-t-elle trop haute ?


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