BOFFIN Danny

Sport : Football

Club : Retraite sportive

Date de naissance : 10 juillet 1965

Lieu de naissance : Saint-Trond (Belgique)

Biographie


Il reste sans conteste l’une des plus belles trouvailles du président Carlo Molinari. Dynamiteur aux côtés de Robert Pirès avant d’être l’habile complément de Frédéric Meyrieu à partir de 1998, le milieu de terrain belge aura marqué la glorieuse époque du FC Metz. Et c’est à Saint-Trond, ville néerlandophone de Belgique de 40 000 habitants, située dans la région flamande, que l’on doit la naissance de Danny Boffin. C’est d’ailleurs dans le club de la ville, le Koninklijke Sint-Truidense Voetbalvereniging (K. Saint-Trond VV pour les Francophones), que le milieu de terrain de petit gabarit (1,72m) débute sa carrière. « Mon cœur a toujours été Canari (surnom de l’équipe de Saint-Trond, NDLR) et mes premiers pas sous ce maillot reste un moment important de ma carrière », souligne l’ex international belge. Après trois ans passés à « de hel van Staaien » (« l’enfer du Staaien », du nom du stade du Saint-Trond VV : le Staaienveld, NDLR), Danny Boffin rejoint le RFC Liège et participe aux dernières grandes années des Sang et Marine, aujourd’hui dans les fins fonds du championnat belge. Mais son passage à Liège, de 1987 à 1991 lui offre sa première cape avec la sélection belge, en août 1989 contre le Danemark. « Mon passage avec les Diables Rouges m’a permis de disputer quatre Coupes du monde, ce qui n’est pas arrivé à tout le monde. 53 sélections, c’est quand même pas mal non ? » Il tape alors dans l’œil de l’ogre belge, le RSC Anderlecht, qui recrute l’ailier gauche en 1991.

Aux côtés des monstres du football belge que sont Marc Degryse ou Philippe Albert, Danny Boffin brille sous les couleurs du Sporting. Après six ans passés au stade Constant Van den Stock et trois titres de champion plus tard, c’est le FC Metz qui profite de l’aubaine et recrute le joueur alors âgé de 32 ans. « Mon passage à Metz était quelque chose de super. Je pense que je suis parti tardivement vers le championnat de France. J’avais quand même 32 ans. J’ai quitté la Belgique un peu trop tard mais j’ai quand même passé trois bonnes saisons. On a été vice-champion de France, on a été en finale de la Coupe de la Ligue. » Surnommé « la Mobylette », le milieu de terrain belge fait lever les foules à Saint-Symphorien et participe aux côtés de Rigobert Song, de Robert Pirès et de Lionel Letizi entre autres, du fameux titre de vice-champion de France de Ligue 1 en 1998. Ses premières années réussies tapent d’ailleurs dans l’œil des grands clubs hexagonaux. « Quand j’étais à Metz, j’ai au l’occasion d’être transféré à Marseille mais le club ne voulait pas. Ça veut dire que j’ai quand même montré quelque chose en France. » Titulaire indéboulonnable du schéma tactique de Joël Muller, Danny Boffin excelle dans son rôle de meneur de jeu. « Quand je suis arrivé à Metz, Joël Muller m’a replacé alors que pendant toute ma carrière, j’ai joué à gauche. Mais je n’aimais pas coller la ligne. C’est dommage que ce soit arrivé alors que j’avais déjà 32 ans. C’est l’un de mes regrets. » Durant trois saisons et demies, Danny Boffin brille sous le maillot grenat, jouant la bagatelle de 113 matches de Ligue 1 avant de partir, lors du mercato hivernal, dans son club de cœur, à Saint-Trond, en janvier 2001.


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