BOCANDE Jules

Sport : Football

Date de naissance : 25 novembre 1958

Lieu de naissance : Zinguichor (Sénégal)

Biographie


Interdit de football dans son pays à la suite de bagarres survenus en finale du Coupe du Sénégal, Jules Bocandé fait ses valises pour l’Europe et la Belgique. Il part pour le Hainault où il signe un contrat avec la modeste équipe de Tournai qui n’évolue alors qu’en 3e division du championnat belge. Véritable machine à empiler les buts, Bocandé attise les convoitises, et se voit même contacté par le grand Anderlecht de Tomislav Ivic. « Capitaine Fracasse », comme il sera vite surnommé durant sa carrière, signe à Seraing et réalise deux belles saisons en Wallonie au point de séduire l’ensemble du staff messin. Meilleur buteur de Division 1 en 1985-1986 (23 buts) devant Dominique Rocheteau et Vahid Halilhodzic, l’international sénégalais boucle deux saisons réussies en Moselle (36 buts en 70 matches), auréolées d’un exploit encore dans toutes les mémoires : le fameux Barça-Metz d’octobre 1984 (1-4) où Bocandé, associé à Kurbos, avait humilié la défense catalane devant son public. Alors que tout était signé avec les Girondins de Bordeaux depuis plusieurs mois, Bocandé décide, contre toute attente, de s’envoler pour la capitale et le Paris SG lors de l’été 1986.

Cette année-là, Paris recrute également l’un des buteurs stars du championnat de France : le Nantais Vahid Halilhodzic. Et là, tout ne se passe pas comme prévu pour le Grand Jules : « Safet Susic ne voulait pas jouer avec moi. Toute la France l’a vu : il préférait donner le ballon à Halilhodzic. Rocheteau et moi, c’est comme si on était rayés des cadres… » Après une saison compliquée dans la Ville Lumière, il rejoint l’OGC Nice en novembre 1987 pour tenter de relancer une carrière au point mort. Nice, puis Lens, avant de terminer sa carrière, là où tout a commencé, en Belgique (Alost). Yvon Le Roux, ancien stoppeur international passé par Nantes, Monaco ou Marseille se souvient : « Bien sûr, il y avait les roublards comme Onnis ou Halilhodzic mais le plus difficile était Bocandé. Pendant 90 minutes, il te laminait, il était usant, malin, allait au contact avec rudesse, voire vicieux même. Mais bon, à la fin du match, si t’avais été bon et loyal, il venait vers toi, te serrait la main et te disait un « bon match ». » Sa carrière de joueur achevée, il devient entraîneur et prend en charge l’équipe du Sénégal de football qu’il mènera en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations de football en 1994. Retourné à Metz où il s’était révélé à l’Europe du foot pour se soigner, il décède le 7 mai 2012.


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