N°103

Octobre

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- Angélique Roujas, la vie sans le FC Metz
- Manon Houette ouvre son auberge de jeunesse
- FC Metz : Adama Traoré, la clé ?

L'édito du mois

Histoire(s) de sanction

Sanction. Ces derniers temps, c’est un mot qui revient (trop) souvent. Il est même parfois plus question de sanctions que d’exploits sportifs. Alors la question qu’il faut se poser est la suivante : y a-t-il une recrudescence disciplinaire à l’encontre des institutions et des sportifs ou la presse nationale et les sites Internet dits « spécialisés » en font-ils plus écho à l’heure du buzz ? Il faut se poser la question au regard des différents types de sanction. Il y a d’abord la sanction crétine. Celle qui consiste à condamner financièrement (21 000 € tout de même) le club du FC Nantes pour l’utilisation d’engins pyrotechniques lors du vibrant hommage à Emiliano Sala avant un match de championnat. La LFP s’est justifiée niaisement en brandissant les textes de loi… Il y a ensuite la sanction invisible. Celle qui n’existe pas alors qu’un joueur est condamné à de la prison avec sursis et une amende pour violences conjugales avérées pour privilégier le sportif à l’humain. Stoppila Sunzu, joueur du FC Metz, était bien titulaire quelques heures plus tard avec son club pour jouer un match de championnat. Chacun se fera son idée. Il y a également la sanction calculée. Celle imaginée par le défenseur international espagnol et capitaine du Real Madrid qui plus est, Sergio Ramos, pour éviter une éventuelle suspension pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Carton jaune volontairement pris au match aller à Amsterdam (victoire du Real 2-1) pour assurer sa présence au tour suivant. Il verra des tribunes son équipe se faire exploser par la jeunesse de l’Ajax (défaite 1-4) au match retour. L’arrogance a un prix. Il y a enfin la sanction punitive. Celle qui empêche un joueur de jouer avec son équipe pour ne pas avoir prolongé son contrat avec son club formateur. Celle d’Adrien Rabiot, récidiviste concernant les affaires extrasportives, qui refuse de prolonger avec le PSG, pour partir où il le souhaite en juin prochain. Injuste ou normal ? Arsenal n’a pas fait le même choix avec son joueur Aaron Ramsey qui rejoindra libre la Juventus Turin cet été. « Qui néglige de punir le mal sanctionne » a dit Léonard De Vinci. Sanctionné ou sanctionneur, ce ne serait finalement qu’une histoire de karma ? Le fameux retour de bâton. J’aime à y croire.

 

Guillaume Quignon, journaliste