N°90

Juillet / Août

Numéro spécial voyage : les sportifs passés
par des clubs de Moselle nous font découvrir leur pays

L'édito du mois

Chaises musicales

Cet été va prendre un fort accent foot. Mondial oblige. Mais paradoxalement, si la moindre actualité de l’équipe de France est scrutée à la loupe (« voici les images exclusives du départ du bus des Bleus pour l’aéroport » … ou mieux « découvrons la photo Instagram d’Antoine Griezmann avec les autres joueurs dans l’avion » …), c’est pourtant les entraîneurs qui alimentent le début d’été des Footix. « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? »

 

Le départ – surprise – de Zinédine Zidane du Real Madrid a provoqué un raz de marée dans le football espagnol. Qui l’eût cru. Ce qui devait être une banale passation de pouvoir en terres madrilènes est devenu une affaire d’État. Malgré de (trop) nombreux candidats à la succession de Zizou (Pochettino, Michel, Guti, Allegri, Conte, Hierro, Blanc, Klopp, Ranieri, Sarri ou Quique Setien), il a fallu que le président du Real, Florentino Perez, aille chercher le sélectionneur espagnol, et ce, à trois jours du début du Mondial. Julen Lopetegui nouveau coach merengue et c’est toute l’Espagne qui implose. Lopetegui viré 24 heures avant le match d’ouverture de la Coupe du Monde, c’est Fernando Hierro, légende madrilène de la Roja, qui vient jouer les pompiers de service. L’effet papillon.

 

Plus localement, Nantes a choisi son Portugais (Miguel Cardoso), Nice son champion du Monde (Patrick Vieira), Caen son inconnu (Fabien Mercadal) et Toulouse son ancien (Alain Casanova, pas encore officialisé). Metz, lui, a frappé un grand coup en choisissant un homme fort du football français en la personne de Frédéric Antonetti. Un profil heureux qui va faire du bien dans un club secoué par les récentes déclarations de son « ex », Frédéric Hantz, à propos du fonctionnement de l’État-major messin et des infrastructures. Metz n’avait pourtant pas attendu les vociférations du Rodézien, et a présenté début juin, un nouveau centre d’entraînement qui doit être construit sur 31 hectares de l’ancienne base aérienne 128, sur le plateau de Frescaty et qui sera achevé en juin 2019. Un plan à 27 M€ intégralement financé par le club. Nouveau centre, nouvelles ambitions en Ligue 1 pour 2019-2020 ? Le battement d’ailes d’un papillon… souvenez-vous.

 

Guillaume Quignon, journaliste

 

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