N°89

Juin

- Frédéric Antonetti, objectif Ligue 1
- Le Waves Open 57, édition 2018
- FC Metz : un nouveau centre d’entraînement en 2019
- Retour avec Thierry Weizman sur la saison de Metz Handball

L'édito du mois

Hantz, déballage utile… ou pas

Quand un entraîneur déballe son sac en fin de saison, alors que l’orchestre a fini son concert, que le rideau est tombé et que le public a quitté la salle – non sans avoir jeté quelques fruits et légumes sur des musiciens de seconde zone – il y a deux écoles.

 

Ceux qui applaudissent des deux mains en admirant le courage d’un entraîneur sans langue de bois, capable de mettre son poste en péril en dénonçant, je cite, « une inertie incroyable dans ce club » et se plaignant n’avoir eu « aucun message de la direction » depuis l’officialisation de la relégation du FC Metz en Ligue 2. « Aujourd’hui, cette inertie ne peut plus continuer. »

 

Et puis il y a ceux qui trouvent cette initiative un peu tardive, voire trop facile, alors que le club est déjà relégué et que le coach n’a jamais clamé une grande envie de continuer. « Tu arrives dans un club en grande difficulté et pour servir de bouclier à la situation. Il y a des choses qui m’ont choqué, d’autres surpris et très souvent désagréablement. »

 

Après la défaite fatale contre Angers à Saint-Symphorien, Frédéric Hantz a décidé d’allumer tout le monde. « Aujourd’hui, on a 27 joueurs professionnels, il y en a 16 qui n’ont pas le niveau. Sur les 11 qui ont le niveau, il y en a 5 qui ont été blessés plus de 6 mois. Comment vous voulez jouer un maintien dans ces conditions-là ? » Pour quelle utilité une fois que tout est fini ? Se venger d’une saison noire où rien ne lui aura été épargné, entre les clashs en interne (Cafu, Bisevac), les manques de soutien évidents et les prestations catastrophiques de certains ? Se saborder pour partir d’un club qu’il n’avait jamais réclamé en tant que pompier de service ?

 

La question était de savoir aussi si Hantz voulait de la Ligue 2. Car Hantz est un ambitieux qui n’a jamais souhaité retourner à l’échelon inférieur après l’avoir quitté avec Bastia en 2012. Son départ acté en est (sûrement) la preuve. Alors qui sera le coach de ce club, le seul où « il faut faire 300 m entre le vestiaire et le terrain. Le seul club où la salle de musculation est à l’étage et elle ne fait que 54 m². Le seul club où il n’y a pas un médecin à plein temps » ? Réponse bientôt.

 

Guillaume Quignon, journaliste

 

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