N°115

Novembre

- TFOC : le quart d'heure américain
- Décalé.e : Farid Boulaya, FC Metz
- Moteurs : le Peugeot 3008 restylé à l'essai
- Dans l'actu : Kévin Lejeune, team manager du FC Metz

L'édito du mois

Apocalypse now ?

Après l’époque trouble, place au cauchemar mondial. Un cauchemar sanitaire évident qui doit rappeler à chacun son devoir de distanciation sociale et le principe du « #stayathome ». Un drame qui touche évidemment, et dans une moindre mesure, le sport. Après les matchs à huis clos, le temps des arrêts des championnats professionnels, les annulations pures et simples des championnats amateurs en France (handball, volley-ball, basket-ball avant le football ?). Puis vint la période de confinement pour les joueurs professionnels de football, avec pour certains, un vol express pour leur pays auprès de leurs proches, quel qu’en soit le coût (200 000 euros (!) pour Keylor Navas au Costa Rica), et celui de la négociation des salaires pour éviter aux clubs de faire banqueroute. Si certains clubs se sont rapidement mis d’accord sur une baisse de salaire, de 70 % de leur salaire mensuel pour les joueurs du FC Barcelone, de 30 % de leur salaire annuel pour ceux de la Juventus de Turin, d’autres ont des difficultés à se mettre d’accord. Un sou est un sou…
Si certains présidents ont pris les devants, comme Jacques Rousselot, le président de l’AS Nancy-Lorraine, qui a envoyé, aussitôt le confinement signifié, ses joueurs en congés payés jusqu’au 6 avril, d’autres sont inquiets, comme le président stéphanois Bernard Caïazzo : « Il y aurait des conséquences désastreuses, avec des pertes financières estimées à 500 millions d’euros. Au total, le foot français pourrait se retrouver avec près de 1 milliard de pertes. On pourrait vite se retrouver en situation de banqueroute. » Ce serait alors l’apocalypse sur le sport le plus populaire du pays et du monde entier…

 

Guillaume Quignon, journaliste

 

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