N°109

Avril

- Crise sanitaire : le grand flou artistique
- Aux bons souvenirs de Julien Cardy
- Melvine Deba, une tête à Metz Handball
- Constance Sibille, la balle jaune sous hypnose

L'édito du mois

L’inclusion pour se dépasser

Mettre en avant le sport pour, avec et par tous. Un objectif pieux. Le sport comme facteur d’intégration, la Moselle en a fait son cheval de bataille. Depuis l’obtention du Label Terre de Jeux, l’inclusion, l’un des 7 axes de Moselle 2024, est une formidable opportunité de monter une opération inédite : celle, par exemple, d’inclure un ou plusieurs bénéficiaires du RSA dans toutes les organisations sportives qu’il soutient. Je vous invite à lire notre article en page 29 pour en savoir un peu plus sur ce projet inédit qui verra le jour d’ici l’été 2020. En parlant d’inédit, parlons aussi de l’Open AVS Pétanque 2e du nom qui s’est déroulé le 7 décembre dernier à Forbach. Organisé conjointement par le groupe AVS Santé, le Comité départemental handisport et l’Amicale des Boulistes, l’Open réunit un double tournoi, de pétanque en doublette associant une personne valide à une personne à mobilité réduite et de boccia (dérivé de la pétanque utilisant des balles molles) concernant les handicaps plus lourds. C’est aussi et surtout le seul événement dans le Grand Est où l’handi se met dans les conditions du valide à la pétanque et où le valide se met dans les conditions du handicap à la boccia.
L’inclusion, aussi paradoxal que cela puisse paraître, permet de transgresser les règles. D’aller au-delà de ses limites. De vivre malgré les contraintes d’une sclérose en plaques comme le fait au quotidien l’athlète handisport Anita Fatis qui déclarait, il y a peu, qu’elle aimerait que les gens de situation de handicap se disent : « Si Anita peut le faire, pourquoi pas moi. » Car l’une des autres vertus du sport est de créer du lien social. Dans cette même veine, la championne de natation qui gravit aujourd’hui l’Everest souhaiterait aussi, « que tous les chômeurs de longue durée ou les mamans au foyer puissent pratiquer une activité au moins une heure par semaine. Car quand on est bien dans sa tête, on est bien dans son corps ». CQFD.

 

Vivian Peiffer, rédacteur en chef