N°103

Octobre

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- Angélique Roujas, la vie sans le FC Metz
- Manon Houette ouvre son auberge de jeunesse
- FC Metz : Adama Traoré, la clé ?

L'édito du mois

Le sport doit retrouver sa place

Avez-vous remarqué que depuis la reprise du championnat de Ligue 1, le sport n’a plus sa place ? On ne parle pas d’arrêts de jeu mais de suspensions temporaires de match. On ne parle plus de lucarne mais de banderoles. Aujourd’hui, sous l’autel de la lutte contre l’homophobie – intention à la fois totalement justifiée et louable – les matchs sont systématiquement arrêtés. En témoigne ce Metz – PSG où le message de la Tribune Ouest – «PSG, LFP, laisse-moi te chanter d’aller te faire en… Je passerai pas à la télé, parce que mes mots sont pas très gais» – était plus moqueur qu’homophobe. Pareil à Toulouse où « Toujours en L1 3 ans après merci PD », référence à Pascal Dupraz, a fait mouche ou à Nîmes lorsque les supporters indiquent qu’il n’y a « pas d’homophobie chez nous… La Ligue, la ligue, on t’accule ». Autant de messages qui dénotent d’un véritable malaise entre les pouvoirs publics et les supporters. D’où la nécessité d’une pédagogie envers ces mêmes supporters. La ministre Roxana Maracineanu a annoncé que l’instance nationale du supporterisme remettrait des propositions pour définir «ce qui revêt un caractère homophobe ou non». À l’initiative de la présidente de la LFP, une réunion a même été organisée le 5 septembre dernier entre des associations de lutte contre l’homophobie et des associations de supporters. En espérant que le dialogue s’instaure à nouveau entre les différentes parties et surtout que le sport retrouve toute sa place.
Du sport qui a toujours été à l’honneur en Moselle, déjà sous l’ère de Philippe Leroy, ancien président du Conseil Général, décédé le 19 août dernier et à qui nous tenions à rendre hommage. Nous avions encore eu le plaisir de l’interviewer en fin d’année dernière à l’occasion d’un numéro spécial consacré au FC Metz. Comble de la délicatesse, il nous avait envoyé une carte de remerciements.

 

Vivian Peiffer, rédacteur en chef