Krumbholz : « Je ne ferme aucune porte »

Date : 31 janvier 2014 - Auteur : Moselle Sport - Photo : DR

Épisodiquement, Moselle Sport vous propose un entretien avec un expert du sport, afin de faire avec lui un tour d’horizon de l’actualité sportive, sans langue de bois. Après Bernard Zénier, Younès El-Aynaoui, Dominique Chapatte et Denis Balbir, entretien avec Olivier Krumbholz, l’ancien sélectionneur des Bleues, jamais avare de bons mots à propos de handball. Extraits.

Après 15 ans à la tête de l’équipe de France féminine, vous avez été remplacé par Alain Portes en juillet dernier. Cette étiquette de sélectionneur d’une équipe féminine ne vous ferme-t-elle pas des portes pour entraîner des garçons et des clubs dans un avenir proche ?

O. K. : C’est une bonne question. Effectivement, on peut s’interroger car en France, il y a un vrai clivage entre le handball masculin et le handball féminin qui n’existe pas forcément à l’étranger. On a tendance à penser qu’un entraîneur, ou n’importe quel acteur du handball féminin d’ailleurs, sera forcément inférieur à un acteur du handball masculin. Mais je crois qu’il y a des gens qui sont capables de faire preuve de clairvoyance et j’ai toujours milité pour considérer les bons entraîneurs comme tels, qu’ils le soient chez les filles ou les garçons.

C’est le handball masculin qui vous attire aujourd’hui ?

O. K. : Il m’attire au moins autant que le handball féminin. Ce serait une nouvelle aventure car je me suis occupé du handball féminin durant de très nombreuses années et cela me tente de voir ce que cela pourrait donner au hand masculin. C’est une population que j’ai quittée il y a longtemps et qui m’intéresse.

Est-ce utopique de vous voir un jour à la tête de Metz Handball ou même de vous voir endosser un rôle plus politique comme chargé aux sports à la Ville de Metz par exemple ?

O. K. : Rien n’est utopique. Je ne ferme aucune porte mais je lutte juste contre le fait de mettre en difficulté un entraîneur, quel qu’il soit, quand les résultats de son équipe sont un peu moins bons. Après, concernant un rôle plus politique, je vous répondrais que tout m’intéresse. Quand on a dirigé des équipes, on a envie de diriger d’autres équipes, même d’orientation plus politique car c’est vrai qu’avec l’expérience, on peut être amené à vouloir se diversifier. Toute proposition sera soumise à une réflexion de ma part.

Quelle analyse faites-vous du parcours de Metz Handball en Ligue des Champions ?

O. K. : Metz a bien démontré contre Krim Mercator (victoire 21-20 le 20 octobre dernier, NDLR) que ses deux rencontres perdues contre Leipzig et Sävehof, en début de Champion’s League, ne correspondent pas à la valeur de l’équipe et qu’elles ont fait des mauvais matchs malheureusement. Elles ont, en tout cas, le niveau de la Ligue des Champions et qu’hormis Györ, qui possède toutes les meilleures joueuses du monde, Metz peut rivaliser avec toutes les autres équipes européennes.

Et que pensez-vous du parcours du Paris SG et de Dunkerque en C1 masculine ?

O. K. : Je ne pense pas que cela soit des résultats qui correspondent à la valeur des équipes françaises. En fonction des équipes, il y a des problèmes divers. Le PSG n’est pas à son niveau, il ne faut pas oublier que le club a sûrement le plus gros budget au monde et certains des meilleurs joueurs du monde aussi. Paris tourne moyennement en championnat et elle ne tourne pas en Ligue des Champions (1V, 1N, 2D au moment de l’entretien, NDLR). Pour Dunkerque, c’est un problème de budget et d’épaisseur d’effectif à ce niveau-là.



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