Gervaise Pierson : « La fin de mes études avant le retour en D1 »

Date : 7 mars 2016 - Auteur : Moselle Sport - Photo : DR

Gardienne de but de Metz Handball entre 2012 et 2015 avec qui elle a connu ses premières sélections en équipe de France, Gervaise Pierson est aujourd’hui en Division 2, à Yutz. Un choix surprenant qui s’explique par la volonté de la joueuse de 29 ans d’achever sa dernière année d’études de kinésithérapeute. Et de revenir aux affaires dès la saison prochaine, à Nantes. Rencontre.

Le choix Yutz Handball cet été

« Essentiellement pour finir mon diplôme de kiné. J’avais 28 semaines de stage à faire cette année à 35 heures par semaine, et je ne pouvais pas clairement le faire tout en continuant le handball à Metz avec tous les entraînements obligatoires. Cela me faisait de trop grosses journées pour pouvoir tout concilier. C’est ma dernière année et j’ai fait le choix des études plutôt que de continuer cette année au plus haut niveau. À Yutz, ça se passe bien, c’est une équipe agréable avec une belle ambiance et je trouve ça gratifiant de pouvoir apporter mon expérience à certaines filles. »

Le championnat de Division 2, « un système ridicule »

« Sportivement… la D2 est un championnat frustrant car on sait pertinemment les équipes qui vont monter puisque les clubs éligibles à la D1 l’an prochain sont connus*. Et comme il aura trois montées, tout est déjà joué d’avance. C’est très frustrant pour moi de jouer un championnat sans enjeu sportif. On ne joue absolument rien et le concept même de la D2 ne permet aucune gratification. Si tu as le budget nécessaire, tu montes, sinon, tu restes en D2 même si tu finis premier du classement. C’est ridicule comme système et très frustrant pour les joueuses. Mais je le savais avant de venir…»

Les études avant le handball

« Malheureusement, la France ne met pas en place de structures suffisamment adaptées pour concilier les études et le sport de haut niveau. Il m’était impossible de valider mon diplôme de kiné tout en continuant de jouer des compétitions avec Metz et de répondre favorablement au sélectionneur de l’équipe de France quand il me convoquait. Des joueuses qui auraient pu faire une grande carrière ont dû laisser tomber le hand pour s’assurer un avenir professionnel. J’ai fait un choix et je l’assume entièrement. Les JO 2016 ? Je n’aurais pas dit non mais j’en ai fait mon deuil facilement. Mes études assurent mes 40 prochaines années, ce que le handball n’aurait jamais pu m’offrir… »

La saison prochaine, le retour de « Gégé » en D1

« Retrouver la Division 1 la saison prochaine, une fois mon diplôme obtenu, était mon ambition. Je vais encore profiter deux ou trois ans du hand à haut niveau avant de me consacrer à ma nouvelle vie de kiné. J’ai un bon profil, je connais les efforts nécessaires pour jouer en D1 et je suis une gardienne de but française et ça ne court pas les rues non plus (rires). J’ai signé à Nantes en ce sens. Metz ? Un retour n’était pas envisageable. Il y avait d’autres clubs pour qui j’ai une affection particulière. Je ne vise pas un retour en équipe de France, je ne me vois pas si loin non plus (rires). La D1, ce sera déjà très bien. »

* Seules trois équipes ont le budget obligatoire pour accéder à l’échelon supérieur. Il s’agit de Chambray, Brest et Celles-sur-Belle. Donc, les trois montées ne se feront pas avec un critère sportif de classement.


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