FC Metz

FC Metz – LOSC : le début de la fin

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Contre le LOSC de Bielsa peu flamboyant, le FC Metz a signé ce dimanche sa 6e défaite à domicile en autant de matches à Saint-Symphorien. Et sa 11e déconvenue sur 12 confrontations au total de cette saison 2017-2018 qui s’annonce, plus que jamais, comme un vrai chemin de croix.

metz-lille-2Tout avait pourtant bien commencé. Les Grenats étaient plein de bonnes intentions à l’entame du match contre un adversaire qui semblait à sa portée. Les consignes de Frédéric Hantz, le nouveau coach étaient claires : monter en intensité, être capable de défendre en avançant et arriver à mettre davantage de pugnacité dans le jeu. Des volontés respectées à la lettre pendant les quarante minutes de la première mi-temps. Au cours de ce laps de temps, le FC Metz avait retrouvé un visage séduisant à défaut d’être conquérant. Tous, ou presque, ont considérablement haussé leur niveau de jeu. N’Guette a su provoquer les fautes chez l’adversaire (Bahlouli, 34e) sans toutefois concrétiser les actions. Matthieu Dossevi – à ce jour le Messin le plus convaincant de la saison – a été égal à lui-même. Tranchant, toujours dans les bons coups, il a été auteur d’un bon coup franc difficilement repoussé par Maignan (20e) et à la manœuvre d’un corner repris de volé par Moussa Niakhaté. Mais le gardien nordiste était « on fire » ce soir. Des Grenats clairement dominateurs mais qui ne marquaient pas à l’image de Cohade (30e) et Roux (41e). Et ce qui devait arriver, arriva. Au terme d’une malheureuse faute dans la surface de Jonathan Rivierez, jusqu’ici impeccable, Pepe ouvrait le score sur penalty (45e + 1)…

« Le match des paradoxes »

metz-lille-3La 2e mi-temps marquait le début de la fin. En effet, les Lillois revenus avec de bien meilleures intentions, mettaient un peu plus le pied sur le ballon. Sans la vigilance de Didillon, la première frappe cadrée de Ponce (56e) aurait pu faire mouche. Dix minutes plus tard, par l’intermédiaire de Bahlouli (qui reprenait un tir dur la barre d’El Ghezi), le LOSC faisait le break. Si Ibrahima Niane tentait de répondre immédiatement (68e), sa frappe terminait au-dessus du cadre. Malgré ses efforts pour revenir au score, Dossevi délivrait un centre tir (72e) mais ne trouvait personne. Idem à la 84e ou le passeur décisif adressait un corner que Brian Fernandez ne parvenait pas à cadrer. Le troisième but de Pepe (87e) tenait plus de l’anecdote car les Messins avaient bel et bien rendu les armes. « Nous avons eu besoin de moins d’occasions de buts pour marquer », a souligné Marcelo Bielsa à l’issue de la rencontre. « Nous avons réussi à marquer dans une période qui ne nous était pas propice. Les erreurs que nous avons commises ne se sont pas transformées en buts pour l’adversaire. » C’est bien là tout le problème. Et l’étendue du travail qui attend Frédéric Hantz. « Je ne pensais pas qu’on allait s’en prendre trois. Si on ne marque pas, il n’y a pas que de la malchance. Ce qu’on a fait en première mi-temps était plutôt bien mais insuffisant dans la qualité des déplacements, dans la justesse technique. Il manque beaucoup de choses. » Si Metz s’est montré agressif en première période, dominer n’est pas jouer. « C’est un match des paradoxes. Lille a montré de la pugnacité et a fait preuve de réalisme. » Aujourd’hui, le LOSC est reparti de Saint-Symphorien avec 3 points, portant son total à 9 points et un match en moins. Ce qui prouve qu’il y a encore de l’espoir du côté du « Losc unlimited » de Bielsa. On ne peut pas en dire autant du côté messin. D’après nos confrères de l’Équipe, dans toute l’histoire de la D1 (puis L1), seules trois équipes avaient un total aussi faible (ou inférieur) à ce stade de la compétition : Strasbourg en 1951-1952 (3), Brest en 1979-1980 (2) et Grenoble en 2015-2016 (0). Elles ont toutes été reléguées en Ligue 2. Une vraie « saison de la poisse. Rendez-vous en L2 l’année prochaine », dixit le tweet de François Pinet, journaliste sur RMC Sport et Messin de cœur.