Autres

Un Mosellan au Championnat de France F3F, course de planeurs vol de pente

P1050561_small
Du 6 au 8 mai, vingt-deux compétiteurs venus de toute la France se disputeront le titre de champion de France 2017 planeur vol de pente radiocommandé, dans un décor grandiose. Au cœur du Massif Central, sur les pentes du Col de la Croix Morand, les pilotes élanceront leurs planeurs dans les airs. Un Mosellan fera partie de la compétition. Zoom.

Le vol de planeur radiocommandé en vol de pente F3F est une discipline d’aéromodélisme de vitesse, inventée à la fin des années 80 en Europe du Nord. Très pratiquée en Angleterre, en Allemagne et dans quelques pays de l’Est, cette discipline a fait son apparition en France en 1994, lors de l’organisation du premier concours au Col du Glandon, dans les Alpes. On compte aujourd’hui une petite centaine de pratiquants en France et entre dix et quinze concours de F3F par an, d’avril à octobre, qui rassemblent entre 15 et 30 pilotes. Lancé en bord de pente, avec un vent perpendiculaire à celle-ci, le planeur de 3 mètres d’envergure utilise la portance dynamique créée par le vent rencontrant le relief pour planer et effectuer une course, chronométrée, entre deux balises. Cette discipline complexe mêle à la fois vitesse et stabilité afin d’être le plus rapide.

P1220191_small-705692Sur une distance de 1000 mètres, entre deux bases espacées de 100 mètres, les uns après les autres,  les planeurs effectueront 5 allers-retours et 9 virages, après une prise d’altitude de 30 secondes. Les juges, placés à chaque base, indiqueront d’un signal son franchissement. Relié au chronomètre, ce signal gère le temps maximum de la prise d’altitude, ainsi que le décompte du nombre d’aller-retour. Le meilleur temps obtiendra 1000 points et une règle de trois donnera les points des autres concurrents. Les manches s’enchaîneront ainsi tout au long de la compétition, et la somme des points de chaque manche établira le classement final.

Sylvain Pfefferkorn de l’Aéro Modèle Club « Les Vautours de Sarreguemines », sera l’unique représentant Grand Est de la compétition. Les pilotes devront s’adapter au relief et choisir entre différentes techniques de prise d’altitude. Anticipation et technique seront les maîtres-mots pour appréhender les 9 virages «d’un run». Entre virage sur la tranche, virage en retournement, virage en renversement ou virage en demi-huit montant, les pilotes devront se fier à leur expérience pour choisir la meilleure option afin de gagner en vitesse. Et ce sera là toute la subtilité de l’exercice, car un virage court, plus facile à réaliser, pourra faire perdre de la vitesse, alors qu’un virage plus ample et complexe permettra d’en gagner.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

huit + 6 =