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Essai : Renault Laguna Coupé 2.0 dCi 175 BVA Monaco GP

DR et Renault
Depuis sa sortie, la Laguna IIIe du nom n’a malheureusement pas atteint ses objectifs de vente. Une injustice tant la familiale de Renault est pétrie de qualités mais a pâti de la réputation peu flatteuse de sa devancière. Si la berline est critiquée pour son esthétique fade, le Coupé met tout le monde d’accord. Essai d’une version au nom très évocateur, la Monaco GP.

Esthétique

p0508933-640-443Oubliez la berline et l’Estate. Trop conventionnelles, trop classiques voire fades pour certains, les carrosseries 5 portes et break ne s’achètent pas pour leur plastique. Ils s’acquièrent et s’adoptent, généralement après un essai routier où la Laguna fait montre de tout son potentiel. Le Coupé a la chance d’y adjoindre le style, une réussite. Notre voiture d’essai, aimablement prêté par la direction régionale de Nancy, était une série spéciale dite Monaco GP. Vêtue exclusivement d’un blanc nacré, elle dispose également d’un toit noir assorti aux jantes spécifiques de 18 pouces. En clair, on ne passe pas vraiment inaperçu et c’est plutôt plaisant !

Qualité/Finition

À l’intérieur, on retrouve la planche de bord caractéristique de la Laguna qui a plutôt bien vieilli depuis sa sortie fin 2007. Le restylage de 2013 ne l’a quasiment pas fait évoluer si ce n’est l’apparition de surpiqûres sur la planche de bord, laissant croire à un habillage cuir (Peugeot, lui, l’a fait avec sa RCZ). La Monaco GP se reconnaît à l’intérieur à ces placages blancs vernis rappelant la peinture extérieure ou à son volant à méplat spécifique. La présentation et la finition sont d’un très bon niveau.

Comportement routier/Moteur

Le gros point fort du véhicule. Le châssis est tout bonnement excellent avec ses 4 roues directrices sur lesquelles Renault ne met, à notre avis, pas assez l’accent. Les vitesses de passage en courbe sont tout bonnement hallucinantes : la voiture vire à plat en toutes circonstances. Tout juste peut-on lui reprocher une relative fermeté certainement en raison des jantes de 18″. En dehors de ça, on prend un plaisir incommensurable au volant de cette Laguna. On en viendrait presque à regretter l’absence d’un Diesel plus puissant car les 175 chevaux passent aisément (trop ?) au sol. Le châssis peut en supporter facilement plus de 200. Nous en venons presque à regretter de ne pas avoir conduit l’éphémère version 3.5 V6 240 qui devait forcément « envoyer la sauce » ! La boîte de vitesses automatique, dotée de 6 rapports, est plutôt bien étagée et participe également au plaisir de conduite même si les aficionados de la route dont nous faisons partie, préfèrent jouer du levier. Côté freinage, nous n’avons évidemment pas pu mesurer les distances mais d’après les confrères de la presse spécialisée, la voiture met seulement 63 m à s’arrêter, de 130 km/h à 0. Une prouesse qui la classe parmi les meilleures, voire la meilleure de la catégorie. Bref, l’essayer, c’est l’adopter.

Équipement/Budget

p0504921-640-443Energy Smart Management (récupération de l’énergie au freinage), 4 roues directrices, feux de jours à Led, système multimédia connecté R-Link avec écran tactile (+ navigation TOM TOM), téléphonie mains libres… Il y a quasiment tout de série ou presque. Ne manquait que l’aide au parking avant sur notre véhicule d’essai. À 36 250 € tout compris, on n’est pas volé. En effet, pour avoir la même chose, chez Audi, on est presque à 50 000 € (A5 2.0 TDi 177 en finition intermédiaire), environ 34 000 € pour la Scirocco de chez Volkswagen (version Ultimate Edition 177 ch) plus petite que la Renault et quasiment le même tarif pour la RCZ Peugeot, affichant quinze chevaux de moins, sans boîte automatique et avec deux places arrières encore plus anecdotiques que la Laguna.

L’avis de Moselle Sport *****

C’est (presque) la voiture parfaite. Suffisamment performante, tenant remarquablement la route et correctement suspendue, la française est bien meilleur marché que les premiums allemandes, en donne plus que les autres coupés des marques généralistes. Au rang des (petites) déceptions : une garde au toit arrière limitée, des vitres arrières fixes malgré un espace convenable et un coffre à bonne contenance. Ne lui manque que l’image et la notoriété. Et dans cette catégorie, ça ne pardonne pas malgré des prestations de haut vol.

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