Thierry Weizman : retour sur 10 ans de présidence

Date : 31 juillet 2015 - Auteur : Moselle Sport - Photo : Moselle Sport

Grand artisan du renouveau sportif de Metz Handball en 2005, Thierry Weizman fête ses 10 ans de présidence l’année des 50 ans du club. Celui qui cumule les succès sportifs depuis une décennie est aussi l’homme qui a permis au club de ne pas mettre les clés sous la porte et de continuer à briller parmi l’élite française. Paroles de président.

Thierry, dans quel état Metz Handball à votre arrivée à la présidence en 2005 ?

Thierry Weizman : C’était 1,4 million de dettes pour un club qui comptait une dizaine de partenaires, Metz Handball était au bord de la faillite. Je suis arrivé à la présidence sans avoir trop le choix en réalité. En 2005, le maire de Metz a demandé un audit du club et on a noté les dettes importantes de Metz Handball. La Ville m’a alors demandé de faire un intérim de 8 jours à la présidence pour faire les documents de mise en liquidation du club, et j’ai accepté. Et quand je suis rentré dans le vestiaire des filles pour leur dire qu’elles pouvaient partir car le club allait disparaître, elles m’ont répondu qu’elles refusaient de partir et qu’elles me faisaient pleinement confiance pour redresser le club. Et 10 ans après, je suis encore là.

Aujourd’hui, comment se porte le club ?

T. W. : Metz Handball a des finances saines, avec 150 partenaires, qui compte la plus grosse affluence en Europe – devant Györ – avec des pointes à plus de 5 000 spectateurs en Champions’s League. Nous sommes devenus une entreprise de spectacle. Un soir de match, cette entreprise fait manger à peu près 1 500 personnes. Aujourd’hui, Metz Handball compte 20 salariés mais il nous arrive de produire, un soir de match, 160 fiches de paie. C’est enfin 100 bénévoles et 500 licenciés. On peut dire que le club se porte bien.

Metz Handball fête ses 50 ans et vous vos 10 ans de présidence. Quel bilan tirez-vous de votre présidence jusqu’à aujourd’hui ?

T. W. : Il y a des chiffres : le nombre de titres de champion de France, le nombre de coupes, une finale de Coupe d’Europe, deux tours principaux en Champion’s League, pour le bilan sportif. Il y a un bilan financier, le déficit a été comblé, le budget du club est passé de 1,2 million d’euros à 2,1 millions d’euros. Mais aussi de passer de 10 à 150 partenaires et d’être devenu une vraie entreprise de spectacle. À titre personnel, j’ai rencontré un tas de personne, j’ai appris à parler aux journalistes, à faire des bilans financiers… bref, j’ai appris beaucoup de choses en 10 ans de présidence.

Quels sont vos regrets ?

T. W. : Mon grand regret est d’avoir perdu la finale de Coupe d’Europe en 2013. Après, on en a plein de petits comme celui de ne pas avoir fait de quart de finale de Ligue des Champions cette saison alors que c’était à notre portée… Je regrette aussi que des joueuses comme Allison Pineau ou Amandine Leynaud, parties la même saison (en 2012, NDLR), n’aient pas quitté Metz après une victoire en Coupe d’Europe.

Quels sont les bons souvenirs qui ont une saveur particulière ?

T. W. : Mon premier titre de champion de France en 2006 en tant que président. On avait commencé la saison par une défaite à Yutz, chez le promu, et je me suis dit « tout ça pour ça ». Tout le monde nous voyait finis et nous avons fini par faire le doublé championnat-coupe de France. L’autre grand souvenir est la victoire en Coupe de France, en 2013, au Palais Omnisports de Paris-Bercy, devant un public extraordinaire.

Un dernier mot sur les acteurs indissociables de l’histoire de ce club selon vous ?

T. W. : Parmi les joueuses, on peut citer Isabelle Wendling évidemment. Mais également Zita Galic, Nina Kanto qui sont des figures de ce club. Mais de grandes joueuses sont passées comme Nodjialem Myaro, Allison Pineau, Leïla Lejeune etc. Et en ce qui concerne les entraîneurs, Bertrand François, Sandor Rac et bien évidemment Olivier Krumbholz qui a été l’initiateur de tout le projet.

Est-ce écrit dans le ciel qu’Olivier Krumbholz reviendra un jour à la tête de Metz Handball ?

T. W. : Oui, je pense (sourire).

 



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