Marie-Hélène Sajka – Méline Nocandy, horizon doré ?

Date : 6 juin 2018 - Auteur : Moselle Sport - Photo : DR

Elles ont toutes les deux 20 ans et font office de grands espoirs au sein de Metz Handball. Internationales dans les catégories de jeunes, Marie-Hélène Sajka et Méline Nocandy bousculent la hiérarchie et sont particulièrement suivies par le sélectionneur de l’équipe de France, Olivier Krumbholz, et son staff. Au point, pour Sajka, d’avoir déjà été appelée à un rassemblement des Bleues. Découverte.

Méline Nocandy, demi-centre, 20 ans

Marie-Hélène Sajka, arrière droite, 20 ans

Premiers pas dans le handball ?

« En Guadeloupe, à l’âge de 5-6 ans. Mes parents en faisaient, donc je me s’y suis logiquement mise. Ça m’a plus tout de suite. »

« J’avais 8 ans, ma meilleure amie pratiquait et je voulais la rejoindre. J’étais super grosse (rires) et du coup, j’ai commencé comme gardienne de but à Pagny-sur-Moselle. »

Première fois à Metz Handball ?

« Je m’attendais à pire quand j’ai quitté ma Guadeloupe natale pour rejoindre la Lorraine. Je pensais qu’il y ferait plus froid. Je suis arrivée en 2015, à l’âge de 17 ans. Ce fut plus simple que prévu en termes d’adaptation. »

« Je suis arrivée au pôle espoirs à 16 ans pour jouer avec la Nationale 1. Mon coach à cette époque, Yacine Messaoudi, était super cool avec nous, c’était bien plus dur que Pagny mais c’est un super souvenir. »

Marie-Hélène Sajka

Premier match, premier but ?

« Je ne me souviens pas de l’équipe contre laquelle on jouait lors de mon premier match avec les pros (rires). Mais je me souviens avoir beaucoup pensé à mes parents car le match était retransmis à la télévision. Je n’ai pas eu peur. Mon premier but, c’était contre Nice, ça, je m’en souviens. J’y ai mis toute mon âme pour l’inscrire ! »

« Je n’ai aucun souvenir, ni de mon premier match, ni de mon premier but (rires). Je suis une vraie catastrophe pour ça (rires). »

Premier grand souvenir en sélection avec les Bleues ?

« C’était avec la sélection U20, contre l’Espagne à Paris en amical pour la préparation pour le Mondial U20 qui aura lieu cet été en Hongrie. »

« Avec la sélection A, l’été dernier, contre la Norvège. J’étais avec Orlane (Kanor, NDLR) et je jouais avec des filles que je voyais à la télévision ! Une pure joie, c’était trop fou ! »

Premier rêve de handball ?

« Jouer en équipe de France A et côtoyer les meilleures joueuses françaises. Gagner des titres et participer… non, gagner les Jeux olympiques ! Un rêve. »

« Je rêvais surtout de ne plus être dans le but (rires). Plus sérieusement, faire les Jeux olympiques, la compétition ultime. On nous parle beaucoup de Paris 2024 (elle aura 27 ans, NDLR), mais je veux d’abord être performante avant de penser à ça. »

Première qualité que vous aimeriez piquer à l’autre ?

« Son shoot à mi-distance et son shoot de loin. Marie-Hélène est très performante dans cet exercice. »

« La vitesse et l’explosivité de Méline. Elle est incroyable à ce niveau-là. »

Premier défaut de l’autre ?

« La défense. Elle progresse sur ce point-là mais elle doit encore parfaire cet aspect. »

« Le son de sa voix (rires). Elle doit annoncer plus fort les enclenchements, on ne l’entend pas. »

Première idole ?

« Jackson Richardson de l’ancienne génération de l’équipe de France. Aujourd’hui, c’est le demi-centre slovène Miha Zarabec, qui joue à Kiel (Allemagne). »

« Je dirais ma coéquipière Xenia Smits. Elle est toujours à fond, c’est le type de joueuse que je voudrais être. »

Première manie dans le vestiaire ?

« Je m’assois, m’enferme dans ma bulle en écoutant de la musique. »

« Tout dépend si je suis en retard ou pas (rires). Si je suis à l’heure, ce qui est une bonne nouvelle (sourire), je me prépare vite pour aller dans la salle. »

Premier défaut sur le terrain ?

« Je suis trop calme. Les gens qui m’observent sur le terrain pensent que je dors (sourire). »

« Je n’ai pas un caractère assez affirmé sur le terrain. Je suis trop gentille. »

Première engueulade ?

« Le coach, Emmanuel Mayonnade. J’écoute, je ne réagis pas et j’essaie de comprendre pourquoi il m’a fait ces reproches. »

« Je ne sais plus ce que c’était mais c’était forcément Grace (Zaadi, NDLR). Mieux vaut ne pas réagir, je n’aurais pas raison (rires). C’est son rôle de me recadrer. »

 



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