Romain Rocchi, l’or à l’appel

Date : 27 novembre 2013 - Auteur : Moselle Sport - Photo : DR

Trois ans après son départ du FC Metz, Romain Rocchi est de retour au club. Une volonté commune pour un joueur qui est resté en contact avec le président Bernard Serin et qui a permis aux protagonistes de se retrouver en Moselle. Un geste fort pour le joueur formé à Cannes et désireux de retrouver la Ligue 1 avec son club. Portrait d’un ambitieux.

Il n’est pas inhabituel de voir un président appeler directement un joueur pour lui exposer le projet du club. L’inverse est plus rare. Pourtant, Romain Rocchi n’a pas hésité une seconde au moment de décrocher son téléphone pour appeler le boss du FC Metz. « J’ai toujours gardé contact avec la direction du club pendant mon passage à Arles-Avignon. En fin de saison dernière, le président Serin m’a contacté et m’a proposé de revenir au club. » Une méthode pas banale pour un joueur qui gère lui-même ses intérêts dans un monde où les agents sont rois. « Après quelques mésaventures passées, j’ai décidé de me passer d’un agent et de gérer moi-même mes affaires. Brest m’a contacté et Arles-Avignon me proposait une prolongation, mais j’ai logiquement répondu positivement à la proposition messine. » Trois ans après son départ de Moselle pour Israël, la Ligue des Champions et l’Hapöel Tel Aviv. Une destination qui a alors surpris tout le monde. « Pourtant, il n’y a pas de quoi s’étonner, justifie le milieu de terrain grenat. L’Hapoël jouait la Ligue des Champions, le projet sportif était intéressant et la qualité de vie, malgré le conflit qui touche une partie du pays, loin de Tel Aviv, était excellente. Je ne regrette pas mon choix. » Avec le club ouvrier (Hapöel signifie « ouvrier »), Romain Rocchi remporte la Coupe nationale et dispute la phase de groupes de Ligue des Champions avec Schalke 04, Benfica Lisbonne et… l’Olympique Lyonnais. « C’est un bonheur inexplicable de participer à cette glorieuse compétition. Jouer de grandes équipes, avoir une exposition médiatique importante et, en plus, c’était une très belle expérience. » Avec une seule victoire (face à Benfica), deux nuls (à Lyon et contre Schalke 04) et trois défaites, l’Hapoël terminera dernier de son groupe.

« Metz, comme une évidence »

Après six mois passés en Ligat Toto (nom du championnat israélien), Romain Rocchi rejoint Arles-Avignon, alors en Ligue 2. « Je voulais retrouver le championnat de France mais aussi me rapprocher de ma famille. L’ACA était donc la destination idéale. » Originaire de Cavaillon, dans le Vaucluse, Romain Rocchi retrouve la France et signe dans son sixième club hexagonal après Cannes, Paris SG, Bastia, Ajaccio et Metz… et le quatrième dans le Sud de la France. « Ma femme est Corse, je suis originaire du Vaucluse et nous voulions avoir un enfant donc Avignon était le lieu parfait pour s’installer. » Sportivement, les deux années et demi à Arles-Avignon ne sont pas de tout repos. « Il y a eu pas de mal de passages compliqués au club avec de nombreux changements d’entraîneurs notamment (Faruk Hadžibegić remplacé par Thierry Laurey en 2011-2012 et Laurey remplacé par Franck Dumas en 2012-2013, NDLR). » 13e puis 11e de Ligue 2 avec Arles-Avignon, Romain Rocchi décide alors de rejoindre un club « historique » cet été. Plus qu’un retour, une nouvelle étape de sa carrière. « C’est un club important en France et qui a beaucoup compté pour moi. Un stade magnifique, des supporters fidèles et tout pour revenir au plus vite parmi l’élite. Je sais que j’ai fait le bon choix. Metz, c’était une évidence. » Formé à Cannes et découvert par le grand public lors de son passage au Paris Saint-Germain entre 2002 et 2004, Romain Rocchi apporte, à 31 ans, sa solide expérience du haut niveau à la jeune garde messine. « Dans tous les clubs pour lesquels j’ai joué, j’ai beaucoup appris. À Paris notamment, en côtoyant des joueurs comme Mauricio Pochettino, Gabriel Heinze, Lionel Letizi ou Pedro Miguel Pauleta. On- apprend vite ce qu’est le football de haut niveau à leurs côtés, et aussi ce qu’est le foot business (sourire). » Aujourd’hui titulaire indiscutable dans la formation d’Albert Cartier, le nouveau numéro 7 du FC Metz croit fort dans le potentiel de cette jeune équipe « pétrie de talent ». « À nous de savoir ce que l’on veut, martèle Romain Rocchi. On a l’occasion de confirmer ce bon début de saison. Sinon, on se battra pour nous maintenir en Ligue 2, le principal objectif du club. On en saura plus très vite. Mais je crois fort en cette équipe. » Rocchi, un retour salvateur pour le FC Metz ? « Je vais essayer de prouver que ce club a encore de belles années devant lui. Je suis revenu pour ça. » La vie est parfois simple comme un coup de fil…



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