Les Twittos du Ballon rond

Date : 18 décembre 2015 - Auteur : Moselle Sport - Photo : DR

Aujourd’hui, Twitter est devenu incontournable à tous les niveaux. En particulier dans le sport et davantage dans le football de haut niveau. Petite revue de détails au niveau national et au niveau du club de la Croix de Lorraine.

S’exprimer à tout moment sur tous les sujets, réagir aux événements, accroître sa notoriété… Autant de possibilités qui se sont ouvertes aux athlètes et plus généralement aux joueurs de football professionnels, particulièrement friands des réseaux sociaux. Bien sûr, il y a Facebook mais Twitter, par la brièveté et l’immédiateté induites par les 140 caractères, rallie de plus en plus les stars du ballon rond. Par exemple, Karim Benzema – sous les feux de la rampe en cette fin 2015 (pas forcément pour les meilleures raisons, cela va sans dire) – compte tout de même 3 millions de followers (soit presque autant que le Dieu Zlatan). Un chiffre révélateur de cette génération digitale qui le suit au quotidien. Près des deux tiers de sa base de fans ont entre 13 et 24 ans. Et 17 % ont entre 25 et 34 ans. Twitter permet donc à un joueur d’être proche de ses fans, de se montrer. Car lorsque les athlètes partagent leurs quotidiens sur les réseaux sociaux, une certaine proximité s’installe entre eux et leurs fans. « Twittos » invétéré depuis mars 2011, Pierre Bouby, passé par le FC Metz la saison 2011-2012, dispose d’un peu plus de 13 000 followers. Pas mal pour un joueur de L2 ! Chaque jour, Bouby balance des blagues à ses followers, souvent très drôles. Ainsi, le jour du lancement de la COP21, Pierre Bouby s’est exprimé via un tweet en indiquant que « le sdf parisien qui marche pieds nus tous les jours, s’en bat un peu les couilles du réchauffement climatique…« , déclarait-il récemment dans les colonnes de So Foot. « Comme on prend un peu les footballeurs pour des mongoliens qui se la pètent, j’espère contribuer au changement de cette image. » Ce qui fait l’écho à sa présentation sur Twitter qui indique ironiquement que « ses tweets ne sont pas là pour enlever l’étiquette du débile collée sur le front du footballeur ! »

S’engager ou pas, telle est la question

Les tweets permettent aussi de faire la lumière sur le club dans lequel évolue le sportif. « Par exemple, les gens portent de l’intérêt pour l’AJ Auxerre avec mes bêtises », poursuit Pierre Bouby. Si le joueur de l’AJA est particulièrement à l’aise avec l’outil de microblogage, nombre de ses collègues font appel à des agences spécialisées pour rédiger leurs tweets. Pourquoi ? Parce qu’ils ne se sentent pas à l’aise avec l’outil, notamment avec l’orthographe. Ou parce qu’ils savent que cet outil est aujourd’hui incontournable et qu’il faut y être même si cela ne leur plaît pas outre mesure. Puis il y a aussi des tweets « corporate » ou aseptisés. Certains joueurs ne s’engagent sur aucun sujet et retweetent beaucoup les messages de leur communauté de followers. Ce qui est le contraire même de l’essence de Twitter. C’est-à-dire de donner son avis sur tel ou tel sujet et de ne plus attendre, par exemple, une interview et/ou une conférence de presse pour s’exprimer.

Peut mieux faire

Côté FC Metz, il y a clairement deux publics. Les aficionados du petit oiseau bleu et… les autres. Commençons par les plus actifs. le défenseur Ivan Balliù, auteur, entre autres, d’un but fantastique contre Clermont cette saison, compte près de 44 000 followers. Il twitte à la fois en espagnol, en anglais et en français, depuis qu’il est au FC Metz. Il parle aussi bien de son club, de ses coéquipiers, de l’actualité et entretient un rapport étroit avec sa communauté de followers. Un très bon élève ! Dans un autre registre, citons le compte de l’attaquant Emmanuel Mayuka. Fort d’environ 5 200 followers, il twitte exclusivement en anglais, est très croyant et s’engage assez souvent sur les sujets de société. Comme quoi, un footballeur qui a des choses à dire, ça existe (sic). Enfin, toujours dans cette première catégorie, il y a aussi Sezer Ozmen, Juan Falcon ou encore Juan Kaprof, également très suivi (54 300) et qui pratique assidûment le retweet. Le retweet, apanage de la seconde catégorie qui regroupe entre autres Lucas Toussaint (915 abonnés), Samy Kehli (plus de 1 270 abonnés), Jonathan Rivierez (2 445 abonnés), Georges Mandjeck (environ 600 abonnés) et Thomas Didillon (plus de 1 260 abonnés). Les trois derniers cités entretenant un lien fort avec leurs followers. Au final, le FC Metz version 2015-2016 peut mieux faire côté Twitter. À bon entendeur. Mais notons qu’en partant de leurs comptes Twitter, on se rend compte que nombre d’entre eux sont présents sur d’autres réseaux – Facebook évidemment – mais aussi sur Instagram, l’autre grande marotte des footballeurs. Là où l’image est prépondérante. Mais ça, c’est (encore) un autre débat…



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